14/11/2013

bonjour...jeudi 14/11 9h

de DOW JONES...

 

ACTIONS

 

Les valeurs européennes devraient ouvrir en territoire positif jeudi, soutenues par l'espoir d'un maintien des politiques accommodantes de la Réserve fédérale (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE), avant l'audition de Janet Yellen, la vice-présidente de la Fed, devant le Sénat américain dans la journée et la réunion des ministres européens des Finances vendredi. Les chiffres préliminaires du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au troisième trimestre seront également examinés de près ce matin.

 

IG prévoit pour l'ouverture que le CAC 40 s'adjugera 31 points, à 4.270 points, tandis que le FTSE 100 gagnerait 42 points, à 6.672 points. Le DAX 30 est attendu en hausse de 55 points, à 9.109 points.

 

L'Allemagne risque d'être isolée lors de la réunion des ministres européens des Finances vendredi dans son opposition au concept actuel de nouvelle autorité de résolution des crises bancaires, une position qui menace de retarder un pan crucial du projet d'union bancaire de la région.

 

Mercredi, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Marc Carney, a souligné qu'une hausse de la demande intérieure en Allemagne serait positive pour l'économie de la zone euro et pour le Royaume-Uni. Ces remarques font suite aux critiques formulées aux Etats-Unis à l'égard de la politique économique allemande centrée sur les exportations, qui risque, selon des responsables du Trésor américain, de freiner les efforts entrepris pour réduire les déficits courants en Europe du Sud.

 

Outre-Atlantique, les contrats à terme de Wall Street évoluent sur une note contrastée jeudi matin. Les valeurs américaines ont clôturé en hausse mercredi, portant l'indice Dow Jones Industrial Average (DJIA) et le S&P 500 à de nouveaux records historiques, soutenues par l'anticipation d'un maintien du dispositif de relance mis en place par les autorités monétaires.

 

Les investisseurs seront attentifs jeudi aux propos de Janet Yellen lors de son audition devant le Sénat, qui marquera la première prestation publique de la vice-présidente de la Réserve fédérale (Fed) depuis sa désignation officielle par la Maison-Blanche comme candidate à la succession de Ben Bernanke au début 2014. La Fed a publié après la clôture de Wall Street le texte de l'allocution de Janet Yellen, dans lequel elle réaffirme son soutien à la politique ultra-accommodante de la banque centrale.

 

En Asie, les marchés d'actions s'inscrivent en hausse jeudi, tirés par la place financière japonaise, qui profite de résultats d'entreprises meilleurs que prévu au troisième trimestre.

 

 
 

 

OBLIGATIONS

 

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir de manière contrastée ou en légère hausse jeudi, avant la publication des statistiques sur le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro, à 11h00.

 

Les économistes s'attendent à une hausse de 0,1% du PIB de la zone euro au troisième trimestre, après une augmentation plus forte que prévu de 0,3% au deuxième trimestre. La croissance économique de l'Allemagne "devrait s'inscrire à 0,25%" au troisième trimestre par rapport à la période précédente, a déclaré à Dow Jones Newswires le vice-ministre allemand de l'Economie, Bernhard Heitzer. Ce chiffre est plus ou moins en ligne après la prévision des économistes d'une hausse de 0,3% du PIB allemand au troisième trimestre.

 

Les prix des obligations d'Etat américaines s'inscrivent en hausse jeudi. Les prix ont monté mercredi, les acheteurs étant revenus après deux séances de baisse du marché, ce qui a renforcé la demande pour l'émission de 24 milliards de dollars d'obligations d'Etat de référence à dix ans. L'attention se porte maintenant sur les commentaires que fera la vice-présidente de la Réserve fédérale (Fed) Janet Yellen, dans le cadre de son audition jeudi devant le Sénat, qui doit valider sa nomination à la tête de la banque centrale américaine.

 

 
 

 

CHANGES

 

L'euro cède un peu de terrain jeudi face au dollar, après les propos tenus mercredi par Peter Praet, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE).

 

La BCE pourrait adopter des taux de rémunération des dépôts négatifs ou racheter des actifs aux banques pour faire remonter l'inflation vers son objectif, a déclaré le banquier central, rejetant l'idée que la BCE soit à court d'outils ou peu encline à les utiliser.

 

"Si notre mandat est menacé, nous prendrons toutes les mesures que nous jugeons nécessaires pour mener cette tâche à bien. C'est un signal très clair", a expliqué Peter Praet dans un entretien accordé au Wall Street Journal.

 

 
 

 

PETROLE

 

Les contrats à terme sur le pétrole brut s'inscrivent en légère hausse jeudi. Le contrat coté au Nymex a toutefois subi quelques prises de bénéfices cette nuit, avant la parution du rapport du département américain de l'Energie sur les stocks pétroliers, à 17h00, tandis que le cours du Brent reste soutenu par les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient.

A 05h00, le contrat de décembre sur le Brent progressait de 5 cents, à 107,17 dollars le baril, tandis vers 07h20, celui sur le brut coté au Nymex prenait 4 cents à 93,92 dollars le baril.

 Les États-Unis avancent vers l'indépendance énergétique:

Les Etats-Unis ont produit plus d'or noir qu'ils n'en ont importé en octobre pour la première fois en près de 20 ans grâce au boom du pétrole de schiste, un pas de plus vers leur objectif d'indépendance énergétique.

La production de pétrole brut des Etats-Unis a atteint 7,7 millions de barils par jour (mbj) en octobre, dépassant les importations pour la première fois depuis février 1995, écrit l'agence américaine d'information énergétique (EIA) dans un rapport publié mercredi.

En outre, les importations américaines de pétrole sont tombées le mois dernier au plus bas depuis février 1991, ajoute l'EIA.

La Maison Blanche s'est aussitôt félicitée dans un communiqué de cette "étape historique vers l'indépendance énergétique".

C'est le résultat "d'une production en hausse combinée à la politique énergétique" du président américain Barack Obama, comme par exemple le durcissement "des normes de consommation d'essence (des véhicules) qui réduisent la consommation pétrolière, les émissions de CO2 et la facture payée par les consommateurs", a détaillé le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney.

Les Etats-Unis regorgent de très importantes réserves d'hydrocarbures emprisonnées dans les formations rocheuses de schiste.

Depuis 2007, les progrès technologiques et l'utilisation combinée du forage à l'horizontal et de la fracturation hydraulique ont permis d'exploiter ces ressources, donnant naissance à un véritable boom énergétique.

Le marché à terme du brut à New York, le 20 juin 2011 ( Getty Images North America/AFP/Archives / Spencer Platt)

Les Etats-Unis ont produit en moyenne 6,5 millions de barils de brut par jour l'an dernier et selon l'EIA ce chiffre devrait monter à 7,5 mbj cette année et à 8,5 mbj en 2014.

L'EIA fait parallèlement valoir que depuis qu'elles ont culminé en 2005, les importations de brut et de produits pétroliers n'ont cessé de chuter. Celles de brut atteignaient 7,58 mbj le mois dernier.

"Réduire notre vulnérabilité"

La crise économique avait contribué au recul de la consommation américaine mais alors que la reprise est là et que le PIB a même fait un bond surprise au troisième trimestre à plus de 2,8%, les importations continuent à baisser.

Cette tendance devrait se poursuivre: l'EIA prévoit une chute de 28% des importations en 2014, ce qui serait leur plus faible niveau depuis 1985.

Pour Gene McGillian, analyste de la société de conseil Tradition Energy, le fait que la production américaine ait dépassé les importations était "à attendre, car la production américaine est à son niveau le plus élevé depuis des décennies".

"Cela confirme une tendance que l'on connaissait déjà", renchérit James Williams, de WTRG Economics. "Pendant quelques mois cela pourrait s'inverser à nouveau mais d'ici un an", la production devrait s'installer durablement au-dessus des achats de pétrole étranger, a-t-il ajouté.

Cette progression devrait venir essentiellement de "l'accélération de la production dans les bassins de schiste de Bakken, au nord des Etats-Unis, ou de Eagle Ford et Permian au Texas (sud)", explique l'EIA mais l'agence gouvernementale prévoit aussi une progression dans le forage en haute mer dans le golfe du Mexique.

Par ailleurs, un rapport de l'agence internationale de l'Énergie (AIE) publié mardi affirme que les États-Unis deviendront le premier producteur mondial de pétrole dès 2015 mais ne le resteront qu'une dizaine d'années.

Pour Gene McGillian, les données du mois d'octobre "ne veulent pas dire que nous avons atteint l'indépendance énergétique, c'est prématuré", car les importations restent importantes.

Quoiqu'il en soit, la Maison Blanche a souligné que "la hausse de l'approvisionnement énergétique américain joue un rôle d'amortisseur qui nous aide à réduire notre vulnérabilité aux perturbations de l'offre mondiale et aux chocs sur les prix".

M. Williams souligne par ailleurs que "les deux prévisions (de l'EIA et de l'AIE) pourraient s'avérer fausses car elles sont basées sur l'hypothèse de prix pétroliers qui restent élevés".

"Si le baril de brut (WTI coté à New York) tombait à 80 dollars", contre 94 dollars environ mercredi, "la croissance de la production s'interromprait car" cela reviendrait plus cher de produire sur certains gisements que d'importer, fait-il valoir.

 

 

 

09:03 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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