28/08/2013

LA SYRIE CONTINUE DE PESER...

 

ACTIONS

Les valeurs européennes devraient ouvrir en repli mercredi, la menace d'une intervention militaire en Syrie continuant de peser sur les marchés mondiaux, alors que la situation en Grèce reste également un facteur d'inquiétudes dans la région.

IG prévoit que le CAC 40 cédera 4 points à l'ouverture, à 3.964 points, tandis que le FTSE 100 perdrait 31 points, à 6.409 points. Le DAX 30 est attendu en baisse de 28 points, à 8.214 points.

Devant un parterre d'un millier de supporters de la CDU, le parti conservateur allemand, réunis à Rendsburg, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré mardi que la Grèce n'aurait pas dû être autorisée à entrer dans l'euro, en attribuant la responsabilité à l'ancien chancelier Gerhard Schröder, a rapporté mercredi le quotidien britannique Daily Telegraph. Elle a par ailleurs renouvelé son souhait de voir une union monétaire forte, en avertissant que cela ne peut être obtenu que par des réformes dans les pays en difficulté comme la Grèce, selon le journal.

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en hausse mercredi. Les principaux indices américains ont clôturé en fort repli mardi, à l'issue d'une séance plombée par l'éventualité d'une intervention militaire des Etats-Unis et de ses alliés en Syrie.

Les investisseurs n'ont dans ce contexte guère tenu compte du léger raffermissement de la confiance des ménages américains au mois d'août. Selon des chiffres publiés mardi, l'indice de confiance du Conference Board est remonté à 81,5 en août, contre 81 en juillet et 79 attendu par le consensus.

En Asie, les valeurs japonaises sont en net recul mercredi, avec des marchés globalement en baisse dans la région, sous l'effet des craintes d'une intervention militaire en Syrie.

 
 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir en légère hausse mercredi, les investisseurs misant sur la sécurité face au risque accru d'une intervention militaire en Syrie.

Les prix des obligations d'Etat américaines évoluent peu après avoir progressé mardi, soutenus par les inquiétudes croissantes des investisseurs concernant une éventuelle intervention militaire en Syrie et le plafond de la dette américaine. Le département du Trésor a indiqué lundi soir que le plafond légal de la dette des Etats-Unis serait atteint à la mi-octobre, soit plus tôt qu'anticipé.

 
 

CHANGES

L'euro affiche une performance contrastée en Asie mercredi, après d'importantes fluctuations des devises mardi.

Le franc suisse et le yen japonais se sont appréciés face au dollar mardi, soutenus par leur statut de valeurs refuges, le durcissement de ton des Etats-Unis et de ses alliés envers la Syrie renforçant la probabilité d'une intervention militaire.

Les investisseurs ont quasiment ignoré les statistiques indiquant une amélioration de la confiance des ménages américains en août, préférant se concentrer sur les tensions géopolitiques. La série d'indicateurs économiques mitigés parue ces dernières semaines assombrit les perspectives pour la Réserve fédérale (Fed), dont les membres cherchent à déterminer si l'économie est suffisamment robuste pour que la banque centrale puisse commencer à réduire ses rachats d'obligations à court terme.

"Les statistiques ne sont pas assez bonnes pour convaincre totalement les gens qu'une réduction [des rachats d'obligations de la Fed] est imminente, mais pas assez mauvaises non plus pour écarter l'idée d'un début de retrait en septembre", observe Brian Kim, stratégiste chez RBS.

 
 

PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole brut poursuivent leur ascension en Asie mercredi, sur fond de tensions accrues en Syrie. Le contrat WTI du Nymex évolue à son niveau le plus élevé en 18 mois et celui sur le Brent de l'ICE est à un point haut en six mois.

"Si les événements en Syrie ont, à eux seuls, peu de répercussions sur les cours pétroliers, l'impact potentiel pour le reste de la région est élevé, tandis que les violences persistent en Irak et que l'approvisionnement pétrolier en provenance du Nigeria, de Libye et du Soudan continue de décevoir", indique ANZ dans une note, en ajoutant que la hausse plus importante que prévu des stocks de brut américains rapportée par l'API mardi a été ignorée par le marché face à l'escalade des tensions au Moyen-Orient.

A 05h00, le contrat d'octobre sur le Brent gagnait 1,11 dollar, à 115,47 dollars le baril, tandis que vers 07h20, le contrat d'octobre sur le brut léger doux du Nymex s'adjugeait 3,15 dollars, à 112,16 dollars le baril.

Par ailleurs, l'Arabie saoudite a secrètement proposé à la Russie un accord pour maintenir la stabilité du marché pétrolier mondial et préserver les contrats gaziers russes, si le Kremlin cesse de soutenir le régime de Bachar al-Assad en Syrie, rapporte mercredi le quotidien britannique Daily Telegraph

 

La roupie indienne accélérait sa baisse mercredi matin et la Bourse de Bombay trébuchait, en raison des inquiétudes sur l'état des finances du pays et l'éventualité d'une intervention militaire des Occidentaux en Syrie.

La devise indienne, qui ne cesse de perdre de sa valeur depuis plusieurs semaines, accélérait sa chute mercredi en lâchant 3,56% face au dollar américain et atteignait un nouveau record de faiblesse.

Elle valait 68,60 roupies pour un dollar US mercredi matin, un nouveau plus bas historique, contre 66,24 mardi soir à la clôture.

Depuis le 1er janvier 2013, la roupie a perdu près d'un quart de sa valeur, puisqu'elle valait 55 roupies pour un dollar fin 2012.

La Bourse de Bombay perdait, elle, 1,85% mercredi matin, dans le sillage des autres places asiatiques et des Bourses européennes et américaines la veille, avec la possibilité d'une frappe sur la Syrie par les Occidentaux, après l'attaque présumée à l'arme chimique perpétrée par le régime de Damas.

La veille, la roupie avait déjà dévissé, après l'adoption par le parlement d'un gigantesque plan d'aide alimentaire à deux-tiers de la population, dont le coût effraie les marchés, alors que l'Inde affiche déjà un fort déficit. Ce programme portera à 19 milliards de dollars US le coût annuel de l'aide alimentaire.

Le ministre des Finances, P. Chidambaram, avait assuré que le pays pouvait assumer le coût de ce programme. "Nous avons fait nos comptes, il y a assez d'argent pour ce plan d'aide alimentaire" sans qu'il soit nécessaire de passer outre l'objectif de déficit budgétaire, qui est de 4,8% du PIB, avait déclaré le ministre.

Les critiques de ce plan en soulignent le coût et prévoient que ces subsides se perdront dans le réseau de distribution public d'aide alimentaire, notoirement corrompu. Ils y voient par ailleurs une mesure populiste, quelques mois avant les élections générales de mai 2014.

Outre ses problèmes intérieurs (déficit public élevé, croissance en berne, manque de confiance des investisseurs...), la roupie pâtit de l'annonce par la Réserve fédérale américaine (Fed) d'un prochain ralentissement de ses achats d'actifs, qui alimente des mouvements de sortie de capitaux hors des pays émergents.

Les investisseurs, souhaitant bénéficier de la remontée des taux d'intérêts aux États-Unis, rapatrient en effet massivement les sommes investies dans les pays émergents qui leur semblent présenter des fragilités structurelles.


10:01 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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