20/06/2013

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Spencer Platt)

Wall Street a achevé la séance en nette baisse mercredi, accueillant avec inquiétude des propos du président de la Banque centrale américaine (Fed) sur un ralentissement prochain de son soutien à l'économie: le Dow Jones a cédé 1,35% et le Nasdaq 1,12%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette de la Bourse new-yorkaise, le Dow Jones Industrial Average, a abandonné 206,04 points à 15.112,19 points, et le Nasdaq 38,98 points, à 3.443,20 points.

L'indice Standard & Poor's 500, très suivi par les investisseurs, s'est replié quant à lui de 1,39% (-22,88 points) à 1.628,93 points.

N'évoluant que peu après la décision du Comité de politique monétaire (FOMC) de maintenir son soutien exceptionnel à l'économie américaine après la mi-séance, les indices new-yorkais ont creusé leurs pertes en toute fin de journée, digérant des propos du patron de la Fed, Ben Bernanke, tenus lors d'une conférence de presse.

En cas d'amélioration sur le front de l'emploi, la Fed "prévoit qu'il (serait) approprié de ralentir le rythme de ses rachats d'actifs plus tard cette année", a indiqué le patron de l'institution, ajoutant toutefois que cette politique n'était pas "prédéterminée".

Or, les membres du FOMC ont constaté "une croissance modérée" de l'économie américaine et estimé que "les risques de dégradation de l'économie et du marché de l'emploi avaient diminué depuis l'automne".

"M. Bernanke a été un peu plus clair que prévu sur ses intentions" et en évoquant un ralentissement des rachats d'actifs de la Fed avant la fin de cette année, il "a fait baisser les marchés actions et obligataires, et monter le dollar" que ces mesures tendent à diluer, a commenté Michael James, courtier de Wedbush Securities.

Alors que jusque-là, la banque centrale n'envisageait pas d'infléchir sa politique de soutien tant que le taux de chômage demeurera au-dessus de 6,5%, "M. Bernanke suggère désormais que lorsque ce seuil se rapprochera des 7%, la Fed pourrait commencer à ralentir ses achats" d'actifs, a souligné Christopher Low, économiste de FTN Financial.

La politique très expansionniste de la Fed, qui se traduit par des rachats de bons du Trésor et de titres hypothécaires à hauteur de 85 milliards de dollars chaque mois, a largement participé à attirer les investisseurs vers le marché des actions américain qui a battu des records depuis le début de l'année.

Mais selon M. James, "il ne faut pas trop se fier à cette réaction à chaud du marché et il faut voir comment les investisseurs vont digérer ces informations", somme toute attendues, "au fil des prochains jours".

Les résultats trimestriels globalement meilleurs qu'attendu de l'éditeur de logiciels Adobe (+5,58% à 45,78 dollars) et du groupe de messagerie FedEx (+1,07% à 100,54 dollars) ont limité le recul du marché.

Mais les valeurs bancaires ont souffert des inquiétudes sur la Fed: Bank of America a reculé de 0,60% à 13,19 dollars, Citigroup de 0,96% à 49,53 dollars, JPMorgan Chase de 1,03% à 53,55 dollars, Morgan Stanley de 0,80% à 26,11 dollars et Goldman Sachs de 1,58% à 161,56 dollars.

Le bouquet satellite en difficultés Dish Network s'est adjugé 0,46% à 39,27 dollars après avoir annoncé mardi qu'il renonçait à empêcher le rachat de l'opérateur de téléphonie mobile Sprint Nextel (-4,37% à 7,00 dollars) par le japonais SoftBank, espérant encore s'offrir le fournisseur d'accès à internet Clearwire (+3,07% à 4,70 dollars).

Le constructeur aéronautique Boeing s'est replié de 1,76% à 102,25 dollars, malgré la finalisation de la commande par la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair de 175 avions 737-800 Next Generation à l'occasion du salon du Bourget.

Le marché obligataire, hésitant dans la matinée, a plongé après la Fed. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a grimpé à 2,311% contre 2,182% mardi soir, et celui à 30 ans à 3,414% contre 3,342% la veille.

00:19 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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