28/05/2013

bonjour...

de CBC...

En direct des Marchés
 
 
 
 
 
Salle des marchés, le
mard1 28 mai 2013

 

 
 
 
Madame, Monsieur
,
 
Tout le débat sur la fin prochaine du programme d’assouplissement quantitatif aux
États
-
Unis donne parfois l’impression que l’on va passer « du monde des
bisounours »
à celui de la vraie vie avec des marchés financiers qui vont connaître de fortes
turbulences. Certes, le passage ne sera pas simple, ni neutre, mais n’en demeure pas
moins nécessaire pour éviter de devoir agir avec précipitation. D’autant plus
 
que les
indicateurs économiques continuent de s’améliorer aux États
-
Unis
avec un indice de
confiance des consommateurs attendu à 71 contre 68.1
 
et surtout une amélioration
du marché immobilier.
La hausse attendue de 10.2 % contre 9.3 % le mois passé de
l’
indice CaseShiller 20, confirmera bien la hausse du prix des maisons d’une
année à l’autre, signe évident de santé de ce secteur.
 
Si les États
-
Unis s’en sortent relativement bien, la situation pour l’Australie se
complique dangereusement
. Cette économie,
qui dépend assez fortement de
l’évolution des prix des matières premières, subit non seulement le recul du prix de ces
matières premières, mais également le ralentissement en Chine. Confrontée à un coût
de la main
-
d’œuvre trop élevé, l’Australie voit certa
ines industries quitter son territoire
et des projets d’investissement sont stoppés net. Pour contrer cette tendance, la
banque centrale d’Australie avait déjà réduit don taux de 25 bp pour faire baisser sa
devise (voir graphe), ce qui a enclenché le mouve
ment de baisse que nous
connaissons depuis lors. Mais la publication d’un indice PMI en Chine en dessous des
50 a encore accentué ce mouvement.
 
Le recul du yen permet au Nikkei de se reprendre un peu, mais clairement si la BCE
venait à prendre de nouvelle
s mesures d’assouplissement cela affecterait en principe
l’euro et ne ferait évidemment pas l’affaire du Japon. La situation dans la zone euro ne
connait pas d’amélioration spécifique, mais n’a nullement empêché une reprise des
bourses européennes hier.
Pr
euve d’un certain immobilisme, Moody’s a confirmé
la perspective négative de la France en expliquant que « la perspective négative
que nous associons à la note de crédit reflète nos inquiétudes sur la perte de
compétitivité du pays, sur son marché du trava
il fragmenté et sa situation
budgétaire ».
 
Et le délai complémentaire de deux ans accordé à la France pour
ramener son déficit à 3 % du PIB est plutôt vu négativement, car « c’est plutôt une
preuve que la situation est difficile, que le gouvernement fait f
ace à des défis
importants ».
 
 
Ce document est rédigé par le Chief Economist
 
de CBC Banque & Assurance et les opinions émises sont fondées
sur des informations publiques.
 
Il n'a pas pour vocation de se substituer à la stratégie d'investissement décidée par le Comité de Placement de la
banque qui est relayée auprès de la clientèle
 
notamment par les Private Bankers, Personal Bankers et Experts en
Placements.
 

08:25 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.