06/05/2013

Bonsoir...

Draghi enfonce le clou : En réaffirmant que « la BCE est prête à agir de nouveau » Le président de la BCE qui a baissé son taux directeur à un niveau historiquement bas la semaine dernière confirme par ailleurs que « la baisse des taux découle de la propagation de la faiblesse économique dans la zone euro.»

L'activité du secteur des services en France en repli mais moins qu'auparavant : L'activité dans le secteur des services français s'est de nouveau contractée en avril, mais à un rythme moins soutenu qu'en mars avec un PMI qui remonte à 44,3, son plus haut niveau en quatre mois, contre 41,3 en mars et 44,1 attendu.

L'Espagne ne retrouvera pas le chemin de la croissance avant 2014 : L'Istat, l'institut de la statistique espagnole, prévoit un recul du PIB de 1,4% en 2013 avant de croître de 0,7% en 2014, soutenu par la demande intérieure, tandis que le chômage augmenterait sur cette période, Des prévisions qui s'inscrivent en ligne avec celles de la commission européenne qui a annoncé tabler sur un recul du PIB de l'Italie de 1,3% cette année et sur une hausse de 0,7% en 2014.

Le recul de l'activité du secteur privé a légèrement ralenti en Zone euro : L'indice PMI composite de la zone euro est ressorti à 46,9 en avril, après un point bas en quatre mois en mars à 46,5. Dans le détail, l'indice PMI du secteur des services de la zone euro s'est inscrit à 47 en avril, contre 46,4 en mars, un point bas en cinq mois, tandis que celui du secteur manufacturier a atteint 46,7.

En Allemagne, l'indice PMI des services tombe sous le seuil des 50 points : L'activité du secteur des services en Allemagne s'est contractée en avril mais moins qu'initialement estimé. L'indice PMI des services a glissé à 49,6 en avril, contre 50,9 en mars. L'estimation provisoire était de 49,2.


Un an après son élection, Hollande veut une accélération des réformes et des résultats:

 

François Hollande (G) et Jean-Marc Ayrault sortent de l'Elysée, le 6 mai 2013 à Paris

Un an jour pour jour après son élection, François Hollande a inauguré lundi, devant un "séminaire" du gouvernement à l'Elysée, "l'an II" de son quinquennat avec deux priorités, accélérer le rythme des réformes et produire les premiers "résultats" concrets sur le front du chômage, mais sans annonce majeure.

"Un an c'est court, mais quatre ans, ce n'est pas long, voilà l'enjeu!" a lancé le chef de l'Etat devant 34 des 37 membres de l'équipe de Jean-Marc Ayrault réunis dans le Jardin d'hiver du palais présidentiel, avant de partager un "déjeuner de travail".

Le gouvernement doit "maîtriser" le temps, ce qui ne signifie "pas le retenir" mais au contraire "l'accélérer", a-t-il insisté.

Pour François Hollande, "l'année qui vient doit être celle des résultats", "sur le chômage, sur le logement, sur l'école, mais aussi le retour de la croissance, sur la maîtrise de la dépense et donc sur le niveau des prélèvements".

Usant volontiers d'un vocabulaire martial, il a fait de la "bataille pour l'emploi" la mère de toutes les batailles. Au gouvernement, instamment prié de passer "à l'offensive", il a fixé deux autres objectifs, la jeunesse et la "préparation de l'avenir". Le Premier ministre présentera ainsi "dans les prochaines semaines" un "plan d'investissement pour les 10 ans qui viennent".

La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem à Paris, le 6 mai 2013

Ce plan associant des fonds "publics et privés" sera a priori annoncé "avant l'été", selon la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, et comportera quelques "précisions" sur la "transition énergétique" ou la santé, avec un "grand plan hôpital", mais la plupart des mesures sont déjà sur la table, comme sur le numérique ou les grandes infrastructures. A des fins d'investissement, le gouvernement envisage de réduire la participation de l'Etat dans le capital de certaines entreprises publiques, avait déclaré dimanche Jean-Marc Ayrault. Récemment des parts ont été cédées dans les sociétés Safran et EADS.

Devant les ministres, le chef de l'Etat a dit avoir trouvé l'an dernier un pays "rongé par les déficits, alourdi par la dette, affaibli par la perte de compétitivité, mais surtout hanté par l'augmentation continue du chômage depuis cinq ans".

Il a rappelé les "quatre choix majeurs" de sa première année au pouvoir: "sérieux budgétaire", "pacte de compétitivité", "maîtrise de la finance" via la création de la Banque publique d'investissement (BPI) et la réforme bancaire, ainsi que la "réforme du marché du travail".

Après cette phase de "redressement" pendant laquelle "des réformes difficiles mais indispensables" ont été conduites, François Hollande entend entamer dès que possible une "phase de dépassement, pour permettre de changer de modèle, et, de vivre mieux".

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg quitte l'Elysée, le 6 mai 2013 à Paris

Outre le plan décennal d'investissement, le chef de l'Etat a évoqué plusieurs réformes, dont celle de la formation professionnelle et celle des retraites, jugeant "inacceptable" que, "malgré les promesses d'hier", le régime général des retraites soit "toujours en déséquilibre" avec un déficit qui "atteindra 20 milliards d'ici 2020". Des décisions, a-t-il poursuivi, seront prises "pour assurer immédiatement les régimes de financement des retraites, et sur le moyen terme, les préserver".

Dans un contexte de chômage record et de crise économique, l'exécutif s'est gardé d'une quelconque célébration de ce premier anniversaire. Les ministres ont quitté l'Elysée groupés, sans doute pour signifier une cohésion gouvernementale encore mise à mal la semaine dernière par une anicroche entre Pierre Moscovici (Economie) et Arnaud Montebourg (Redressement productif) autour du dossier Dailymotion, laissant à Najat Vallaud-Belkacem, seule, le soin de s'exprimer.

Toujours malmenés dans les sondages, François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont confrontés à un feu roulant de critiques sur leur gauche comme sur leur droite, mais aussi au désamour des Français.

Plus des trois quarts (76%) d'entre eux jugent le bilan de l'action du chef de l'Etat plutôt négatif un an après son élection, selon un sondage TNS Sofres pour i>TELE publié lundi.

Le "séminaire" gouvernemental organisé par François Hollande (2eG) à l 'Elysée, le 6 mai 2013 à Paris

Au lendemain de la manifestation parisienne du Front de Gauche, qui a réuni entre 30.000 et 180.000 personnes, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, s'en est une nouvelle pris à la politique économique et sociale du gouvernement.

Au Premier ministre, qui avait assuré dimanche soir ne pas conduire de politique d'austérité, l'ancien candidat à la présidentielle a rétorqué que "petit à petit, la nation se vide de son sang".

A droite, l'ex-Premier ministre François Fillon a dénoncé un triple "échec" économique, politique et moral du quinquennat.

Marine Le Pen, la présidente du Front national, a elle qualifié François Hollande d'"incolore, inodore et sans saveur" et son bilan de "catastrophique".

19:15 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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