12/04/2013

bonne journée et bon week end...

de Monfinancier....humour!

 

Y'A T'IL UN PILOTE DANS L'AVION ?

Les Français répondent massivement non. Ce n'est pas le résultat d'un sondage mais ce qui ressort des chiffres de l'Insee sur la consommation début 2013. La chute de la consommation donne le vertige. Les Français ont tout simplement arrêté de consommer. A cause du matraquage fiscal mais surtout du fait de la crainte dans l'avenir. Il y aurait urgence à se mobiliser au-delà des partis.

 

 

 

ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR
-13% dans l'électronique, -7.75% dans le bricolage, -5.8% dans la restauration, -4.8% dans l'ameublement. C'est la baisse des ventes début 2013. La consommation a résisté en restant étale de 2008 à 2012 mais maintenant elle décroche. Violemment. Et les Français réduisent même leurs dépenses alimentaires. C'est très spectaculaire et très perturbant. Voir édito ci dessous et excellente analyse dans les Echos.

ON CONTINUE?
Le taux de mortalité des jeunes entreprises a explosé. Après 5 ans, plus d'une entreprise créée sur deux disparaît. Ce qui accroit les chances de succès c'est le montant du capital investi, le background des créateurs et le secteur ; on meurt plus facilement dans le commerce et la construction.

ON PASSE AUX BONNES NOUVELLES!!
Dimanche c'est l'été partout en France. Oubliez la crise, Cahuzac, Hollande, les impôts, la fin de Julie Lescaut, les chansons de Carla Bruni et profitez du soleil. Courez nus dans les rues pour offrir votre corps au soleil, cela vous détendra.

C'EST COMPLIQUÉ LA CHINE
Même si on croit les chiffres qui sont publiés. En ce moment on sent que la Chine est à la croisée des chemins et qu'elle peut rebondir ou basculer à la japonaise. D'un côté les réserves de changes sont au plus haut 3400 milliards de dollars, l'économie semble repartir avec une croissance de 8% , de l'autre le pays croule sous les crédits et le shadow banking et l'inflation peut exploser à tout moment.

LE JAPON ÉNERVE
Tous les pays d'Asie qui se prennent des vestes à l'exportation depuis que le Japon s'est lancé dans un dumping massif de sa monnaie. Les Européens et les Américains se taisent car les Japonais les aident à financer leurs dettes massives avec des taux bas mais les asiatiques, et les Chinois en particulier, commencent à en avoir ras le bol.

LA CLAQUE DU JOUR
Les ventes mondiales d'ordinateurs sont en chute libre. Près de 14% de baisse au premier trimestre. Les actions HP et Microsoft, entre autres, ont plongé. Mais les marchés US restent collés à leur record historique.

CE SOIR ON VOUS MET LE FEU
C'est votre argent. Votre rendez vous patrimonial. Au sommaire on rejoue la semaine, on achète ou on vend, la nouvelle révolution du mobile avec le patron de Streamwide et les plans pour réduire l'ISF sans planquer son fric en Suisse ou a Singapour.

UNE OCCASION POUR RÉDUIRE VOTRE ISF!
Mastrad, le champion Français des ustensiles de cuisine, lance une augmentation de capital à partir de lundi. 5 jours pour souscrire et réduire votre ISF!!.

VOUS SOUVENEZ VOUS D'HEULIEZ
sauvé par notre Jeanne d'Arc Ségolène à grands coups de communication? L'entreprise est à nouveau en redressement judiciaire et a 6 mois pour sauver sa peau. Mais Ségolène ne dit plus rien. Elle doit penser très fort au prochain remaniement ministériel.

LE PORTUGAL NE S'EN SORT PAS
On croyait qu'on en avait fini avec le Portugal mais ils ne décollent pas. Ils demandent un réaménagement de la dette européenne pour avoir plus de temps pour rembourser et on parle déjà de nouveau plan de sauvetage en janvier.

LA NOUVELLE DU JOUR
Calor lance un épilateur sans douleur (aucun rapport avec le Portugal...)

NON, NE FAITES PAS CA!!
On avait cru toucher le fond sur la crise Européenne. Mais là c'est le coeur même de l'Europe qui va être dévasté. Le budget de l'Eurovision qui va se passer en Suède va être drastiquement réduit à cause de la crise. Dramatique pour les 100 millions de spectateurs qui suivent chaque année ce concours. Pitié, ne faites pas ça.

A VENDRE
C'est dans le Wall Street Journal d'aujourd'hui. Une maison au coeur de Beverly Hills. 58 millions de dollars. Pour ceux qui sont radins, il y en a une à 54 millions de dollars seulement. L'immobilier a l'air de rebondir aux Etats Unis.

NOTRE PROCHAINE PREMIER MINISTRE?
Selon le Parisien, la mise en examen de Martine Aubry devrait être annulée. Sauve qui peut... on va passer aux 32 heures.

 

AMES SENSIBLES S'ABSTENIR

L'Insee a publié les chiffres de la consommation pour le début 2013 et ils donnent le vertige tant ils sont effrayants. Les "Echos" ont analysé ces chiffres en profondeur et ils reflètent un malaise grandissant. Les Français commencent même à réduire leurs dépenses alimentaires. Ils préfèrent ça plutôt que de réduire drastiquement leur épargne toujours proche de son niveau record.

L'Insee a publié les chiffres de la consommation en France pour le début d'année et ils sont réellement effrayants. On a du mal à y croire. Les Français ont tout simplement arrêté de consommer en 2013. Arrêté. Ils ont taillé violemment dans ce qui peut paraître moins essentiel comme l'électronique ou la restauration mais ils commencent même à réduire leurs dépenses alimentaires. La consommation s'est maintenue jusqu'en 2012, elle décroche en 2013.

Certains accusent la politique d'austérité. Et j'ai envie de leur répondre la même chose que les Allemands : la France n'a même pas commencé à pratiquer l'austérité. Il faut aller faire un tour en Grèce, en Espagne ou au Portugal pour savoir ce qu'est vraiment l'austérité. Il y a deux causes à cette chute historique. La hausse confiscatoire des impôts qui a détruit le pouvoir d'achat, et ceci, sans aucune contrepartie du côté de la réduction des dépenses publiques et l'absence de confiance, dans l'avenir, du chômage aux politiques.

Il reste le matelas de l'épargne.
Les Français ont pioché dans leur épargne pour compenser la perte de pouvoir d'achat. Ils vont devoir continuer mais ils veulent garder un taux d'épargne élevé face à l'incertitude et préfèrent réduire leur consommation. Je le dis et je le répète : il va falloir vite se mobiliser au-delà des partis pour le chômage et pour la croissance comme on s'est mobilisé pour le mariage pour tous
 

LES INTERVENTIONS DES BANQUES CENTRALES

Après les interventions de la FED et de la BCE, c'est au tour de la BoJ de soutenir les marchés par des injections de liquidités. Depuis plusieurs mois, Les banques centrales se passent le relais. Dès qu'une banque centrale a des crampes à force de faire tourner la planche à billets, une autre prend le relais. Voici les principales méthodes d'interventions utilisées par les banques centrales.

Le marché interbancaire
Le marché interbancaire est le marché sur lequel une banque commerciale va emprunter des fonds pour développer son activité, c'est-à-dire accorder un prêt ou réaliser d'autres investissements. Certes, une banque peut utiliser les dépôts de ces clients pour placer ou prêter, mais elle peut avoir des besoins supplémentaires d'autant plus que les banques centrales les obligent à conserver un minium en réserve.
La banque centrale a le contrôle du marché interbancaire et maitrise ainsi la quantité de liquidités en circulation sur le marché. Si elle n'accorde pas de prêts aux banques, celles-ci ne pourront augmenter leurs réserves qu'en empruntant à celles qui ont trop de réserves. L'ensemble des réserves stagnent, et ainsi la quantité de liquidité en circulation
En pratique, les banques centrales accordent des prêts aux banques chaque semaine. Mais chaque semaine les banques doivent également rembourser une partie de leurs anciens prêts. Ainsi, l'augmentation ou la diminution de monnaies en circulation dépend de la différence entre les remboursements de prêt et les nouvelles injections.
Pour réaliser cette injection, la Banque Centrale procède à des « appels d'offre » sur le marché interbancaire à un taux minimum (le taux directeur). Les banques répondent à cette offre en proposant des taux supérieurs au taux directeur, afin d'être certaines d'obtenir les liquidités dont elles ont besoin. Selon les demandes, la Banque Centrale détermine un niveau de taux auxquels les offres sont servies. Ainsi, une banque qui a proposé un taux trop bas pourrait ne pas être servie. Elle devra alors se tourner vers le marché interbancaire pour trouver les liquidités dont elle a besoin.

Taux d'intérêt et injection de liquidité
Le rôle principal de la banque centrale est de maintenir la stabilité des prix et de favoriser la croissance du pays. Lorsque l'inflation ou la croissance est en danger, la Banque centrale peut faire varier son taux directeur afin de jouer la masse monétaire et théoriquement sur l'inflation et la croissance. Ainsi, une hausse du taux directeur incite les banques à augmenter leurs taux d'intérêt. En effet, puisqu'elles empruntent à un taux plus élevé, elles prêteront et placeront à un taux plus élevé, ou alors n'emprunteront pas à la banque centrale s'ils ne peuvent pas obtenir une rémunération satisfaisante pour ces emprunts. Au contraire, une baisse du taux directeur a pour but d'augmenter le nombre de prêts et de favoriser la croissance. Outre une baisse des taux directeurs, les banques centrales peuvent aussi injecter massivement des liquidités. Les banques centrales font alors ce qu'on appelle «des appels d'offres rapides», c'est-à-dire q! u 'elles accélèrent le rythme des appels d'offres, en rajoutant des opérations «hors calendrier».
Cette technique d'appels d'offres rapides a été utilisée en 2007, suite à la crise des subprimes, par les banques centrales des Etats-Unis (la FED) et d'Europe (la BCE). Elles ont procédé à des injections massives de liquidités pour relancer le marché interbancaire. En Europe, 155,85 milliards ont alors été injectés. Aux Etats-Unis, la Fed a injecté 330 milliards de dollars, soit un montant supérieur à l'injection du 11 septembre 2001. Généralement, la banque centrale utilise les deux leviers, en injectant massivement des liquidités dans le système, tout en diminuant son taux directeur. C'est ainsi que la FED a baissé a son taux directeur, c'est ainsi qu'il est passé de 5,2% en septembre 2007 à 0.25% fin 2008.

Le quantitative easing
Lorsque les taux sont proches de zéro, comme aux Etats-Unis ou au Japon, cela signifie que les banques sont devenues trop frileuses et n'empruntent plus. Le crédit est bloqué.
La banque centrale ne dispose plus des leviers du taux directeur et des appels d'offres pour accroitre la masse monétaire en circulation et pousser les banques à octroyer des prêts. Il reste alors la politique de création de monnaie ex nihilo que seule une banque centrale peut faire, c'est ce qu'on appelle en anglais le 'quantitative easing' (QE), ou assouplissement quantitatif. Cette stratégie consiste pour une banque centrale, à racheter aux institutions financières des actifs qu'elles ont en portefeuille. En contrepartie, la banque centrale crédite les comptes qu'ont ces institutions financières à la banque centrale. Les banques centrales ont ainsi un accroissement de liquidité qu'elles pourraient utiliser pour investir ou surtout octroyer des crédits.
Quand elle fait de l'assouplissement quantitatif, une banque centrale rachète généralement des actifs de bonne qualité, et notamment des bons du Trésor. L'achat de bons du Trésor a en plus un effet favorable sur les taux longs. En effet, en achetant des bons à long et moyen terme, la banque centrale va contribuer à accroître leur valeur et donc à réduire leur rendement. Cela permet alors à l'Etat de se refinancer à des taux plus avantageux.
Aux Etats-Unis, la FED a déjà lancé trois programmes d'assouplissement quantitatif, en Novembre 2008, Novembre 2010 et Septembre 2012. Le Japon a également une expérience considérable du quantitative easing. Il a effectué cette politique de 2005 à 2009, et a ressorti l'artillerie depuis Mars 2011 mais surtout depuis l'arrivée au pouvoir de Shinzo Abe fin 2012.

La stérilisation des rachats
L'argent créé par les banques centrales risque à la longue, est donc de générer de l'inflation. Le mandat de la BCE lui interdit expressément de mener la moindre politique susceptible de provoquer des tensions inflationniste. Mais cela n'empêche pas la BCE de racheter des obligations d'Etats européens en difficulté depuis 2010. Pour ce faire, la Banque centrale européenne a pour habitude de « stériliser ses achats ». La stérilisation permet de faire en sorte que les achats d'obligations ne soient pas inflationnistes.
Concrètement, la BCE, lorsqu'elle rachète à une banque commerciale des obligations d'Etats, propose à cette dernière de déposer les fonds versés dans les coffres de la banque centrale, en leur proposant des billets de trésorerie émis à des taux attractifs. Pour la banque commerciale, l'opération est très lucrative puisqu'elle transforme une créance sur un état en une créance sur la BCE. Une créance bien plus sûre, moyennant un taux avantageux. La BCE, elle, se retrouve contrainte de payer cher cette opération mais en contrepartie elle retire du marché la somme créé pour racheter les obligations d'Etat. La stérilisation permet, in fine, de ne pas accroître la masse monétaire en circulation, donc théoriquement de faire en sorte que la politique de soutien de la BCE aux marchés des obligations d'état ne génère pas d'inflation.

Le twist
Le nom de cette mesure est en fait une référence à la méthode employée en 1961 sous le Présidence de John Kennedy au moment où la vogue de la célèbre danse était à son apogée. A l'époque, il fallait relancer l'économie asphyxiée par la guerre du Vietnam. L'opération consiste à intervenir sur différents segments de la courbe des taux pour en influencer le profil. En 1961, la Fed avait cherché à inverser la courbe des taux en achetant du papier d'Etat à 10 ans pour baisser les rendements sur ces maturités, et en vendant des bons du Trésor à court terme (pour augmenter les rendements à court terme). Elle visait ainsi à stimuler l'investissement productif, tout en décourageant les sorties de capitaux à court terme. 50 ans après, la FED a relancé une opération twist en Septembre 2011, qui devait durer jusque fin Juin 2012. Pendant cette période, la FED devait racheter 400 milliards d'emprunts du Trésor d'une maturité de 6 à 30 ans, et céder un ! m ontant équivalent d'obligations d'une maturité de trois ans et moins.

bonne lecture??  bàv , Claude.

 

10:03 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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