27/02/2013

BONJOUR...8H49

DE CAPITAL...

Share0

0
 
 
 

 

© DR

La Bourse de Paris a chuté lourdement ce mardi, au lendemain des élections générales italiennes, à l’issue desquelles aucune majorité claire n’est ressortie. De nouvelles élections pourraient alors s'avérer nécessaires. A l’image des places européennes, le CAC 40 a terminé sur une baisse de 2,67%, à 3.621,92 points. Les Bourses espagnoles (-3,27%) et italiennes (-4,89%) ont été encore plus touchées. Cliquez ici pour découvrir la carte des indices boursiers.

Après la confusion hier suite à des estimations de résultats contradictoires, c’est l’inquiétude qui s’est installée aujourd’hui sur les marchés financiers européens. L’Italie se retrouve en effet dans une impasse politique, en raison de l'absence de majorité au Sénat et d’alliance susceptible de former un gouvernement stable.

De l'autre côté de l'Atlantique, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a indiqué que les avantages du programme de rachat d’actifs étaient clairement supérieurs à ses coûts, en réponse aux craintes des marchés sur son éventuel arrêt prématuré. Le patron de la Fed a aussi incité les membres du Congrès à éviter la coupe automatique des dépenses, devant prendre effet vendredi, qui pourrait faire caler l’économie.

Parmi les statistiques du jour, le marché immobilier a confirmé sa reprise aux Etats-Unis. Les prix dans 20 métropoles américaines ont ainsi signé leur plus forte hausse depuis l’été 2006 tandis les ventes de logements neufs ont retrouvé leur niveau de juillet 2008. Aussi, l’indice de confiance du consommateur du Conference Board a continué de progresser, à 69,6 points en février.

Au chapitre des valeurs, le secteur bancaire a été fortement pénalisé par la crise italienne, à l’image de Crédit agricole (-5,86%), Société générale (-5,45%) ou BNP Paribas (-4,62%). Cette dernière est la plus exposée à l’Italie, en raison de sa présence dans le pays à travers sa filiale Banca Nazionale del Lavoro (BNL), la sixième banque de la botte.

Toujours sur le CAC 40, Vivendi a perdu 1,76%. Le géant des médias a publié ce matin un résultat net de 2,55 milliards d'euros en 2012, en repli de 13,6% et légèrement inférieur à la prévision du groupe de 2,7 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires est lui ressorti en hausse de 0,6%, à 28,99 milliards d'euros.

Hors indice, l’action Seb a cédé 3,49%. Le spécialiste français du petit électroménager a enregistré un résultat net de 194 millions d'euros (-17,2%), pour un chiffre d'affaires de 4,06 millions, en repli de 0,9% à change et périmètre constants. Il vise le retour à la croissance organique des ventes cette année, notamment grâce à des opérations commerciales d’ampleur.

Enfin, Thales a perdu 1,32%, malgré la signature d’un contrat de 112 millions d'euros, afin de moderniser la signalisation ferroviaire d’une ligne reliant Varsovie à Gdynia en Pologne.


DE DOW JONES..

DJIA             13.900,13 points +0,84% 
Nasdaq            3.129,65 points +0,43% 
S&P 500           1.496,94 points +0,61% 
 
Nikkei 225       11.253,97 points -1,27% 
 
 
Cours de change à 06h50 
Variation par rapport à la clôture à New York 
 
USD/JPY       91,72   -0,28% 
EUR/USD      1,3063   +0,01% 
EUR/JPY      119,84   -0,25% 
 
 
 

 

A SUIVRE EN FRANCE

Les investisseurs attendront, mercredi à 8h45, l'indice de confiance des ménages pour le mois de février.

L'agenda des entreprises sera chargé, avec les résultats annuels d'Affine, Alten, April, Bouygues, Bureau Veritas, Canal+, EADS, Eiffage, Ingenico, Ipsen, Ipsos, Neurones et Norbert Dentressangle, ainsi que les performances semestrielles de Bastide Le Confort Médical.

 

 
 

 

ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en hausse mercredi, alors que la situation politique de l'Italie monopolise l'attention des investisseurs.

Selon IG, le CAC 40 devrait gagner 11 points à l'ouverture, à 3.632 points, le FTSE 100 prendrait 6 points, à 6.276 points, et le DAX avancerait de 28 points, à 7.625 points.

Les résultats incertains des élections législatives en Italie, qui n'ont permis de dégager aucune majorité claire, ont des implications négatives pour la note souveraine du pays ainsi que pour d'autres pays en difficulté de la zone euro et risquent de raviver la crise des dettes souveraines dans la région, indique Moody's Investors Service.

Dans un communiqué, l'agence d'évaluation financière souligne que l'issue du scrutin a augmenté le risque d'un report ou d'une interruption des réformes structurelles en Italie.

"L'importance systémique de l'Italie pour la zone euro [...] signifie que les élections de cette semaine ont des implications qui vont bien au-delà de l'Italie elle-même et sont, indirectement, négatives pour la note souveraine d'autres pays en difficulté", a déclaré Moody's.

Moody's note l'Italie "Baa2" et a assorti une perspective négative à cette note en juillet 2012.

Les partis politiques italiens doivent rapidement former un gouvernement stable, sous peine de perdre la confiance des marchés financiers, a déclaré mardi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en légère hausse mercredi, après un vaste rebond des valeurs américaines mardi, tiré par la hausse de 5,2% de Home Depot. Le groupe a publié des résultats trimestriels meilleurs que prévu, relevé son dividende et annoncé un programme de rachats d'actions.

Par ailleurs, le président de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke, a affirmé mardi que la banque centrale américaine poursuivrait ses programmes de rachat de titres obligataires en estimant que les bénéfices de cette politique monétaire accommodante continuaient d'être supérieurs à ses inconvénients potentiels.

Les marchés d'actions asiatiques gagnent du terrain mercredi, à la faveur des commentaires de Ben Bernanke, qui ont soutenu l'appétit pour le risque des investisseurs. La Bourse de Tokyo reste en revanche pénalisée par la vigueur du yen. L'indice Nikkei Stock Average a clôturé mercredi en baisse de 1,3%, à 11.253,97 points.

Lors de son audition devant la commission bancaire du Sénat, Ben Bernanke a vigoureusement défendu les avantages de la politique monétaire en cours en soulignant que la baisse des taux avait permis de soutenir le redressement du marché immobilier, les ventes d'automobiles ou de biens de consommation et d'encourager les dépenses de consommation dans leur ensemble, des propos qui laissent entendre qu'il est favorable à une poursuite de la politique actuelle de la Fed.

 

 
 

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir sur une note contrastée mercredi avant une adjudication clé d'emprunts d'Etat italiens à maturité longue, à 11h00, après des élections législatives en Italie qui n'ont pas abouti à une majorité franche.

Mardi, le coût auquel l'Italie emprunte sur les marchés a bondi lors de la première émission d'obligations souveraines après les élections législatives, pour atteindre un point haut en quatre mois.

L'incertitude qui règne dans le pays a alimenté la crainte d'une impasse politique qui ferait capoter les réformes dont l'Italie a besoin pour rendre son économie plus compétitive.

Le pays a placé mardi pour 8,75 milliards d'euros de dette à six mois à un taux moyen de 1,24%, contre 0,73% lors de la précédente adjudication, réalisée le 29 janvier. Il s'agit du taux le plus élevé pour ce type d'émission depuis le 29 octobre 2012. La demande a également été moins soutenue que fin janvier.

Les obligations du Trésor américain s'inscrivent en légère hausse mercredi. Les prix des emprunts américains ont terminé quasiment inchangés mardi après leur forte hausse de la veille, alors que le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a réaffirmé son soutien aux programmes de rachat de titres obligataires de la banque centrale pour stimuler l'économie.

Les Bunds allemands et les obligations du Trésor américain ont été soutenus mardi par la recherche de sécurité des investisseurs après l'issue du scrutin en Italie. Les emprunts souverains italiens ont été parallèlement malmenés, le taux de rendement de l'obligation à dix ans ayant augmenté de plus d'un demi-point de pourcentage, à 4,90%, selon Tradeweb.

 

 
 

 

CHANGES

Les principales paires de devises évoluent peu en Asie, après une hausse généralisée du dollar mardi. Les investisseurs, redoutant une instabilité politique dans la zone euro après les résultats incertains des élections législatives en Italie, continuent à se tourner vers le billet vert en tant que devise refuge.

Les acteurs du marché ont opté pour le dollar, malgré le discours du président de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke, mardi soir, qui s'est prononcé en faveur de la poursuite des mesures de relance et de la politique monétaire en cours.

L'euro pourrait continuer à reculer, les investisseurs étant désormais moins disposés à passer outre la morosité de la conjoncture économique et l'instabilité politique dans la zone euro.

"L'Italie devrait continuer à présenter une situation difficile, tout comme l'Espagne", indique Philippe Gougenheim, responsable de Gougenheim Investments en Suisse.

Sur le marché des changes, les investisseurs attendent maintenant l'adjudication d'emprunts d'Etat de long terme prévue en Italie. Toute remontée des taux d'intérêt "devrait nous dire qu'en Europe, la crise des dettes souveraines est de nouveau sur le devant de la scène", indique Omer Esiner, analyste de marché chez Commonwealth Foreign Exchange.

 

 
 

PETROLE

Les contrats pétroliers s'inscrivaient en légère hausse en séance asiatique, soutenus par les commentaires du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, en faveur de la poursuite des programmes de rachats obligataires de la banque centrale. Les résultats des élections italiennes continuent toutefois de peser sur les cours.

Le marché sera attentif cet après-midi aux statistiques officielles sur les stocks pétroliers aux Etats-Unis, à 16h30, et au déroulement des pourparlers avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire.

A 04h00, le contrat d'avril sur le Brent s'adjugeait 13 cents, à 92,75 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat d'avril sur le brut léger doux du Nymex gagnait 16 cents, à 92,79 dollars le baril.

09:13 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.