08/02/2013

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ACTIONS

Les valeurs européennes devraient ouvrir en légère hausse vendredi, après les commentaires prudemment optimistes du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, tandis que se poursuivent les discussions sur le budget européen à Bruxelles.

IG Markets prévoit pour l'ouverture que le CAC 40 s'adjugera 14 points, à 3.615 points, tandis que le FTSE 100 gagnerait 29 points à 6.257 points. Le DAX 30 est attendu quant à lui en hausse de 30 points, à 7.620 points.

Mario Draghi a répété jeudi, à l'issue de la réunion mensuelle de politique monétaire de la BCE, que l'économie de la zone euro devrait commencer à se redresser au second semestre de cette année, en partie grâce aux mesures accommodantes de la banque centrale. La BCE a, peu avant, annoncé qu'elle maintenait son principal taux directeur inchangé, à 0,75%, conformément aux attentes.

"La tonalité du discours [de Mario Draghi] a été plutôt accommodante, et, en tout cas, davantage que certains ne l'escomptaient. Il a été dit de manière assez claire que si les conditions sur le marché monétaire commençaient à se détériorer, la BCE pourrait abaisser ses taux d'intérêt. Cela signifie qu'une éventuelle hausse des taux n'est pas pour tout de suite", observe Jens Larsen, économiste en chef pour l'Europe chez RBC Capital Markets.

"Nous sommes dans un scénario où la BCE est en position d'intervenir, et cela fait une grosse différence. Nous restons donc préoccupés par l'Espagne et l'Italie, mais pas autant que nous ne l'étions il y a un an", ajoute-t-il.

Jeudi, les dirigeants européens ont engagé des négociations délicates sur le budget 2014-2022 de l'UE dans le cadre de leur sommet à Bruxelles, qui doit se poursuivre aujourd'hui, sous l'oeil attentif d'un Parlement européen hostile à toute coupe majeure des dépenses.

Les contrats à terme de Wall Street progressent vendredi. Les valeurs américaines ont clôturé en baisse jeudi, après la publication de statistiques mitigées aux Etats-Unis sur les inscriptions hebdomadaires au chômage et la productivité.

En Asie, les marchés d'actions s'inscrivent pour la plupart en hausse, à l'exception du Japon. A Tokyo, l'indice Nikkei a clôturé en recul de 1,8%, pénalisé par la performance négative de Wall Street et par l'appréciation du yen par rapport à l'euro et au dollar.

Côté statistiques, l'excédent commercial de la Chine s'est réduit légèrement en janvier par rapport à décembre, mais les exportations du pays ont enregistré leur plus forte progression depuis avril 2011. Les prix à la consommation en Chine ont, par ailleurs, crû de 2% en janvier sur un an, après une hausse de 2,5% en décembre, conformément aux attentes des économistes sondés par Dow Jones Newswires.

 
 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient démarrer la séance sur une note contrastée, tandis que les investisseurs examinent les signaux positifs qui se font jour concernant la santé de l'économie britannique.

Le besoin de main d'oeuvre des entreprises au Royaume-Uni a crû à son rythme le plus rapide depuis presque deux ans en janvier, selon une enquête publiée vendredi. Les exportations britanniques et la confiance se sont par ailleurs renforcées au quatrième trimestre.

L'Espagne a placé jeudi pour 4,6 milliards d'euros de titres de dette, soit davantage que son objectif initial, qui était de 3,5 à 4,5 milliards d'euros. Les coûts d'emprunt du pays ont toutefois augmenté par rapport aux précédentes adjudications.

Les prix des emprunts du Trésor américain évoluent peu vendredi, après avoir progressé jeudi.

Le "marché est finalement en train de réaliser que nous pourrions ne pas pouvoir vendre", explique Hicham Hajhamou, responsable du secteur des emprunts du Trésor chez Pierpont Securities, en faisant allusion aux questions toujours en suspens relatives au budget américain.

 
 

CHANGES

L'euro s'apprécie légèrement face au dollar vendredi matin, après avoir perdu du terrain jeudi sous l'effet des déclarations du président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mario Draghi a indiqué qu'il surveillerait si l'euro continue de s'apprécier, afin de déterminer quel peut en être l'impact sur les perspectives de la BCE en matière d'inflation. Il a toutefois observé qu'aussi bien les taux de change nominaux que réels de l'euro correspondaient à leur moyenne de long terme. L'appréciation de la monnaie unique "est le signe d'un regain de confiance dans l'euro", a en outre affirmé Mario Draghi.

La BCE "va attendre de constater des effets négatifs de la vigueur de l'euro sur la croissance et l'inflation avant d'estimer qu'il faut qu'elle agisse", indique Marie Diron, économiste et conseillère auprès d'Ernst & Young.

Pour Marco Valli, économiste à UniCredit, Mario Draghi "a confirmé que la BCE n'avait pas d'objectif en termes de taux de change [de l'euro]". D'autres économistes retiennent que le président de la BCE a réussi avec ses déclarations à faire fléchir l'euro par rapport au dollar.

Le yen est de son côté en légère hausse vendredi face au billet vert. Le gouvernement japonais a annoncé vendredi un déficit de sa balance courante en décembre, pour le deuxième mois consécutif, l'affaiblissement du yen au cours des derniers mois n'ayant pas suffi à doper les exportations du pays.

 
 

PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole s'inscrivent en hausse vendredi, après la publication des statistiques sur le commerce extérieur chinois. L'excédent commercial de la Chine s'est légèrement réduit, atteignant 29,2 milliards de dollars en janvier, contre 31,6 milliards de dollars en décembre. Ce chiffre dépasse toutefois la prévision des 18 économistes interrogés par Dow Jones Newswires, qui était de 26,6 milliards de dollars.

A 04h00, le contrat de mars sur le Brent progressait de 35 cents, à 117,55 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat de mars sur le brut léger doux du Nymex s'adjugeait 26 cents, à 96,09 dollars le baril.

 

09:30 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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