31/01/2013

bonsoir....

APERÇU DES MARCHÉS

AB InBev plonge

Jeudi, les bourses européennes sont victimes de prises de bénéfice. L'Eurostoxx50 s'affaisse de 0,8%. La baisse a été apparemment initiée par des ventes au détail en Allemagne en plus fort recul depuis 2009. Par contre, le chômage en Allemagne a de nouveau baissé plus que prévu. Dans le secteur bancaire, le marché ne s'est pas effrayé de la perte gigantesque de Deutsche Bank (+2,7%). Au niveau sectoriel, c'est l'automobile qui trinque le plus. L'agence de notation Fitch a émis des commentaires négatifs. Peugeot (-3,9%) cède plus de terrain que les autres après qu'un des syndicats ait souligné l'urgence d'une restructuration pour sauver le groupe. BMW s'est repliée de 1%. Dans le secteur pharma, AstraZeneca abandonne plus de 3% après des perspectives décevantes. Dans le secteur des semi-conducteurs, les résultats de STMicro (+3,5%) et d'Infineon (+3,9%) sont au goût du marché. Dans le secteur pétrolier, le poids lourd Royal Dutch Shell (-2,7%) a manqué de peu les attentes. L'action tire l'indice AEX (-0,9%) vers le bas. Scénario identique pour le Bel 20 qui cède 1,5% après qu'AB InBev (-7,8%) ait été lourdement sanctionnée. Selon les dires, le rachat de  Grupo Modelo par AB InBev (-7,8%) pourrait être bloqué par les autorités américaines dans le cadre de la protection de la concurrence. Les cours de Bekaert (-2,7%) et de Nyrstar (-3,95%) accusent aussi un sérieux repli. KBC (+1,3%) tente de compenser. Les résultats d'Exmar étaient honorables. Aux Etats-Unis, l'indice PMI de mises à l'emploi de Chicago s'est avéré meilleur que prévu. Malgré tout les  indices boursiers américains évoluent vers 18h en léger repli.  Dow Chemical (-5,5%) est sanctionnée pour ses chiffres. Potash (-1,5%) réussit à limiter les dégâts. Le Nasdaq plie de 0,2%. Facebook lâche 2,6%, mais Qualcomm (+4,4%) et Citrix (+10%) sauvent les meubles. L'euro poursuit son élan haussier (1,358 dollar). L'or (-0,7%) et surtout le pétrole Brent (-3,8%) cèdent du terrain.

 

Des dépenses en légère hausse mais des revenus qui bondissent aux Etats-Unis: les dépenses personnelles des ménages américains pour le mois de décembre 2012 sont ressorties en progression de 0,2% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de place de 0,3%. Les revenus personnels quant à eux ont bondi de 2,6%, un record en huit années, contre une hausse de 0,7% attendue par le consensus. L'indice de prix "core PCE" associé aux dépenses et très suivi par la Fed, est ressorti totalement stable en comparaison de novembre.

Hausse des demandes d'allocation chômage aux Etats-Unis : le nombre de premières demandes d'allocation chômage a bondi de 38.000, à 368.000 en données corrigées des variations saisonnières, sur la semaine terminée au 26 janvier, a indiqué jeudi le département américain du Travail. Il s'agit de la plus forte hausse depuis le début novembre, lorsque les demandes avaient atteint un pic après le passage de l'ouragan Sandy.

Les prix baissent en Allemagne au mois de janvier : les prix allemands ont reculé de 0,5% (consensus: -0,4%) après une progression de 0,9% en décembre. En hausse des prix, la hausse représente 1,7% alors que le consensus anticipait une hausse de 2,0%. En décembre, elle s'était inscrite à 2,1%.

Baisse surprise du chômage en Allemagne pour le mois en cours : le nombre de chômeurs en Allemagne a diminué de 16.000 en janvier à 2,92 millions alors que le consensus anticipait une hausse de 8 000 chômeurs. Le taux de chômage ajusté recule de 6,9% à 6,8%.

Les ménages français n'ont pas consommé au T4 : la consommation des ménages français a accusé un recul de 0,1% sur l'ensemble du 4e trimestre, et aussi de 0,1% en glissement et de 0,2% en moyenne annuelle sur 2012 après être restée stable en 2011.

 

FOCUS SUR UN SECTEUR EN PLEINE MUTATION: L'AUTOMOBILE

 

Pour les constructeurs automobiles, il ne fait aucun doute. «La machine est cassée», comme l'a souligné le directeur général de Fiat lors du salon automobile de Detroit, qui réunissait le gotha des plus prestigieuses marques automobiles

C'est surtout la crise Européenne et la chute des ventes sur le vieux continent qui plombe les perspectives du secteur. Tous les géants de l'automobile, sans exception tablent sur un marché européen en berne ces prochains trimestres.

A cause d'un marché européen sinistré, Ford anticipe ainsi pour 2013 des pertes supérieures à celles de 2012, de l'ordre de 2 milliards de dollars. General Motors ne table pas sur un retour à l'équilibre en Europe avant 2015 et annonce qu'il devrait en conséquence rester encore déficitaire dans la zone durant les prochains exercices.

Quant à Renault, son PDG, Carlos Ghosn, a estimé que les ventes européennes ne progresseraient pas au cours des trois ou quatre prochaines années. Renault, dont le titre flirte avec ses plus hauts depuis 2 ans, ne doit son salut qu'aux profits de Nissan qui permettent de maintenir à flot un constructeur très malmené.

Quant à PSA, non seulement les ventes reculent de 8% sur un an en Europe, un marché crucial où le groupe réalise 60 % de ses ventes, mais sa part de marché décline également, à 12,9 % au premier semestre 2012 (véhicules utilitaires compris), contre 13,9 % l'an dernier.

Même les ventes de ou encore de Daimler, le fabricant des Mercedes, qui résistaient plutôt bien jusqu'à présent, marquent le pas (-6,9 % pour Daimler et -8% pour Volkswagen). Volkswagen, le leader européen parvient à limiter la casse en bénéficiant du succès de sa marque haut de gamme Audi, dont les ventes ont augmenté de 1,4 %. En Europe, seul BMW tire son épingle du jeu avec des ventes en hausse de 4,4%

Mais si le marché européen est en panne, le rebond du secteur automobile se confirme aux Etats-Unis et en Asie. Volkswagen (VW) a annoncé un chiffre d'affaires record, avec une hausse des ventes de 11,2% par rapport à l'an passé grâce notamment au dynamisme des États-Unis.

Grace à l'Asie, et notamment à la Chine où près de 240 millions de voitures sont en circulation, les constructeurs coréens gagnent du terrain. Sur la période janvier-septembre, les immatriculations de Hyundai et de sa filiale Kia, ont par exemple bondi de 9,3 % et de 20 %.

Toyota qui vient de retrouver sa première place des constructeurs automobiles mondiaux a réalisé des ventes record en 2012 en hausse de + 22,6 % sur un an grâce notamment à sa marque haute-gamme Lexus et à ses filiales Daihatsu et Hino (poids lourds). Le groupe a notamment augmenté de 35,2 % ses ventes au Japon, où le secteur a été soutenu une bonne partie de l'année par des subventions publiques versées pour l'achat de voitures à faible émissions de CO2.

De fait, le secteur automobile est dos au mur. Il doit à tout prix s'adapter aux mutations du marché mondial, c'est-à-dire trouver de nouveaux relais de croissance en répondant aux besoins spécifiques des consommateurs. Car si le marché européen devrait rester déprimé pendant encore quelques années, d'autres régions sont en forte croissance. Dans cette perspective, la marque française Citroën veut, après le haut de gamme de sa ligne DS, s'attaquer à un autre marché porteur en Europe de l'Ouest, celui de véhicules plus simples et moins chers, tout en assurant ne pas vouloir tomber dans le low cost.
S'adapter ou mourir, voila le défi à relever pour les leaders mondiaux du secteur.

 

22:37 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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