09/01/2013

bonsoir les amis....FMI...oups!

 

Le FMI s’est trompé… et fait son mea culpa !

 

Charles Van Dievort (Rédaction Twizz Radio)

 

Mis en ligne le 09/01/2013

 

Jusqu'à présent, le FMI estimait qu'un euro d'économie imposé à un pays impliquait un euro de moins dans le PIB de ce dernier. Il apparaît aujourd'hui que ce calcul était faux!

 

L'information est passée inaperçue ou presque en ce début d'année alors qu'il s'agit d'un véritable coup de tonnerre pour des millions d'Européens. Dans un document de travail publié le 3 janvier dernier, Olivier Blanchard, l'économiste en chef du FMI, nous apprend que le Fonds Monétaire International s'est trompé en évaluant l'impact des mesures d'austérité imposées à plusieurs pays dont la Grèce, l'Espagne et l'Italie qui font face à d'importants problèmes de dette publique. Même si l'auteur indique que ce qu'il écrit l'engage à titre personnel et n'engage pas l'institution qui l'emploie, on ne peut imaginer celle-ci rester sourde au constat qu'il dresse.

Jusqu'à présent, le FMI estimait qu'un euro d'économie imposé à un pays impliquait un euro de moins dans le PIB de ce dernier. Il apparaît aujourd'hui que ce calcul était faux: pour un euro d'économie imposé ce sont en fait 3 euros qui disparaissaient du PIB en question. Autrement dit: l'institution a sous-estimé l'impact de l'austérité sur la croissance des pays concernés.

Pour Bruno Colmant, professeur à la Vlerick Management School et à l'UCL, interrogé par Twizz Radio, Olivier Blanchard a des propos justes: les politiques d'austérité et de rigueur entraînent les récessions. Le FMI a fait fausse route et il s'en rend compte aujourd'hui puisque les taux de croissance dans les pays auxquels on impose de l'austérité sont plus bas que les taux de croissance des pays soumis à un régime normal. Le problème de l'austérité et de la rigueur, commente-t-il, c'est qu'elles contractent le rôle de l'Etat et conduisent finalement à avoir moins de croissance, ce qui pousse l'Etat à devoir emprunter davantage pour financer son manque de croissance. C'est un cercle vicieux.

S'agit-il d'une erreur de calcul de la part du FMI? Pas du tout. Ses experts ont en fait sous-estimé l'impact psychologique de la crise. Elle a été si brutale que l'économie entière s'est finalement arrêtée. On imagine aisément la surprise et la grande colère de tous ces Grecs, ces Espagnols, ces Portugais et ces Italiens qui sont descendus dans les rues ces derniers mois pour dénoncer l'étranglement dont ils étaient victimes.

Un aveu peu habituel

Toujours d'après Bruno Colmant, il faut aujourd'hui faire marche arrière et c'est déjà ce qu'ont commencé à faire certains pays, l'Espagne notamment. Vouloir imposer un retour à l'équilibre budgétaire en 2015 est un objectif complètement vain, souligne l'économiste, parce que cela supposerait que des pays en grande récession lèvent encore plus d'impôts et diminuent leurs dépenses publiques. Or c'est le contraire qu'il faut faire: il faut augmenter l'endettement public en récession et le réduire quand l'économie redevient meilleure comme l'a dit l'économiste John Keynes.

Si on s'entête, on va provoquer des chocs sociaux voire des mouvements qui pourraient être insurrectionnels, prévient Bruno Colmant. Ce mea culpa du FMI est très rare. L'institution est connue pour sa rigueur dès qu'il est question de budget ou de politique monétaire. Dans ce cas-ci, elle semble avoir fait fausse route même si tout le monde s'accorde à dire que la question des déficits publics en Europe doit être contrôlée faute de quoi on s'expose à revivre le cauchemar de ces deux dernières années.

La Bourse de Paris termine en hausse, avant la réunion de la BCE (+0,31%)

 

Vue du palais Brongniart qui hébergeait la Bourse de Paris

La Bourse de Paris a terminé en légère hausse mercredi (+0,31%), dans un marché focalisé sur l'actualité des entreprises au moment où sont publiés les premiers résultats américains et à la veille de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE).

L'indice CAC 40 a pris 11,57 points à 3.717,45 points, dans un volume d'échanges un peu plus nourri que ces derniers jours, autour de 2,5 milliards d'euros. La veille, il avait fini presque stable (+0,03%).

Parmi les autres marchés européens, Francfort a gagné 0,32% et Londres 0,74%, au plus haut depuis mai 2008 pour ce dernier. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a pris 0,56%.

Comme les jours précédents, le marché parisien s'est montré très hésitant tout au long de la séance, se reprenant un peu en fin de journée dans le sillage de Wall Street qui évoluait en hausse.

"L'attention se focalise surtout sur les entreprises alors que débute la saison des résultats", observe Guillaume Garabédian, gérant chez Meeschaert Gestion Privée.

"Pour avoir plus de carburant et justifier une poursuite de la hausse du marché, il faudra avoir des résultats solides", ajoute-t-il.

Les investisseurs ont bien accueilli les résultats du géant américain de l'aluminium Alcoa, qui ouvrait mardi soir le bal des publications et s'est dit plus optimiste pour 2013.

Malgré tout, le marché devrait prendre peu d'initiatives, "jusqu'à l'accélération du nombre de publications qui donnera une meilleure visibilité sur la solidité de la demande en ce début d'année", estiment les stratégistes chez Crédit-Mutuel CIC.

La séance a été en outre dépourvue de tout indicateur d'importance tant aux Etatss-Unis qu'en Europe. "Il y a peu de statistiques en ce moment mais même celles qui sont publiées sont un peu mises entre parenthèses par le marché", selon M. Garabédian.

Les marchés étaient par ailleurs dans l'attente de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi. Les analystes s'attendent à un statu quo sur le taux directeur, actuellement à 0,75%.

La conférence de presse de son président, Mario Draghi, à l'issue de la réunion est particulièrement attendue alors que la situation économique reste difficile en zone euro.

"Le marché surveillera le discours de la BCE puisque les mouvements futurs sur les taux sont souvent suggérés à l'avance", rappelle le gérant.

Parmi les valeurs, France Télécom a grimpé (+4,29% à 8,75 euros). Les principaux opérateurs européens de télécommunications, dont le français, ont ouvert des discussions pour mettre en place un réseau paneuropéen destiné à unifier les marchés nationaux très fragmentés sur le continent, selon le Financial Times.

EADS (+3,88% à 32,13 euros) a profité d'une note favorable de Bank of America-Merrill Lynch, qui a relevé son objectif de cours sur la valeur.

PSA Peugeot Citroën a résisté (+1,58% à 6,31 euros) à l'effondrement de ses ventes mondiales en 2012 à moins de 3 millions de véhicules

Les valeurs bancaires ont évolué en ordre dispersé. Crédit Agricole (+4,63% à 6,94 euros) et Société Générale (+3,43% à 32,15 euros) ont été recherchées mais BNP Paribas a perdu du terrain (-0,12% à 45,64 euros).

Carrefour a perdu 2,74% à 19,55 euros, pénalisé par des rumeurs de marché faisant état d'un fort recul des ventes dans les hypermarchés français du distributeur au quatrième trimestre. Le titre est également affecté par les résultats décevants de son concurrent britannique Sainsbury au troisième trimestre.

De même, Casino a lâché 1,78% à 71,70 euros.

ArcelorMittal a lâché 2,53% à 13,08 euros, plombé par l'annonce d'une levée de fonds de 3,5 milliards de dollars, pour partie par augmentation de capital, notamment pour réduire son endettement.

CGGVeritas a dégringolé (-6,17% à 21,61 euros), affecté par l'abaissement de recommandation de Goldman Sachs et le recul de ses ventes de données sismiques pour l'exploration pétrolière.

 

 

18:30 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.