20/11/2012

9h45..Monfinancier..

LA FRANCE SOUS PRESSION

C'est le grand paradoxe du moment. La France n'a jamais été aussi critiquée. Par les Allemands. Par les investisseurs anglo saxons. Par la presse anglo saxonne. Et...elle n'a jamais emprunté à des taux aussi bas. Hier, Moody's est venue enfoncer le clou en retirant à son tour, avec S&P le 13 Janvier, le triple A et en donnant une perspective négative pour l'avenir

PERTE DE COMPETITIVITE
C'est ce qu'a mis Moody's en avant pour justifier la dégradation de la France. Une perte de compétitivité continue et que le plan Hollande ne permettra pas de stopper. Une fois de plus c'est la rigidité sociale dans le domaine de l'emploi qui est pointée du doigt.

 

ET POURTANT QUELLE JOURNEE
On n'a pas pu profiter longtemps de cette superbe journée qui a vu un envol de tous les indices boursiers sur des espoirs de deal prochain aux Etats Unis sur le package fiscal. Le CAC s'est envolé de près de 3%

 

COPé GAGNE
avec quelques voix d'avance. Duel pathétique qui profite au Front National.

 

EXCELLENTE ANALYSE
dans les Echos sur le Japon. Sous le titre: le pays de la récession heureuse, un article sur le paradoxe japonais. Pas de croissance et pourtant un chômage bas, une espérance de vie record, une richesse par habitant élevée. Le secret selon l'auteur de l'analyse? La cohésion sociale. Pas de lutte de classes là bas...ils ont de la chance...

 

OBAMA EN BIRMANIE
Entre Aung San Suu Kyi et Angela Merkel, le choix d'Obama est clair. Ce sera l'Asie. Et plus l'Europe.

 

LA TREVE OU LA GUERRE
Israël a lancé un ultimatum. Si le Hamas n'arrête pas ses lancements de roquettes sur Israël, il y aura intervention terrestre. Le pétrole reste tendu après un fort rebond.

 

LA GRECE... SUITE...SANS FIN
C'est aujourd'hui que les ministres des Finances Européens doivent trouver une solution pour parvenir à débloquer les 30 à 40 milliards dont la Grèce a besoin dans l'immédiat. Ça passe ou ça casse.

 

A QUI PROFITE LE CREDIT D'IMPOT?
Qui va recevoir les 20 milliards d'euros? L'industrie en percevrait 20%, le commerce 19% et les services aux entreprises 17%. Selon une étude de l'institut COE REXECODE

 

L'ANGLETERRE TOUJOURS
Cameron est coincé. Son opinion publique est opposée à tout compromis sur le budget et il ne peut aller tout de suite à la rupture avec l'Union Européenne. L'Union Européenne va devoir avancer sans l'Angleterre.

LA FRANCE PERD UNE DEUXIÈME FOIS SON TRIPLE A

Le 13 Janvier, Standard and Poor's retirait à la France son triple A. Sans effet. Depuis l'Etat Français emprunte moins cher sur les marchés et même à des taux historiquement bas. Hier, c'est au tour de Moody's de dégrader la note de la France. Cette dégradation était attendue depuis des mois mais le timing, après la publication, du plan de compétitivité est un message.

Dégradation de la note de la France par l'Agence Moody's
Ce n'est pas une surprise. Cela fait des mois que Moody's avait indiqué que la perspective était négative sur la France et Standard and Poor's avait déjà enlevé le triple A de la France le 13 Janvier. Ce qui est surprenant, c'est le timing. On attendait cette dégradation depuis des mois mais Moody's a d'abord attendu les élections puis elle a donné six mois au nouveau gouvernement pour connaître la direction de sa politique économique.

La sanction tombe quelques jours après l'annonce du plan de compétitivité
Et c'est justement ce qui semble avoir déclenché la dégradation de la France. Moody's revient sur le thème des dernières semaines avec des termes assez durs. La France serait dans une spirale négative en matière de compétitivité avec une perte graduelle et continue. Et les mesures du gouvernement ne pourront pas inverser la tendance. Une fois de plus c'est la rigidité du marché du travail qui est pointé du doigt. La France est dégradée et cela pourrait continuer car l'agence a assorti cette note d'une perspective négative

Quel impact sur les taux Français ?
Cette semaine la France empruntait à des taux historiquement bas. Et depuis le 13 Janvier date de la perte du Triple A Standard and Poor's les taux n'ont fait que baisser. Donc, pas de panique à attendre. Les emprunts d'état Français continuent, pour des raisons compréhensibles et pour d'autres plus mystérieuses, à attirer les investisseurs. Mais on sent la pression monter. Même si cela ne se traduit pas par une hausse des taux. Entre l'Allemagne qui lui donne des leçons, les anglo saxons qui veulent une attaque et les agences de notation, la France est sous pression

La Bourse de Paris débutait la séance en légère baisse mardi (-0,13%), digérant sans panique la perte du triple A de la France auprès de l'agence Moody's, avant une réunion européenne sur la Grèce.

A 09h16 (08h16 GMT), l'indice CAC 40 perdait 4,57 points à 3.435,01 points, après avoir terminé en forte hausse de 2,93% la veille.

Le marché parisien utilisait comme prétexte la sanction de Moody's contre la France, annoncée dans la nuit mais largement anticipée par les investisseurs, pour marquer une pause après sa performance de la veille.

"La réaction des marchés restera limitée comme après la dégradation de la France par l'agence Standard and Poor's", en janvier 2012, soulignent les économistes chez le courtier Aurel BGC.

"Les valeurs financières françaises sont les plus fragilisées et le +spread+ (écart de taux, ndlr) France/Allemagne devrait légèrement augmenter", pronostiquent-ils simplement. De fait l'écart de taux n'augmentait que très légèrement, à 73 points, mardi matin.

Moody's Investors Service a abaissé d'un cran la note de la France à "Aa1" et l'a assortie d'une perspective négative, ce qui signifie qu'elle pourrait l'abaisser à nouveau à moyen terme.

Pour justifier sa décision, l'agence a invoqué un "risque" qui plane sur la croissance économique de la France, en raison de "multiples défis structurels", dont "une perte de compétitivité graduelle mais continue" et "des rigidités des marchés du travail, des biens et des services".

Cette nouvelle "refroidit l'ambiance sur les marchés, avant la réunion des ministres européens sur la zone euro", estiment les économistes chez Crédit Agricole CIB, même s'ils jugent les progrès sur le dossier budgétaire américain sont de nature à maintenir un certain optimisme parmi les investisseurs.

Les marchés vont rapidement se tourner vers Bruxelles où se tient à partir de 17h00 une réunion des ministres des Finances de la zone euro pour discuter des moyens de réduire la dette de la Grèce et autoriser la reprise des versements des prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

Compte tenu des oppositions entre les créanciers internationaux sur la manière de réduire la dette du pays, "il y a un risque qu'un accord sur la Grèce soit une nouvelle fois repoussé", souligne Crédit Agricole CIB, qui ne voit pas là pour autant le scénario le plus probable.

La journée sera dépourvue d'indicateur majeur en zone euro, mais le marché surveillera toutefois un emprunt de court terme de l'Espagne. Aux Etats-Unis, les investisseurs regarderont les mises en chantier de logements pour octobre.

Les valeurs bancaires tiraient le marché parisien vers le bas après Moody's, à l'image de BNP Paribas (-0,65% à 40,82 euros), Crédit Agricole (-1,15% à 5,68 euros) et Société Générale (-0,60% à 25,63 euros).

Après avoir bondi la veille, les valeurs cycliques, dépendantes de la conjoncture, cédaient du terrain. Alcatel-Lucent perdait 1,12% à 0,80 euro, ArcelorMittal (-1,24% à 11,56 euros), Renault (-0,97% à 35,61 euros) et STMicroelectronics (-0,65% à 4,57 euros).

Veolia Environnement lâchait 0,17% à 7,49 euros. Le groupe a annoncé avoir recruté François Bertreau, ancien président du directoire du transporteur routier Norbert Dentressangle, au poste de directeur général adjoint des opérations, chargé de piloter la restructuration du leader mondial de l'eau.

En revanche, Carrefour (+1,24% à 18,36 euros) grimpait en tête du CAC 40 après avoir annoncé mardi la cession de sa participation de 60% dans sa filiale en Indonésie à son partenaire local CT Corp pour 525 millions d'euros.

 

 

 

 

 

09:48 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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