08/11/2012

DEXIA..SUITE..commentaires.

Accord franco-belge sur la recapitalisation de Dexia

Belga

Mis en ligne le 08/11/2012

La Belgique assumerait un peu moins que les 55% qu'on annonçait dans la soirée.

La France et la Belgique se sont mis d'accord dans la nuit de mercredi à jeudi pour renflouer une nouvelle fois la banque Dexia, en cours de démantèlement, en injectant 5,5 milliards d'euros, une somme répartie après d'âpres négociations entre les deux pays. "Les États belge et français se sont engagés à souscrire intégralement à cette augmentation de capital, à concurrence de 53%, soit 2,915 milliards d'euros, pour la Belgique et de 47%, soit 2,585 milliards d'euros, pour la France", a annoncé dans un communiqué le ministre belge des Finances, Steven Vanackere.

L'accord a été trouvé avec son homologue français, Pierre Moscovici. Il a déjà été approuvé en Belgique lors d'un conseil des ministres restreint. Reste désormais à attendre le feu vert de la Commission européenne sur cette opération, ainsi que l'approbation de l'assemblée générale de Dexia.

Paris et Bruxelles voulaient à tout prix trouver un accord avant jeudi matin, date de la publication des résultats trimestriels de Dexia, mais les discussions étaient "difficiles", selon une source proche du dossier, en raison de la délicate question de la répartition du fardeau entre les deux capitales. La Belgique tablait au départ sur un rapport 50/50, ce qui aurait allégé sa facture d'environ 265 millions d'euros, rapporte l'agence Belga.

La France voulait de son côté que la Belgique prenne à sa charge 55% de la recapitalisation de Dexia, selon des informations parues dans la presse belge. Après d'âpres négociations, les deux pays ont trouvé un accord et ont également décidé de modifier le système de garanties apportées à Dexia.

Le plafond pour les garanties définitives --afin que la banque mène à bien son démantèlement-- a été diminué de 90 milliards d'euros à 85 milliards d'euros. Par ailleurs, la partie belge dans la répartition définitive de ces garanties a été abaissée de 60,5% à 51,4% tandis que celle de la France passe de 36,5% à 45,5%. Par conséquent, cela réduit de 10 milliards d'euros la facture de la Belgique, en cas de faillite de Dexia, indique l'agence Belga.

Jusqu'ici, la Belgique participait à la garantie à hauteur de 60,5%, contre 36,5% pour la France et 3% pour le Luxembourg.

L'ensemble de ces mesures font partie du projet de plan de résolution ordonnée qui sera bientôt déposé à la Commission européenne, indique le communiqué. La Belgique, la France et le Luxembourg s'étaient entendus fin 2011 pour garantir le financement de Dexia, première banque victime de la crise de la dette, et lui permettre de mener à terme son démantèlement.

Face à l'urgence de la situation, ils avaient dû trouver un accord sur un mécanisme de garantie temporaire, portant sur 45 milliards d'euros, un montant ensuite relevé à 55 milliards. Objectif: permettre à Dexia d'emprunter sur les marchés sur des durées allant jusqu'à trois ans.

La Commission européenne, en charge des aides d'Etat en Europe, a consenti fin septembre à la prolongation jusqu'au 31 janvier 2013 de cette garantie temporaire. Elle doit désormais se prononcer sur le plan de restructuration dans son ensemble.

Une fois obtenu le feu vert de Bruxelles au plan de restructuration de Dexia, la banque bénéficiera de garanties publiques, cette fois-ci définitives. Dexia avait déjà été frappée de plein fouet par la crise financière en 2008. Pour lui éviter la faillite, la Belgique, la France et le Luxembourg l'avaient renflouée à hauteur de 6,4 milliards d'euros et lui avaient déjà apporté des garanties publiques.

Une conférence de presse est prévue jeudi matin à Bruxelles à la résidence du Premier ministre belge, Elio Di Rupo.

57 assignations par des collectivités à fin septembre en France

Quelque 57 clients de Dexia crédit local avaient assigné en justice la filiale française du groupe franco-belge spécialisée dans le financement des collectivités à fin septembre, a indiqué jeudi la banque en marge de la publication de ses résultats, dans un communiqué. Dexia a rappelé qu'aucun jugement n'avait encore été rendu sur le fond à ce jour, en considérant l'ensemble de ces contentieux.

Lors d'une audition au Sénat français, début juillet, l'ancien administrateur délégué de Dexia, Pierre Mariani, avait fait état d'une trentaine de contentieux et d'un bond des impayés liés aux collectivités. "A l'heure actuelle, en raison notamment de la spécificité de chaque situation, Dexia n'est pas en mesure de prévoir de manière raisonnable la durée ou l'issue des litiges, de même que leurs éventuelles répercussions financières", a expliqué le groupe jeudi.

09:44 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.