31/08/2012

31 août...9h34

de MonFinancier...

 

LES INVESTISSEURS S'INQUIÈTENT POUR LA RENTRÉE

Après la surprise pour beaucoup de cette hausse d'été, les marchés soufflent et se posent des questions avant d'aborder le mois de septembre et la rentrée officielle. La hausse n'était elle qu'un feu de paille? Va-t-on rechuter lourdement ? Les banques centrales vont elles intervenir enfin? Comment ? Nous répondons à toutes ces questions dans nos anticipations global macro...

 

EN ATTENDANT L'ESPAGNE
C'est l'évènement qui devrait débloquer, au moins momentanément la situation. Rajoy n'a donné aucune indication hier lors de sa rencontre avec Hollande mais il n'a pas d'alternative. Il doit demander l'aide Européenne. S'il le fait, ni la BCE, ni les Allemands, ni le FMI ne pourront plus trouver d'excuses pour ne pas intervenir.

 

LE DOUTE
Normal après un rallye d'été que peu de gens attendaient. Le repli est logique. Et il est relativement limité par rapport à la progression depuis Juin. Euros, indices boursiers et matières premières ont glissé tous ensemble en attendant un mois de Septembre qui sera déterminant.

 

JUDGMENT DAYS
Le Wall Street Journal ne fait pas dans la dentelle . "Euro crisis faces judgment days". C'est sa une. Pour le Wall Street Journal, Septembre sera le tournant de la crise de l'euro. Depuis le temps que les Anglo Saxons rêvent que l'euro disparaisse. Ils vont encore être déçus...

 

LA CHINE FAIT UN CADEAU A ANGELA
C'était vraiment beau à voir... Les leaders Chinois ont fait les yeux doux à notre boss et ils se sont même dits prêts à acheter des emprunts d'état européens si l'Europe avançait dans la résolution de sa crise. Ces deux pays là sont de plus en plus proches...

 

LE CARTON ITALIEN
L'Italie a réussi à emprunter plus de 7 milliards hier à des taux significativement en baisse avec une demande largement supérieure à l'offre... C'est une bonne nouvelle..

 

LE MORAL A ZERO
La confiance dans la zone euro n'en finit pas de baisser. En Août, on est au plus bas depuis trois ans. Il va falloir se bouger un peu du côté de la BCE et de Berlin...

 

VIVENDI JOUE SUR LES MOTS
Ce ne sera pas un démantèlement total à cause de la dette. C'est ce que dit Vivendi. Mais on aura une vente progressive des actifs. C'est la même chose.

 

CANAL PLUS EN BOURSE
ET c'est reparti. Tous les 6 mois, le groupe déclare qu'il va entrer en Bourse. Cette fois ci ça a l'air sérieux...

 

LE NOUVEAU STYLE CARREFOUR
La presse reprend quelques formules chocs du nouveau patron de Carrefour qui ont visiblement plu aux investisseurs. Le titre a progressé de plus de 6% hier. Mais Carrefour n'est pas sorti de l'ornière...

 

LA NOUVELLE DU JOUR
Pippa Middleton est venue à Paris cette semaine et elle a utilisé un Vélib. C'est dingue ce qu'il se passe en ce moment...

 

LA BONNE NOUVELLE DU JOUR
La sortie du Nouveau Titeuf...Tiré à un million d'exemplaires. Qui a dit que les Français ne lisaient pas?....

LE CAUCHEMAR DU JOUR
Un best of ce soir sur France 2 des années bonheur de Patrick Sébastien. Vivement la fin de la crise...

 

LA DEMANDE D'AIDE EUROPÉENNE PAR L'ESPAGNE EST IMMINENTE

Des échéances de remboursement de dettes et d'emprunts massifs approchent pour l'Espagne. Et malgré l'accalmie du mois d'Août, le coût des emprunts reste prohibitif et le service de la dette vient détruire tous les efforts de réduction des dépenses. L'Espagne retarde le moment mais elle doit sauter le pas. Dans les semaines qui viennent. Aucune alternative.

Toujours pas de demande officielle d'aide Européenne de l'Espagne
Mais qu'est ce qu'ils attendent ? C'est la question que se posent les Allemands, la BCE, le FMI et les investisseurs. On sait, surtout depuis l'accélération des demandes d'aides des régions dont la Catalogne, que l'Espagne ne peut pas y échapper. Elle va devoir demander l'aide de l'Europe. Mais Rajoy joue la montre. Soit il espère un miracle qui ne viendra pas. Soit il prend le temps de préparer psychologiquement le pays mais avec 25% de chômeurs, les Espagnols sont prêts à mettre leur fierté de côté...

Est-ce que cela serait vraiment la bonne solution ?
La bonne solution, on ne le saura qu'après. Mais c'est la seule solution. Et c'est la condition fixée par tous pour débloquer la situation pour l'Espagne bien sûr mais pour l'Europe dans son ensemble. Si l'Espagne fait sa demande, la Banque Centrale Européenne n'aura plus aucune excuse pour ne pas intervenir sur le marché en achetant des emprunts d'états espagnols bien sur mais aussi italiens. Et les Allemands n'auront plus d'excuse pour refuser une mutualisation de fait de la dette. En effet, si les Espagnols demandent l'aide Européenne, on sera de fait dans un système d'eurobonds qui ne disent pas leurs noms car de nombreux pays emprunteront à travers les fonds de solidarité Européens.

Demander l'aide Européenne c'est se mettre sous la tutelle de l'Union Européenne, et c'est probablement la raison qui empêche l'Espagne de sauter le pas. Mais Christine Lagarde a expliqué déjà aux Espagnols qu'avec les mesures d'austérité qu'ils ont prises ils sont déjà au-delà de ce que le FMI ou l'Union Européenne pourrait demander en contrepartie de leurs aides. L'Espagne a déjà tous les inconvénients de la mise sous tutelle puisqu'elle suit à la lettre la feuille de route d'une austérité réclamée par l'Allemagne, elle peut maintenant en avoir les avantages avec des taux d'emprunt largement en baisse. L'Espagne n'a plus le choix. Elle n'a même plus le temps. Elle a des échéances de dettes importantes en Octobre et elle aura du mal à y faire face.

de l'AFP

 

Supervision bancaire pour les 6.000 banques de la zone euro en 2014 (Barnier) :

 

Michel Barnier, commissaire européen chargé du Marché intérieur, a indiqué vendredi que la supervision bancaire s'appliquerait à l'ensemble des 6.000 banques de la zone euro à partir du 1er janvier 2014, après une mise en place progressive dès janvier 2013.

"Nous n'avons pas prévu que la supervision directe et intégrée s'exerce du jour au lendemain globalement", a déclaré M. Barnier dans un entretien au quotidien économique Les Echos.

Selon lui, toutes les banques faisant l'objet d'un soutien public via le Mécanisme européen de stabilité (MES) seront concernées à partir du 1er janvier 2013. "A cette date, théoriquement, la recapitalisation directe des banques par les fonds de secours sera donc possible", a-t-il souligné.

La supervision sera ensuite étendue aux banques considérées comme systémiques puis, à compter du 1er janvier 2014, à l'ensemble des 6.000 banques de la zone euro.

"Nous pensons qu'une vraie supervision intégrée doit être opérationnelle pour toutes les banques. Beaucoup de problèmes sont venus ces dernières années de banques non systémiques, comme Northern Rock, Dexia ou Bankia", a expliqué le commissaire européen, précisant néanmoins que "pour des tâches sans conséquences sur la stabilité financière, comme la protection des consommateurs, le superviseur national restera compétent".

Le dispositif européen de supervision, dont la Banque centrale européenne (BCE) sera le "pivot", est une proposition "historique" pour l'approfondissement du projet européen et est "essentiel pour retrouver une stabilité financière dont l'économie réelle a besoin", a estimé M. Barnier.

Pour éviter tout conflit d'intérêt avec les responsabilités de la BCE en matière de politique monétaire, la supervision relèvera d'un conseil "distinct" du conseil des gouverneurs et son président "rendra des comptes au Parlement européen, afin d'instituer un contrôle démocratique sur ce nouvel organisme".

M. Barnier a également indiqué que des adaptations, en particulier de ses modalités de vote, allaient en conséquence être nécessaires au sein de l'Autorité bancaire européenne (EBA).

"Parallèlement, nous travaillons à la possibilité, pour les pays qui n'ont pas adopté encore la monnaie unique, de rejoindre s'ils le désirent le mécanisme européen de supervision", a-t-il fait savoir. "Ce sera sur une base uniquement volontaire".

Il a admis que cette supervision unique était une étape vers une union bancaire, "un système plus intégré" qui se traduira notamment par la mise en place d'une "autorité européenne de résolution des crises bancaires".

Revenant sur le scandale de la manipulation du Libor, M. Barnier a jugé qu'un cadre public de régulation devait s'appliquer à ce taux interbancaire de référence, suggérant également qu'il soit désormais calculé sur la base de chiffres réalisés et non d'estimations. Le Libor est actuellement fixé sur la base de taux communiqués par un panel de banques internationales, notamment britanniques et américaines.

La législation actuelle sur les abus de marché sera revue afin de permettre de prendre en compte des indices comme le Libor. "Ceux qui les manipuleront seront passibles de sanctions criminelles et pénales", a-t-il averti.

La scandale du Libor a éclaté fin juin, quand la banque britannique Barclays a révélé qu'elle allait payer 290 millions de livres pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain dans une affaire de manipulation de ce taux ainsi que son équivalent européen, l'Euribor, entre 2005 et 2009.

 

 
 

 

 

09:37 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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