21/08/2012

11h09 marchés + 0.6%

TRÊVE ESTIVALE

La crise, un lointain souvenir ? C'est ce qu'un rapide coup d'oeil aux places financières pourrait laisser penser. Le CAC s'offre un rally estival en reprenant 9% en ligne droite pour flirter avec les 3500 points, alors que les taux des obligations périphériques s'offrent une détente salutaire. Du coup, on aurait tendance à penser que les marchés ont oublié la crise.. Que Nenni !

 

GUERRE OUVERTE ENTRE LA BUBA ET LA BCE
Décidément, ces deux là sont irréconciliables. La Bundesbank n'a pas fait dans la dentelle en s'opposant sans ambiguïté au projet de la Banque centrale européenne (BCE) de réactiver son programme de rachats d'emprunts d'Etat, une mesure non conventionnelle qui permet de faire baisser la fièvre sur les coûts d'emprunts jugés insupportables.

 

LA RUMEUR QUI MET LE FEU AUX POUDRES
Tout est parti d'un article de l'hebdomadaire allemand « Der Spiegel » qui croyait savoir que la BCE pourrait intervenir autant que nécessaire sur les marchés secondaires pour des pays fragilisés qui ont vu leur cout d'emprunts flamber, l'Italie et l'Espagne pour ne pas les nommer. Selon l'hebdomadaire, c'est le « spread » c'est-à-dire la différence des couts d'emprunts entre l'Allemagne et le pays visé par la mesure qui serait le critère déterminant pour intervenir. Objectif, réduire l'écart entre les bons et les mauvais élèves de la zone euro.

 

LA BUNDESBANK DURCIT SA POSITION
Pour la banque centrale allemande, c'est carrément de la provocation. Du coup, elle a enfoncé le clou en ajoutant que « les risques de solvabilité souverains ne doivent pas être mutualisés via des aides aux banques du MES, comme le prône pourtant l'esprit du sommet européen, « mais par les parlements et les gouvernements ».

 

LES MARCHES PARIENT SUR UNE VICTOIRE DE LA BCE
La Bundesbank a beau passer au vitriol la perspective d'une mutualisation des dettes, l'idée d'une intervention massive de la BCE pour enrayer la flambée des couts de financements fait son chemin. Pour les marchés, cela ne fait aucun doute, la BCE peut et doit intervenir pour soulager l'Espagne et l'Italie. Preuve s'il en fallait une, les rendements espagnols poursuivaient leur détente en s'inscrivant à 6,22% contre 7,55% début juillet.

 

LES BANQUES COMPLÉTEMENT ACCROS AUX LIQUIDITÉS DE LA BCE
A lire absolument, le dossier du FT qui nous prouve par A+B à quel point les banques sont dépendantes des liquidités de la BCE. Conséquence des 1 000 milliards du LTRO, le bilan de la BCE se transforme avec un secteur bancaire espagnol qui détenait au mois de juillet 402 milliards d'euros d'actifs déposés au guichet de la BCE, quand l'Italie en détenait 283 milliards. La France quant à elle a déposé 175 milliards auprès de la BCE, très loin devant l'Allemagne avec ses 78 milliards. Du coup, le bilan de la BCE commence à se déséquilibrer, puisqu'en juillet, l'Espagne l'Italie et le Portugal réunissaient à eux trois 60% des prêts accordés.

 

ENCORE UN SURSIS MONSIEUR LE BOURREAU
Alors que depuis le début de la crise, le PIB Grec s'est effondré de 20%, Athènes est à nouveau sous pression, la troïka doit donner en septembre son feu vert pour le déblocage d'une aide financière de 31,5 milliards, nécessaire à la survie financière du pays. Le gouvernement grec doit donc absolument remplir sa part du contrat, en trouvant 11,5 milliards d'économies supplémentaires pour 2013 et 2014, sans quoi les fonds ne seront pas débloqués, ce qui pourrait entraîner sa sortie de la zone euro. Une énième cure d'austérité qui passe pour de l'acharnement aux yeux de la population. Du coup, le gouvernement tente d'obtenir un geste de clémence de l'Europe qui passerait par un délai supplémentaire de deux ans pour boucler son budget.

LA PLUS GROSSE POMME DE TOUS LES TEMPS
Le géant Apple a battu le record de la plus grande capitalisation boursière de tous les temps. La capitalisation boursière a dépassé les 623 milliards de dollars au Nasdaq. L'équivalent d'un cinquième du PIB Français ! Le fabricant de l'Iphone et de l'Ipad a ainsi battu le record détenu depuis 1999 par Microsoft qui avait atteint, une capitalisation boursière d'un peu plus de 620 Mds$.

(de Monfinancier) 

 

 

11:12 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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