03/08/2012

COMMENTAIRES APRES DECEPTION...

Les Bourses européennes stables après la forte déception suscitée par Draghi :

 

Un trader à la bourse de Francfort

Après la forte déception suscitée par le discours de la BCE la veille, les Bourses européennes ont repris un peu pied vendredi matin en ouvrant autour de l'équilibre, dans l'attente de la publication des chiffres mensuels de l'emploi américain dans l'après-midi.

Paris a ainsi démarré en hausse de 0,40%, Londres de 0,29%, Francfort 0,30%. Milan et Madrid qui avaient sévèrement dévissé la veille, gagnaient respectivement 1,40% et 0,53% peu après l'ouverture.

Les marchés ont réagi très négativement jeudi à l'absence de nouvelles mesures concrètes à l'issue de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), alors même que son président Mario Draghi avait généré beaucoup d'espoirs la semaine passée en se déclarant prêt à tout faire pour se porter au secours de la zone euro.

"Nous sommes face à un marché qui est clairement plus incertain qu'avant, avec de nombreuses questions laissées sans réponses", Chris Weston, analyste chez IG Markets.

A ce stade, la BCE a en effet seulement réitéré son engagement à "tout faire" pour la protéger et elle a prévenu qu'elle pourrait racheter à nouveau de la dette de pays en difficulté, mais seulement avec les fonds de secours européens et donc une fois que ces Etats auront fait une demande d'aide.

De leur côté, réunis à Madrid, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et son homologue italien Mario Monti ont tous deux déclaré qu'ils allaient examiner les mesures envisagées par la BCE, mais assuré "ne pas avoir parlé" d'un éventuel plan de sauvetage pour les économies des deux pays.

"La BCE a déçu les attentes en ne délivrant ni promesse d'intervention sur les marchés obligataires souverains, ni +surprise+ lui permettant de tenir dès maintenant l'engagement pris jeudi dernier, qu'elle serait de toute façon derrière les pays européens", ont aussi souligné les analystes du Crédit Mutuel-CIC.

Après le statu quo déjà adopté mercredi par la Réserve fédérale américaine (Fed), "les autorités monétaires ont donc refusé de prendre le rôle de sauveur, accroissant la pression sur les autorités politiques pour qu'elles cessent de jouer la montre", ont-ils poursuivi.

"Les décisions de politiques monétaires étant maintenant recalées pour le mois d'août, les statistiques témoignant de l'ampleur du ralentissement dans les pays développés (...) vont reprendre de l'importance", à commencer par les chiffres de l'emploi américain, publiés à 12H30 GMT, ont-ils jugé.

Il s'agit d'un des indicateurs les plus suivis par les investisseurs chaque mois sur les marchés, puisqu'il en dit beaucoup sur l'état de santé de la première économique mondiale. Le consensus des analystes s'attend à 100.000 créations nettes d'emplois, a rappelé M. Weston.

Sur le marché obligataire, la pression restait très forte vendredi matin, pour l'Espagne et l'Italie, leurs taux d'emprunt à 10 ans poursuivant la nette ascension entamée jeudi après la réunion de la BCE, au-dessus de 7% pour la première et de 6% pour la seconde.

Du côté des changes, l'euro montait légèrement face au dollar vendredi malgré la déception des investisseurs. Vers 07H25 GMT, l'euro valait 1,2200 dollar, contre 1,2189 dollar vers 06H00 GMT et 1,2178 dollar jeudi vers 21H00 GMT.

 

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10:25 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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