03/08/2012

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ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en ordre dispersé vendredi, mais dans d'étroites fourchettes. L'optimisme des investisseurs ayant été douché jeudi par la décision de la Banque centrale européenne (BCE), qui n'a annoncé aucune des vigoureuses mesures qu'attendait le marché, l'attention se portera vendredi sur un autre événement clé: le rapport sur l'emploi non agricole aux Etats-Unis.

Selon IG Markets, le CAC 40 devrait céder 1 point à l'ouverture, à 3.231 points, le FTSE 100 avancerait de 8 points, à 5.670 points, et le DAX céderait 9 points, à 6.597 points.

Les économistes s'attendent à ce que l'économie américaine ait créé 95.000 emplois nets en juillet, contre 80.000 en juin. Il tablent également sur un taux de chômage inchangé à 8,2%.

Du côté des valeurs, Allianz, International Consolidated Airlines, Intesa Sanpaolo, UniCredit et Royal Bank of Scotland publient leurs résultats ce vendredi.

Moody's Investors Service a abaissé sa perspective sur la note de crédit d'ArcelorMittal de stable à négative, et Standard and Poor's Ratings Services a dégradé d'un cran la note de crédit du sidérurgiste, reléguée en catégorie spéculative.

Par ailleurs, un groupe de banques espagnoles en difficulté, dont Bankia, va demander un premier recours à l'aide des fonds de secours européens "dans les jours qui viennent", a indiqué un représentant du gouvernement.

BHP Billiton a pour sa part annoncé vendredi qu'il déprécierait de 3,29 milliards de dollars la valeur de ses actifs américains de gaz de schiste et de ses actifs australiens de nickel.

Le Fonds monétaire international (FMI) a par ailleurs prévenu jeudi soir que si les dirigeants de la zone euro ne parvenaient pas à enrayer la crise, ils déclencheraient une importante contraction économique dans la région et une vente éclair des actifs du secteur financier.

Moody's Investors Service a abaissé la note souveraine de la Slovénie de "A2" à "Baa2", avec une perspective négative, citant le besoin de recapitalisation du système bancaire du pays.

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en hausse vendredi. Les indices d'actions américains ont reculé jeudi après la conférence de presse de Mario Draghi, dont les annonces ont déçu le marché.

Les marchés d'actions asiatiques sont pour leur part en baisse, subissant un mouvement de vente alors que les investisseurs se détournent des actifs risqués après les annonces de la BCE. Les Bourses de Tokyo, Seoul et Sydney sont particulièrement pénalisées.

 

 
 

 

OBLIGATIONS

L'attention va se porter vendredi sur les points hauts des Bunds et des gilts atteints à la fin du mois de juillet, affirme Francis Bray, responsable de l'analyse technique pour l'Europe chez Dow Jones.

Pour le contrat de septembre sur le Bund, le point haut du 23 juillet à 146,26 est à portée après l'outside day haussier de jeudi, tandis que le contrat de septembre sur le gilt s'approche du point haut du 23 juillet à 122,45 et pourrait viser de nouveaux points hauts vers le seuil technique de 122,90, ajoute Francis Bray.

Les rendements des obligations d'Etat espagnoles et italiennes ont grimpé jeudi à leurs plus hauts niveaux depuis une semaine en réaction à l'inaction de la Banque centrale européenne (BCE), bien que les maturités courtes s'en soient mieux sorties après que Mario Draghi a affirmé que les prochains achats se concentreraient sur ce type de titres.

Mario Draghi "était attendu au tournant et les investisseurs ont le sentiment qu'il n'a pas tenu ses promesses", car il n'a pas annoncé d'initiative importante comme l'achat d'obligations des Etats périphériques en difficulté", explique Ishaq Siddiqi, d'ETX Capital Market.

Les bons du Trésor américain sont mitigés vendredi, après avoir gagné du terrain jeudi grâce à un mouvement de refuge après la déception suscitée par la BCE.

 

 
 

 

CHANGES

L'euro est sous pression vendredi et s'est écarté du point haut en un mois atteint jeudi face au dollar après l'annonce de la Banque centrale européenne (BCE), qui a déçu le marché.

"Les acteurs du marché attendaient des mesures coordonnées pour atténuer les difficultés des conditions de marché en Europe et ont globalement été déçus", indique Aroop Chatterjee, stratégiste changes chez Barclays à New York. La BCE a montré qu'elle ne ferait rien tant que les gouvernements n'agiraient pas, ajoute-t-il.

L'attention se porte maintenant sur le rapport de juillet sur l'emploi non agricole aux Etats-Unis.

"Le risque d'une importante déception [liée au rapport sur l'emploi] a été atténué par les solides chiffres de l'enquête ADP sur l'emploi dans le secteur privé publié dans la semaine", indique Kymberly Martin, stratégiste chez BNZ. "Mais il faudrait tout de même une extrêmement bonne surprise pour réjouir les marchés, toujours démoralisés par les déceptions de jeudi."

Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez Forex.com, note que "tant que les marchés digèrent le fait que la BCE n'a rien annoncé de concret pour résoudre les problèmes de l'Espagne, le niveau de 1,20 dollar sera en ligne de mire".

L'équipe chargée de la stratégie de changes de Goldman Sachs recommande de prendre des positions longues sur l'euro face au dollar.

Bien que l'euro ait dévissé après le discours de Mario Draghi, qui n'a annoncé aucune mesure concrète jeudi, Goldman Sachs estime que les préparations visant à réactiver le programme de rachats obligataires de la BCE, à la condition que le Fonds européen de stabilité financière et le Mécanisme européen de stabilité soient utilisés pour soutenir la zone euro, est une "avancée en vue de l'endiguement de la crise de la zone euro".

 

 
 

PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole brut rebondissaient légèrement vendredi en Asie, comblant une partie des pertes enregistrées pendant la nuit.

La poursuite des tensions entre l'Iran et le Moyen-Orient continue de soutenir les prix après le feu vert des parlementaires américains à de nouvelles sanctions contre l'Iran.

A 5h00, le contrat de septembre sur le Brent gagnait 41 cents, à 106,31 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de référence de New York, sur le brut léger doux pour livraison en septembre, progressait de 50 cents, à 87,63 dollars le baril.

Les perspectives de la Banque centrale européenne et les statistiques économiques à paraître aux Etats-Unis tendent à conforter l'idée que les conditions de trading sur le marché pétrolier resteront moroses au mois d'août, estime Jim Ritterbusch, président du cabinet de conseil Ritterbusch & Associates. Il s'attend à un repli du contrat new-yorkais vers la zone de 80 dollars.


10:12 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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