25/07/2012

BONJOUR TRISTESSE...9H47

 

A SUIVRE EN FRANCE

A l'agenda macroéconomique figurent l'enquêtre trimestrielle de conjoncture dans l'industrie, à 08h45, puis, à 18h00, les chiffres des demandeurs d'emploi pour le mois de juin.

L'actualité des entreprises sera très chargée, avec les résultats semestriels de PSA, Thales, PagesJaunes, Seb, Icade, Ipsos, Nexans, Nexity, Saft, Foncière Lyonnaise, Sartorius Stedim Biotech, Cegid, NextRadioTV, Spir, Selectirente, AffiParis, Avenir Finance et Thermador. Les opérateurs scruteront également les chiffres d'affaires trimestriels de Meetic, Lacroix, Linedata Services, Naturex, Stentys, Aubay, Mr Bricolage, OL Groupe, Synergie, Systar, Delta Plus, Crit, Sogeclair, EOS Imaging et Mersen.

La publication de PSA sera tout particulièrement suivie car le constructeur doit dévoiler les détails de son plan de redressement annoncé début juillet, qui prévoit entre autres la suppression de 8.000 postes et l'arrêt de la production à l'usine d'Aulnay-sous-Bois.

 

 
 

 

ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en baisse mercredi, les investisseurs hésitant de plus en plus à prendre des risques en raison d'une accentuation des craintes concernant la situation dans la zone euro, alors que Moody's a abaissé sa perspective sur les notes souveraines de l'Allemagne et du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Selon Cantor, le CAC 40 pourrait céder 15 points à l'ouverture, à 3.060 points, le FTSE 100 abandonnerait 21 points à 5.478 points, et le DAX céderait 50 points à 6.340 points.

Moody's Investors Service a abaissé sa perspective de "stable" à "négative" sur la note triple A du fonds de secours temporaire de la zone euro. Cette annonce fait suite à la décision de l'agence d'évaluation financière, en début de semaine, d'abaisser sa perspective sur les notes de l'Allemagne, du Luxembourg et des Pays-Bas.

Le gouvernement allemand et "une majorité écrasante" du Bundestag soutiennent le plan de soutien financier à l'Espagne, et les attaques spéculatives actuelles sur le marché de la dette espagnole sont injustifiées, ont déclaré mardi soir les ministres des Finances des deux pays dans un communiqué commun.

Ce communiqué, publié à l'issue d'une réunion bilatérale de plusieurs heures entre Wolfgang Schäuble et Luis de Guindos, a apporté un soutien public et moral à l'Espagne mais aucune annonce concrète n'a été faite, en sus des termes déjà connus du plan d'aide au secteur bancaire du pays.

Le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a pour sa part accentué ses critiques envers la Grèce, exprimant sa "déception" face aux efforts insuffisants déployés par le pays, rapporte mercredi le Rheinische Post.

Un économiste allemand de renom, Lars Feld, a déclaré que les coûts à court terme pour l'Allemagne d'un éclatement de la zone euro se monteraient à 3.300 milliards d'euros, ajoute le Rheinische Post.

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en baisse mercredi. L'indice Dow Jones a de nouveau clôturé dans le rouge mardi, sur fond de résultats d'entreprises inférieurs aux prévisions qui ont renforcé les inquiétudes concernant la croissance économique, et de craintes croissantes concernant la capacité de la Grèce à rembourser ses dettes.

L'indice s'est toutefois écarté de ses points bas en fin de séance, le Wall Street Journal ayant rapporté que la Réserve fédérale s'apprêtait à prendre des mesures supplémentaires pour stimuler l'économie.

Les résultats publiés par Apple ont déçu le marché mardi. Le groupe a annoncé des ventes d'iPhone inférieures aux attentes, ce qui a fait dévisser le titre de 5% dans les échanges d'après-Bourse.

Les marchés d'actions asiatiques sont en repli mercredi, pénalisés par les craintes liées à la crise de la zone euro et par les résultats d'Apple.

 

 
 

 

OBLIGATIONS

La situation de l'Espagne, de la Grèce et de l'ensemble de l'économie de la zone euro pourraient inciter les investisseurs à persévérer dans leur recherche de sécurité sur le marché des Bunds et des gilts mercredi.

Les coûts d'emprunt de l'Espagne ont continué à augmenter. Les taux des obligations d'Etat espagnoles à 10 ans ont encore progressé de 12 points de base, à 7,57%, un nouveau record depuis la création de l'euro, selon la plateforme Tradeweb.

Les ministres allemand et espagnol de l'économie ont déclaré, mardi dans un communiqué commun, que les coûts d'emprunt de l'Espagne ne correspondaient pas aux fondamentaux de l'économie espagnole.

Ce taux de 7% est "un seuil psychologique et l'Espagne est clairement au-dessus de ce niveau", observe BNP Paribas Fortis Global Markets dans une note.

L'une des solutions pour faire redescendre les coûts d'emprunt espagnols serait une baisse des taux d'intérêt par la Banque centrale européenne (BCE), ce qui est déjà le consensus du marché, ajoute un analyste de BNP.

L'indice PMI composite de la zone euro est resté inchangé à 46,4 en juillet, témoignant d'une contraction de l'activité dans le secteur privé pour le sixième mois consécutif.

L'indice IFO du climat des affaires en Allemagne pour le mois de juillet devrait s'établir à 104,5, contre 105,3 le mois précédent, selon une étude de Dow Jones Newswires.

Les prix des obligations du Trésor américain montent un peu mercredi. Les investisseurs ont recherché la sécurité et se sont donc tournés davantage vers les titres du Trésor américain mardi, faisant chuter leurs taux d'intérêt jusqu'à des points bas records pour la deuxième séance consécutive.

Le gouvernement américain profite de cette situation qui lui permet de financer à moindre coût son déficit budgétaire. Le département du Trésor a venu mardi pour 35 milliards de dollars de titres à deux ans, à un taux de 0,22%, un point bas record.

 

 
 

 

CHANGES

L'euro gagne du terrain mercredi, après avoir touché mardi un nouveau point bas en deux ans face au dollar. La monnaie unique a ainsi connu sa cinquième séance consécutive de recul, dans un contexte de craintes que l'Espagne ait besoin d'un plan de sauvetage global, et que la Grèce ne puisse respecter les objectifs fixés par ses créanciers internationaux.

Le mouvement de vente sur l'euro s'est amplifié hier après la parution d'une dépêche de l'agence de presse Reuters, qui citait des responsables européens lui ayant déclaré que la Grèce pourrait manquer son objectif de réduction de son endettement et avoir besoin d'une nouvelle restructuration de sa dette.

"On se demande si la zone euro va rester intacte", indique Richard Franulovich, stratégiste devises chez Westpac Banking Corp. à New York. "Il y a de plus en plus de doutes sur la capacité des autorités [européennes] à surmonter la crise".

 

 
 

PETROLE

L'évolution des cours du pétrole montre que les intervenants s'inquiètent actuellement davantage des risques de perturbations de l'offre que des facteurs qui pèsent sur la demande, indiquent les analystes de National Australia Bank dans une note.

Les embargos décidés sur les exportations de pétrole iranien relèguent au second plan la crise de la dette dans la zone euro, ce qui soutient les cours de l'or noir, ajoutent-ils.

Les craintes au sujet de la situation dans la zone euro et les risques pour l'offre liés aux tensions avec l'Iran vont continuer d'entraîner les cours du pétrole dans des directions opposées pendant le reste de l'année, prévoient ces analystes. Ils s'attendent à ce que le prix du baril de Brent s'établisse en moyenne à 108 dollars au troisième trimestre, et à 109 dollars au quatrième.

A 05h00, le contrat de septembre sur le Brent perdait 28 cents à 103,14 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat sur le brut léger doux coté au Nymex cédait 37 cents à 88,13 dollars le baril.

de MonFinancier..

 

S.O.S. : SAVE OUR SUMMER

Entre vous et moi, le vrai problème ce n'est ni la Grèce, on sait qu'elle n'a rien à faire en zone euro et qu'elle doit sortir, ni l'Espagne, on sait qu'elle résiste mais qu'elle va devoir demander l'aide de l'Europe, ni même la zone euro ou l'euro, le problème c'est notre été. Il ne reste que quelques semaines d'été: est ce qu'on pourrait en profiter pour une fois?

 

NOTRE APPEL: S.O.S.
Ce message s'adresse à Monsieur Rajoy, par pitié, demandez officiellement l'aide Européenne, au gouvernement Grec, par pitié ne faites plus semblant de vous plier aux règles européennes pour qu'on puisse vous sortir, à Mario "Droopy" Draghi, intervenez, intervenez, intervenez, à Merkel et Schauble, lâchez un peu du lest. Pas pour sauver la zone Euro ou l'euro. Non. Pour Sauver notre été. Save Our Summer.

COMME D'HABITUDE
La Bourse Espagnole a baissé, les taux espagnols ont flambé avec les taux courts au niveau des taux longs, l'Italie a suivi, l'euro a encore baissé, les investisseurs paniquent: donc RAS. Rien à Signaler.

LE PLAN AUTOMOBILE
Le commissaire au Redressement Populaire va nous sortir son Plan automobile dans la tradition Française. Au lieu de s'attaquer au fossé de productivité, on saupoudre des aides coûteuses qui ne servent à rien

L'EXPRESS
a trouvé un bon nom pour Hollande en couverture: l'hypnotiseur. J'aurais préféré le somnifère mais va pour l'hypnotiseur.

ONDE DE CHOC EN ALLEMAGNE
Jour après jour, l'Allemagne engrange des milliards d'euros grâce à la crise. On estime que la crise européenne lui aurait rapporté entre 120 et 160 milliards d'euros entre l'impact sur les exportations de la baisse de l'euro et surtout l'impact de l'effondrement de ses taux d'intérêt sur le service de sa dette. Mais Moody's a commencé à gâcher la fête de la bière en parlant de dégrader l'Allemagne... Ils vont peut être se bouger un peu pour l'Europe.

ET DE TROIS
Troisième jour de baisse pour le CAC. Les volumes sont certes très faibles mais les valeurs bancaires continuent à chuter et à entraîner le reste du marché...

ET DE SIX!
Pour le sixième mois consécutif, l'indicateur d'activité économique est en baisse en Juillet. C'est surtout la production qui est en chute libre, au plus bas depuis Juin 2009.

IL EST FOU!!
Ce n'est plus du courage, c'est de la folie...Mario Monti demandent aux siciliens de se serrer la ceinture. Ils vont lui faire une proposition qu'il ne pourra pas refuser...

OBAMA EN TETE
On peut être mauvais et populaire. L'animateur de shows télévisé, Barack Obama, est en tête dans les sondages pour la prochaine élection. 49% contre 43% pour Romney.

L'IMMOBILIER A LA VEILLE D'UNE CHUTE
Les transactions ont déjà lourdement chuté, premier signal avancé d'une baisse à venir mais maintenant, malgré des taux bas, c'est le nombre de nouveaux crédits immobiliers qui s'écroule. Les banques sont devenues plus sévères et les acheteurs ont moins de moyens...

A QUOI SERT JEAN LOUIS BORLOO
Alors que le monde s'écroule et que la France n'a plus d'industrie, il veut lancer "Un Grenelle des véhicules du futur". Et pourquoi pas un "Grenelle des coiffures qui ne ressemblent à rien" Ou un "Grenelle du pinard". Merci Jean Louis!

LA VRAIE QUESTION DU JOUR
En une du Parisien/Aujourd'hui: "Quel temps fera t'il en...2035?".

 

L'ALLEMAGNE SOUS PRESSION

On a envie de dire "enfin". L'onde de la crise Européenne touche l'Allemagne tant sur sa croissance que sur la notation de sa dette. Dans ce jeu de dominos européens, le domino Allemand ne tombera pas, il ne vacillera même pas mais le simple fait d'évoquer sa possible chute met un peu plus de pression sur l'Allemagne.

L' Allemagne sait qu'elle a besoin de la zone Européenne. Autant, si ce n'est plus, que la zone européenne a besoin d'elle.
Elle sait aussi que cette crise lui a rapporté entre 120 et 160 milliards d'euros grâce à l'effet de la baisse de l'euro sur ses exportations et grâce surtout à la baisse des taux d'intérêt sur sa dette.
Mais le système a atteint ses limites.
L' Allemagne le sait.
C'est pour cela qu'elle a provoqué des vraies avancées au dernier sommet Européen.
Mais ce n'est pas suffisant.
Son économie est aujourd'hui sous pression. Elle pourrait aussi perdre son triple A. L'Allemagne va devoir accepter de mouiller un peu plus sa chemise pour sauver la zone euro, un pilier essentiel de son économie.
Elle va devoir dire à son Allemand d'adoption, Mario Draghi, d'intervenir enfin sur les dettes Espagnoles et Italiennes.
Mais elle va devoir aussi assouplir les conditions de mise sous tutelle, pour que l'Espagne et l'Italie demandent l'aide Européenne sans que les conditions soient trop drastiques.
La Forteresse Allemande est solide. Très solide. Mais une petite brêche vient de s'ouvrir. Et une brêche en Allemagne, ce n'est pas supportable....

09:49 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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