10/07/2012

bonjour ...9h10 ce mardi 10 juillet....il fait gris et pluvieux!

de DOW JONES...

ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir sur une note contrastée mardi, alors que les investisseurs jettent un oeil sceptique sur les dernières tentatives de l'Union européenne pour enrayer la crise des dettes souveraines de la zone euro.

Selon Cantor Index, le CAC 40 pourrait gagner 5 points à l'ouverture, à 3.161 points, le FTSE 100 progresserait également de 5 points à 5.632 points, tandis que le DAX reculerait de 2 points à 6.385 points.

Les ministres des Finances de la zone euro sont parvenus mardi matin à "un accord politique" sur certains aspects de l'aide destinée aux banques espagnoles, a indiqué Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe. L'Espagne a par ailleurs obtenu un délai supplémentaire d'un an pour atteindre son objectif de réduction du déficit, comme cela était attendu.

"Nous comptons parvenir à un accord officiel au cours de la deuxième quinzaine de juillet, qui permettrait de mobiliser une première enveloppe de 30 milliards d'euros destinée aux besoins urgents du secteur financier [espagnol]", a expliqué à la presse Jean-Claude Juncker, qui est également Premier ministre du Luxembourg, à l'issue d'une réunion de neuf heures à Bruxelles.

Ishaq Siddiqi, stratégiste chez ETX Capital, observe que les marchés d'actions européens ont pâti lundi des propos du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, qui s'est exprimé devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

"Ce qui a réellement inquiété les marchés, ce sont ses commentaires sur le fait que le [Mécanisme européen de stabilité] ne serait pas prêt à recapitaliser les banques d'ici à la fin de l'année, explique Ishaq Siddiqi.

Mario Draghi a par ailleurs rappelé que, selon la BCE, il y aurait un "affaiblissement de la croissance et une accentuation des incertitudes" au deuxième trimestre 2012, et que la zone euro se redresserait progressivement, bien qu'avec une perte d'élan.

Le Royaume-Uni compte prendre des mesures drastiques, pouvant aller jusqu'à des peines de prison, contre les manipulations illégales des taux d'intérêt du marché, a déclaré Mark Hoban, secrétaire financier au Trésor, au Handelsblatt.

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en baisse mardi. Les marchés d'actions américains ont reculé lundi en raison des inquiétudes des investisseurs concernant la crise de la zone euro et les perspectives de résultats des entreprises.

Alcoa a ouvert lundi la saison des résultats aux Etats-Unis en publiant des chiffres trimestriels supérieurs aux attentes, tandis qu'Advanced Micro Devices a dévissé après avoir prévenu que ses résultats trimestriels seraient inférieurs aux prévisions de Wall Street.

Les marchés d'actions asiatiques évoluent peu mardi après s'être écartés de leurs points hauts, alors que les investisseurs exmainent l'accord sur l'Espagne et un excédent commercial en Chine qui reflète la faiblesse de la croissance des importations.

 
 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient connaître un début de séance indécis, alors que les investisseurs examinent les annonces de l'Eurogroupe cette nuit et évaluent les chances de l'Espagne de résoudre ses difficultés actuelles.

Lundi, l'Allemagne a placé des titres de dette à deux ans assortis d'un taux de -0,06%, tandis que la France a émis des BTF à 13 et 24 semaines, avec des taux d'intérêt négatifs pour la première fois de son histoire.

La forte demande pour la dette française est un signe de la rareté des actifs de qualité au niveau mondial. La France, qui est toujours notée triple A par deux des trois grandes agences d'évaluation financière, se retrouve néanmoins régulièrement mise au pilori en raison de l'état de ses finances publiques et d'une croissance anémique. La Banque de France a confirmé lundi sa prévision d'un recul de 0,1% du produit intérieur brut du pays au deuxième trimestre.

L'Espagne a de son côté vu lundi le taux d'intérêt sur son obligation à 10 ans monter de 0,15 point de pourcentage, pour passer au-dessus du seuil critique des 7%. Les titres de dette espagnols ont subi un mouvement de vente alors même que les ministres des Finances de la zone euro, qui se sont réunis hier à Bruxelles, paraissaient disposés à accorder au pays un assouplissement de ses objectifs de réduction du déficit public.

Les prix des obligations du Trésor américain évoluent peu mardi. Ils ont grimpé lundi car les investisseurs, inquiets au sujet de la crise de la dette dans la zone euro, se sont détournés des actifs risqués et ont tenté d'évaluer la probabilité de nouvelles mesures de relance monétaire aux Etats-Unis.

John Williams, le président de la Fed de San Francisco, a déclaré lundi que la banque centrale américaine devait se tenir prête à prendre de nouvelles mesures de soutien à l'économie si la situation le justifie.

"Nous nous tenons prêts à faire le nécessaire pour atteindre nos objectifs de plein emploi et de stabilité des prix", a-t-il affirmé, tout en plaidant pour une "très forte vigilance".

 
 

CHANGES

L'euro est en baisse face au dollar mardi matin et s'établit autour de son point bas en deux ans, alors que les investisseurs attendent la décision de la Cour constitutionnelle allemande sur la constitutionnalité du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de secours permanent de la zone euro.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis lundi soir, tandis que ceux de l'ensemble de l'Union européenne doivent se rencontrer ce mardi. Ces réunions et l'attente de la décision de la cour ont éclipsé les propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui a déclaré lundi que la BCE était prête à prendre davantage de mesures pour soutenir l'économie de la zone euro.

"Si [le MES] est déclaré anticonstitutionnel, alors aucun des propos [de Mario Draghi] n'importera", explique Ron Leven, stratégiste changes chez Morgan Stanley à New York.

"Le marché craint toujours que les autorités ne réagissent peut-être pas assez vite" pour régler les problèmes de dette de la région, indique Robert Lynch, stratégiste changes chez HSBC à New York.

 
 

PETROLE

Le contrat sur le Brent a enfoncé le seuil des 100 dollars le baril mardi, à peine quelques heures après les mesures prises par Oslo pour mettre fin aux perturbations de l'approvisionnement en brut norvégien en raison d'un mouvement social dans le secteur.

A 06h00, le contrat d'août sur le Brent de la mer du Nord chutait de 1,62 dollar, à 98,70 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat d'août sur le brut léger doux du Nymex reculait de 95 cents, à 85,04 dollars le baril.

La reprise de la production pétrolière en Norvège après l'intervention du gouvernement pour mettre un terme à la grève des employés offshore pèse sur les prix, note Nick Trevethan, stratégiste spécialisé en matières premières chez ANZ Research.

de CAPITAL...

Directeur général de Diamant Bleu Gestion, Hugues Le Maire est partagé sur l'issue du dernier sommet européen, même s'il estime qu'il constitue un pas dans la bonne direction. Les champs d'intervention de la Banque centrale européenne restent toutefois limités, et cette dernière a récemment rappelé les Etats membres à leurs responsabilités. Hugues Le Maire parie sur une poursuite de la consolidation des marchés d'actions à court terme, le véritable rebond ne pouvant intervenir qu’à l’issue de solutions concrètes et crédibles aux problèmes de la zone euro.

 

 

 

Capital.fr : Le récent sommet européen change-t-il la donne pour la crise de la dette souveraine ?

 

Hugues Le Maire : Il va dans le bon sens, car il traduit une prise de conscience de la nécessité de mobiliser des moyens non conventionnels pour résoudre le problème de la dette européenne. Le MES (Mécanisme européen de stabilité, NDLR) pourra recapitaliser directement les banques, une évolution bienvenue… En revanche, le sommet ne change pas fondamentalement la donne, car il n'y a toujours pas d'acteur en zone euro doté de moyens illimités pour se porter garant de toute dette souveraine, ce qui est le rôle de la banque centrale d’une zone monétaire. Le problème, depuis trois ans maintenant, est que les responsables politiques de l'Union monétaire tentent d’adresser une réponse politique à un problème d'arbitrages par les acteurs de marché, qui peuvent attaquer les titres de dettes des Etats. Or, il n’y a qu’un moyen de mettre fin à une spéculation réalisée avec des moyens par définition finis : apporter une réponse ferme avec des moyens illimités ; c’est le rôle de la banque centrale. Enfin, les différents gouvernements n'ont pas tous applaudi à l'issue du sommet. Si les représentants français, espagnols et italiens sont repartis avec le sourire, Berlin a tiqué… Déjà, des divergences apparaissent, les Pays-Bas et la Finlande ne voulant pas entendre parler d'achats sur le marché secondaire des obligations d'Etat par le MES.

 

 

 

Capital.fr : Quels éléments constituent des sujets de préoccupation ?

 

Hugues Le Maire : La dette publique cumulée de l'Italie et de l'Espagne représente 2.800 milliards d'euros, soit 6 fois la taille du MES… Ainsi, le vrai problème de l'Union monétaire est l'absence d'un prêteur en dernier ressort auprès des Etats, un rôle qui doit être celui de la Banque centrale européenne. De l'autre côté de l'Atlantique, un déficit public de 8% n'effraie pas, car "Helicopter Ben" (le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, NDLR) peut imprimer massivement des billets. Autre motif d'inquiétude, l’éventualité d’un ralentissement économique aux Etats-Unis et en Chine. Les récents indices Philly Fed et ISM (chiffres des directeurs d'achats, NDLR) manufacturier ont en effet été décevants. Enfin, l'écart de rendement obligataire (ou spreads, NDLR) entre les titres seniors des sociétés financières et ceux des emprunts d'entreprises s'est considérablement accru depuis l'éclatement de la crise. Même s'il s'est quelque peu réduit depuis novembre 2011, à 100 points de base actuellement, il reste historiquement élevé.

 

 

Capital.fr : Le récent rebond des marchés d'actions est-il amené à se poursuivre ?

 

Hugues Le Maire : Au regard des résultats du sommet du 28-29 juin, les attentes des marchés nous paraissent très élevées quant à une sortie de crise rapide au sein de la zone euro. La réaction haussière des marchés d’actions européens a été forte, mais d'un point de vue technique, le gap (intervalle d'absence de cotation, NDLR) de 1,2% enregistré sur l'Euro Stoxx 50 a vocation à être comblé. Enfin, les investisseurs attendaient beaucoup de la Banque Centrale Européenne jeudi 5 juillet, mais celle-ci a à nouveau rappelé qu’elle ne peut mener, outre la politique monétaire, les politiques budgétaire et fiscale des pays membres de la zone euro, renvoyant les gouvernements à leurs responsabilités. La BCE ne pourra pas non plus accroître son bilan indéfiniment. La probabilité d’une consolidation à court terme des marchés est donc forte, le véritable rebond ne pouvant intervenir qu’à l’issue de solutions concrètes et crédibles aux problèmes de la zone euro.

 

 

 

Propos recueillis par Nicolas Gallant

09:11 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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