27/06/2012

SEMAINE DE TOUS LES DANGERS...

 

ACTIONS

Les marchés d'actions européens pourraient commencer la séance en légère hausse, alors que les investisseurs devraient opter pour la prudence et se tenir à l'écart du marché, avant le sommet européen de jeudi et vendredi.

Cantor Index prévoit que le CAC 40 ouvrira en progression de 15 points à 3.027 points, tandis que le FTSE prendrait 23 points à 5.471 points et le DAX, 34 points à 6.171 points.

Mardi, l'agence de notation Egan-Jones a dégradé d'un cran, de "AA-" à "A+", la note de crédit de l'Allemagne en raison de son exposition aux dettes souveraines de pays en difficulté dans la zone euro, qui pourrait déboucher sur de nombreuses créances irrécouvrables pour le pays.

Selon Egan-Jones, plus de 700 milliards de dollars sont dus à l'Allemagne, dont seulement 50% sont recouvrables. Ce montant n'inclut pas l'exposition des banques allemandes aux pays en difficulté de la zone euro.

L'agence de notation estime que cette exposition de 700 milliards de dollars pourrait faire gonfler la dette allemande jusqu'à 114% du produit intérieur brut (PIB) du pays.

L'Allemagne prévoit pour sa part une dette représentant 89% de son PIB en 2012, en excluant cette exposition, a ajouté Egan-Jones.

Par ailleurs, plusieurs responsables gouvernementaux européens ont donné une réponse réservée à un nouveau rapport sur l'avenir de la zone euro.

Ce rapport pourrait être un "point de départ" pour des discussions, a déclaré Michael Link, ministre adjoint des Affaires étrangères en Allemagne. "Tout le monde a le droit de mettre des propositions sur la table. Et c'est notre droit de les rejeter [...] Il nous faut des règles pour éviter une répétition de la crise de la dette et nous sommes loin de les avoir", a-t-il déclaré.

Ce rapport propose que la supervision des banques de la zone euro soit transférée à un organisme européen, éventuellement la Banque centrale européenne (BCE), et expose des idées pour le fonctionnement futur de l'union monétaire, en suggérant notamment que les gouvernement doivent obtenir l'approbation des autres pays de la zone euro pour leurs déficits budgétaires.

La France a affiché peu d'enthousiasme au sujet du transfert de plus de pouvoirs à Bruxelles concernant l'élaboration des budgets nationaux.

Ce rapport doit être débattu lors du sommet européen qui doit s'ouvrir jeudi.

Les contrats à terme sur les indices actions américains s'inscrivent en hausse mercredi, après une clôture positive à Wall Street mardi, grâce à la publication de statistiques montrant un recul moins marqué que prévu des prix de l'immobilier en avril.

La plupart des marchés asiatiques ont gagné du terrain mercredi. Les anticipations concernant le sommet européen sont faibles, mais les cours ont bénéficié de la légère hausse des marchés américains mardi.

 

 
 

 

OBLIGATIONS

Les contrats à terme de septembre sur les Bunds et les gilts opèrent une consolidation, et ne sont pas près de sortir par le haut de la fourchette dans laquelle ils sont confinés, indique Francis Bray, responsable de l'analyse technique pour l'Europe chez Dow Jones.

Le coût de l'assurance contre un risque de défaut de l'Allemagne a grimpé mardi. La prime sur le credit default swap (CDS) à cinq ans du pays a monté de 3 points de base, à 103 points de base, alors que l'agence d'évaluation financière Egan-Jones a abaissé sa note pour l'Allemagne de "AA-" à "A+".

L'Italie va émettre mercredi des titres de dette à six mois pour un montant de 9 milliards d'euros. Lors de son adjudication de titres zéro coupon mardi, le taux d'intérêt s'est établi à 4,712%, contre 4,073% lors de l'opération précédente, menée le 28 mai.

L'Espagne a quant à elle vu ses coûts d'emprunt presque tripler mardi, lorsque le pays a émis des titres de dette à trois et six mois. Le taux d'intérêt moyen sur les titres à trois mois a atteint 2,362%, tandis que celui des emprunts à six mois s'est établi à 3,237%.

Le déficit budgétaire de l'Espagne pour les cinq premiers mois de l'année a représenté 3,4% du produit intérieur brut (PIB) du pays, contre 1,3% un an plus tôt, a annoncé mardi le ministère espagnol du Budget. L'objectif du gouvernement, qui est d'un déficit budgétaire de 3,5% sur l'année entière, sera atteint, a affirmé la vice-ministre du Budget, Marta Fernandez Curras.

Du côté de la France, l'Insee a annoncé mardi que l'économie du pays devrait croître de seulement 0,4% cette année, alors que la consommation des ménages baisse et que l'investissement se replie. Le taux de chômage attendrait 10,3% d'ici la fin de l'année (9,9% en France métropolitaine), contre 10% au premier trimestre (9,6% en France métropolitaine), selon la note de conjoncture publiée par l'Insee.

Les prix des emprunts du Trésor américain sont en hausse mercredi. Ils ont reculé mardi, une importante émission du Trésor américain ayant pesé sur les prix, tout comme l'espoir qu'une solution à la crise de la dette se dessine lors du sommet européen de cette semaine.

Le Trésor américain a émis mardi pour 35 milliards de dollars de titres de dette à deux ans. Il procédera mercredi à l'adjudication d'obligations à cinq ans pour un montant de 35 milliards de dollars, avant une émission d'emprunts à sept ans pour 29 milliards de dollars jeudi.

 

 
 

 

CHANGES

L'euro progresse mercredi face au dollar. La monnaie unique a brièvement reculé pendant la séance aux Etats-Unis, après une information de presse indiquant que la chancelière allemande Angela Merkel aurait déclaré lors d'une réunion de parti qu'elle ne consentirait jamais à une responsabilité partagée de la dette de la zone euro. Cette baisse n'a toutefois pas duré, car il a été précisé plus tard que cette information était de seconde main. L'annonce du déclassement d'un cran de la note de l'agence Egan-Jones pour l'Allemagne n'a également eu qu'un bref impact sur la devise.

Selon Christopher Vecchio, analyste devises chez DailyFX, la progression de la paire euro-dollar devrait rester limitée au point haut de la semaine à 1,2530 dollar, avant le sommet européen de jeudi, tandis que des niveaux de support à court terme interviennent à 1,2480 et 1,2440 dollar.

 

 
 

PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole s'inscrivent en léger recul mercredi, alors que de nombreux intervenants restent en retrait avant le sommet européen de jeudi et vendredi.

L'attention des opérateurs se concentrera sur les chiffres officiels des stocks pétroliers aux Etats-Unis attendus cet après-midi. Les analystes tablent en moyenne sur une baisse de 300.000 barils des stocks de brut pour la semaine s'étant terminée le 22 juin. Une grève des employés du secteur pétrolier en Norvège et les tensions accrues entre la Syrie et la Turquie pourraient soutenir les prix.

A 06h00, le contrat d'août sur le Brent coté à l'ICE de Londres cédait 9 cents, à 92,93

MONFINANCIER..

 

ANGELA MERKEL A LE SORT DE L'EUROPE ENTRE SES MAINS

Les marchés guettent la moindre de ses déclarations, notamment sur la mutualisation de la dette, car c'est elle, et elle seule, qui va décider de l'avenir de l'euro et de la zone euro jeudi et vendredi. Elle a obtenu de tous les pays, y compris la France, une accord de principe pour plus de fédéralisme et un contrôle des budgets nationaux. Mais que va t'elle accepter?

 

LE LONG TERME ET LE COURT TERME
L'union Européenne a publié hier un rapport qui donne les mesures concrètes pour résoudre la crise de la dette européenne: contrôle des budgets nationaux par l'Europe, supervision des banques par un organisme européen et "cantonnement" dans une structure mutualisée des dettes des Etats supérieures à 60%. C'est déjà une étape essentielle. Mais il faudra des années, des révisions de traités, des référendums pour l'appliquer. La question est: que faire à court terme pour résoudre la crise?

 

L'EURO SOUS PRESSION
La pression continue à monter à l'approche du sommet européen sur l'euro et les indices boursiers européens. Les taux italiens et espagnols ont encore dérapé tandis que la bourse espagnole chutait encore sur une baisse des valeurs bancaires plombées par une dégradation massive de Moody's.

 

MERKEL A PARIS
Dîner de travail ce soir à l'Elysée pour tenter de rapprocher les points de vue Français et Allemands. Et Merkel a répété hier qu'elle n'accepterait pas d'eurobonds tant qu'il n'y aura pas un contrôle total des budgets nationaux. Bonne ambiance....

 

ESPERONS QUE MERKEL N'A PAS CANAL PLUS
Hier soir, sur le plateau du Grand Journal, le ministre du Budget a répondu à la question: combien va coûter à l'Etat la hausse du SMIC de 2% "Je ne sais pas". Devant l'étonnement des journalistes, il a ajouté "Nous n'avons pas eu le temps de calculer, car ce n'est pas le sujet important"...C'est le ministre du Budget...

 

LE POUVOIR D'ACHAT EN FRANCE
connaîtra en 2012 une baisse historique en 2012 selon l'INSEE. Une baisse de 1.2%. On n'avait pas vu cela depuis 1984. En cause la hausse des impôts qui a commencé sous Fillon et qui va s'accentuer sous Ayrault.

 

REVISION A LA BAISSE DE LA CROISSANCE
en France. 0.4% seulement en 2012 contre 1.7% en 2011. Et à peine mieux pour 2013.

 

DANS LA SERIE DES BONNES NOUVELLES
Forte hausse du chômage. 1.2% en Mai. On est proche des 3 millions de chômeurs, 2922100 exactement, et on sera à 10% de chômeurs fin 2012. Affreux...

 

LE CONSEIL BOURSIER DU MOMENT...
Nous pensons que la baisse du pétrole ne peut plus durer. On joue le rebond. C'est notre plus forte conviction et notre dernier conseil boursier qu'on vient de donner à nos abonnés MonFinancier Privé. Si vous n'êtes pas abonné, je vais vous donner une petite astuce : profitez de l'offre d'un mois d'abonnement gratuit pour accéder à ce conseil et tester tous nos services

 

LES SOLDES COMMENCENT AUJOURD'HUI
mais sur la Bourse elles ont commencé depuis longtemps avec un CAC 40 qui peine à 3000 alors qu'il caracolait près des 6000 en 2007. Comme le note le Figaro la capitalisation totale du CAC 40 est à 800 milliards d'euros, moins de deux fois...la capitalisation d'Apple!!

 

LA HAUSSE DU SMIC
2% dont 1.4% automatique pour l'inflation et 0.6% de coup de pouce. Le SMIC en France est le double du SMIC espagnol. Le Luxembourg, l'Irlande, les Pays Bas et la Belgique ont un SMIC plus élevé. Il n'y a pas de SMIC en Allemagne, ni dans les pays d'Europe du Nord.

 

PANIQUE DANS LES PAYS EMERGENTS
Cela fait deux mois que les monnaies des pays émergents sont en chute libre. Inde, brésil, Russie, Afrique du Sud, les pays émergents qui étaient les chouchous d'investisseurs béats commencent à souffrir d'un réveil brutal et d'un retour à la réalité. Les pays émergents seront les leaders de demain mais cela ne se fera pas en ligne droite. Qui dit croissance, dit crise de croissance...

LA VRAIE QUESTION DU JOUR
Ce n'est pas « est-ce que l'Europe va exploser ce week-end" mais, c'est en une du Parisien "Faut il sanctionner les bleus?"

 

UNE RÉVOLUTION AU JAPON

Le taux d'endettement le plus élevé de tous les pays développés et le taux de TVA le plus bas de tous les pays développés. Encore un paradoxe Japonais. Il faut dire que le financement de la dette à des taux allant de 0 à moins de 1% n'a jamais motivé le Japon à faire des efforts. Mais c'est en train de changer. Le gouvernement s'attaque à un tabou: la hausse de la TVA.

Le Japon a décidé de s'attaquer à son problème d'endettement public ?
Une dette égale à 214% du PIB pour 2012 et qui sera de 223% du PIB en 2013. Qui dit mieux ? Le Japon vit depuis des années avec une dette à côté de laquelle l'endettement de a Grèce, ou des pays Européens fait pâle figure. Plus de 200% du PIB et une augmentation constante, année après année, sans qu'aucun gouvernement, aucun, ne se soit attaqué au problème. Il faut dire que le Japon se finance entre 0 et 1% et que cela ne pousse pas beaucoup à l'effort. Mais ce gouvernement a décidé de réagir, craignant qu'un jour le Japon soit dans une impasse. Une réaction qui est une mini révolution. Le gouvernement s'attaque à un tabou ; La TVA. Une TVA qui n'est qu'à 5% au Japon.

Qu'est-ce qui explique une TVA si faible ?
Le fait que depuis 1989, soit plus de 22 ans, le problème du Japon c'est l'absence de croissance et la déflation. Augmenter la TVA c'est évidemment freiner la consommation et donc freiner la croissance. Mais le Japon a décidé enfin que son problème de dette était maintenant aussi grave que son problème de croissance. Le Sénat japonais a donc adopté hier, à une très large majorité, une augmentation progressive du taux de TVA. 8% en avril 2014 et 10%, un doublement donc, en octobre 2015.

Quel impact pour le Japon et pour l'économie mondiale ?
Pour le Japon c'est un pas dans la bonne direction pour l'assainissement des dépenses publiques, mais les économistes avisés pensent qu'il faudrait une TVA autour de 20% pour s'attaquer réellement au problème de la dette. Le risque, on l'a vu, c'est l'impact sur la croissance. Le Japon espère que d'ici 2014 la croissance mondiale aura rebondi et que la hausse des exportations viendra compenser la baisse de la consommation intérieure. Pour l'économie mondiale peu d'impact, car, comme on le sait, seulement 8% de la dette Japonaise est détenue par des étrangers et, malheureusement, cela fait des décennies que le Japon contribue peu à la croissance mondiale. Mais pour le Japon c'est un vrai tournant. Et c'est le signe que la dette des Etat est devenue partout dans le monde un sujet majeur d'inquiétude.

10:03 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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