26/05/2012

lundi fermé...à NY...

Wall Street finit en baisse : Dow Jones -0,63%, Nasdaq -0,07%

 

Des traders à la Bourse de New York, le 23 mai 2012

La Bourse de New York a fini en baisse vendredi, les investisseurs optant pour la prudence avant un long week-end aux Etats-Unis, en dépit d'un indicateur sur le moral des consommateurs américains encourageant: le Dow Jones a perdu 0,60% et le Nasdaq 0,07%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a cédé 74,92 points à 12.454,83 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 1,85 point à 2.837,53 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a lâché 0,22% (-2,86 points) à 1.317,82 points.

Wall Street avait ouvert sans direction avant de s'enfoncer dans le rouge progressivement. "Le marché était en mode préservation", a dit Michael James, de Wedbush Securities, expliquant que les investisseurs avaient davantage cherché à maintenir leurs positions qu'à en gagner de nouvelles "étant donné tous ces nuages noirs et ces développements négatifs quotidiens en Europe".

Le marché est resté ainsi suspendu au nouveau scrutin législatif prévu le 17 juin en Grèce, où le parti d'extrême gauche anti-austérité Syriza a le vent en poupe, ce qui fait craindre aux investisseurs que son éventuelle victoire ne précipite une sortie du pays de l'Union monétaire et n'ébranle d'autres pays en difficulté, au premier rang desquels l'Espagne.

En outre, "on est à la veille d'un long week-end, les gens ne sont pas très actifs, surtout qu'on achève un mois décevant", a relevé Mace Blicksilver, du cabinet de gestion d'actifs Marblehead Asset Management.

Les marchés américains seront en effet fermés lundi, jour férié du "Memorial Day" aux Etats-Unis, en hommage aux anciens combattants.

Wall Street a limité toutefois ses pertes "grâce à des indicateurs positifs sur le moral du marché en Allemagne et en France", ont remarqué les analystes de Charles Schwab.

Selon des chiffres publiés vendredi par l'institut GfK, les consommateurs allemands ont bien meilleur moral que les entrepreneurs du pays. Et le moral des ménages français a légèrement remonté en mai, a indiqué pour sa part l'Insee.

De même, aux Etats-Unis, le moral des ménages a fortement progressé en mai, selon l'indice de confiance des consommateurs américains de l'Université du Michigan. Cet indice a progressé de 3,2 points par rapport à avril pour s'établir à son niveau le plus élevé depuis octobre 2007.

"Ce n'est pas forcément une bonne chose car cela renforce l'idée que la Fed (banque centrale américaine) ne va pas intervenir" comme le réclame depuis des semaines Wall Street, a relevé Mace M. Blicksilver.

Le marché obligataire a fini en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,745% contre 1,759% jeudi, et celui à 30 ans à 2,846% contre 2,847%.

L'euro reste en baisse face au dollar, plombé par les inquiétudes sur la Grèce :

 

 

L'euro baissait face au billet vert vendredi, après une brève incursion sous 1,25 dollar pour la première fois depuis début juillet 2010, toujours sous la pression des incertitudes sur l'avenir de la Grèce au sein de la zone euro, et du risque de contagion de la crise.

Vers 21H00 GMT (23H00 à Paris), l'euro valait 1,2515 dollar contre 1,2532 dollar jeudi vers 21H00 GMT.

L'euro perdait également du terrain face à la devise nippone, à 99,66 yens contre 99,74 yens la veille.

Le dollar restait quasi stable face à la monnaie japonaise, à 79,64 yens contre 79,59 yens jeudi soir.

L'euro, qui évoluait encore en légère hausse face au dollar juste avant l'arrivée des investisseurs américains sur les marchés, est brutalement reparti à la baisse, tombant vers à 13H20 GMT à 1,2496 dollar, un nouveau plus bas depuis le 6 juillet 2010.

"L'euro est tombé à un nouveau plus bas (...) alors que s'assombrissent les perspectives de l'Europe, et le couple euro-dollar devrait continuer à manquer de soutien dans la semaine à venir pendant que les responsables européens tentent de gagner du temps", notait David Song, analyste chez DailyFX, même si les cambistes doutent de plus en plus de leur capacité à enrayer la crise.

"Le marché reste obsédé par la zone euro", une situation renforcée vendredi par l'absence d'indicateurs majeurs, commentait Sireen Harajli, analyste chez Crédit Agricole CIB.

En effet, les mouvements du marché restent "dominés par les désaccords persistants entre les dirigeants européens sur l'avenir de l'Europe, alors que la Grèce continue de peser dans la balance", et sur la monnaie unique européenne, commentait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Le marché restait ainsi suspendu au nouveau scrutin législatif prévu le 17 juin en Grèce, où le parti d'extrême-gauche anti-austérité Syrisa a le vent en poupe, ce qui fait craindre aux investisseurs que son éventuelle victoire précipite une sortie du pays de l'Union monétaire et ébranle d'autres pays en difficulté, au premier rang desquels l'Espagne.

Le pays est d'autant plus scruté que son secteur bancaire est fortement affaibli par ses actifs immobiliers risqués.

Vendredi, les actions de Bankia, qui vient d'être partiellement nationalisée et que l'Etat espagnol s'est engagé à renflouer, ont été suspendues à la Bourse de Madrid avant un conseil d'administration.

Dans ce contexte, "l'euro perd de l'altitude et de façon générale le soutien des courtiers et des investisseurs", observait Steen Jakobsen, analyste chez Saxobank.

Vers 21H00 GMT, la livre britannique restait presque stable face à l'euro, à 79,89 pence pour un euro, comme face au dollar à 1,5663 dollar.

La devise helvétique restait stable face à l'euro, à 1,2009 france suisse pour un euro, et baissait légèrement face au dollar, à 0,9596 franc suisse pour un dollar, après être tombée vers 13H15 GMT à 0,9612 franc, un plus bas depuis mi-février 2011.

La devise chinoise a fini à 6,3444 yuans pour un dollar contre 6,3452 yuans la veille.

00:33 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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