23/05/2012

bonjour...10h20

 

LA GRÈCE JOUE AVEC LE FEU

Le seul moyen pour les partis "traditionnels" grecs de sauver leur peau le 17 juin est de transformer les élections législatives en referendum de fait sur le maintien dans la zone euro. Il faut donc faire peur aux électeurs Grecs. C'est ce qu'a fait Papademos hier en annonçant que la Grèce étudiait une sortie possible de l'euro. Un bluff à haut risque.

 

LE GRAND BLUFF
L'ex-premier ministre Lucas Papademos a déclaré hier soir au Wall Street Journal que la Grèce envisageait une sortie de la zone euro. Cela a provoqué un retournement de marché hier soir. Papademos bluffe. Il veut faire paniquer les électeurs Grecs pour qu'ils reviennent vers les partis traditionnels. Mais il joue avec le feu.

DOMMAGE POUR LE CAC
Cette déclaration a brisé le rebond des indices boursiers. Un joli rebond . Avec une hausse du CAC de plus de 2% en séance et un rebond puissant de toutes les valeurs massacrées, dont les valeurs bancaires.

UNE PREMIERE EN ALLEMAGNE
L'Allemagne va proposer aujourd'hui un emprunt d'état à deux ans...à zéro pour cent!!! 5 milliards. Faire garder son argent par Angela Merkel, c'est un privilège...

QUI EST FRIEND DE FACEBOOK?
20% de baisse en deux jours, ça fait mal. Même quand on est un ami...Pour que les fondateurs et les actionnaires historiques fassent une très bonne affaire, il a fallu arnaquer un peu les petits porteurs qui ont cru qu'ils allaient gagner à la loterie à tous les coups. Ils voulaient gagner 30% en un jour, ils ont perdu 20% en deux jours. La Faute à qui? A Mark qui voulait à tout prix pour son ego une valorisation supérieure à 100 milliards , aux banques actionnaires, aux banques introductrices et ....aux investisseurs particuliers qui veulent croire aux contes de fée.

BRAS DE FER AU SOMMET EUROPEEN
L'Allemagne va lâcher du lest aujourd'hui au sommet européen. Mais sur des mots, comme le mot croissance, et des mini mesures "pro croissance" mais elle ne lâchera rien sur les eurobonds, sur des plans de relance ou autres excellentes idées Françaises de relance à crédit. Il va falloir que le nouveau gouvernement Français comprenne qu'il y a une gouvernance économique en Europe et qu'elle est entre les mains du premier de la classe, pas des cancres.

LA RETRAITE A 60 ANS
A contre-courant de tous les pays au monde, et alors que l'espérance de vie continue à exploser, nous allons retourner partiellement vers la retraite à 60 ans. Un coût de plus de 2 milliards par an pour des caisses de retraite déjà au bord du gouffre.

LE LIVRET A CONTINUÉ A CARTONNER
Le placement privilégié par François Hollande dans sa campagne a encore explosé en avril avec une collecte de 2.5 milliards d'euros. On est à plus de 10 milliards d'euros depuis le début d'année. Les livrets défiscalisés dépassent maintenant les 300 milliards d'euros.C'est toujours ça qui n'ira pas financer les entreprises, bien joué!

LA CROISSANCE MONDIALE EN PANNE
Excellent dossier du FT sur les perspectives de croissance mondiale en 2012. -0.1% en zone euro, 2.4% aux US, 8.2% en Chine, 2% au Japon, 3.2% au Brésil et 7.1% en Inde... On va encore rigoler en Europe, c'est sympa...

POUR CEUX QUI AIMENT LE CASINO
Les actions Grecques sont au plus bas depuis 22 ans...22 ans! C'est peut-être le moment pour les kamikazes de jouer à la roulette grecque...

 

LE JAPON DOIT AUSSI CHOISIR ENTRE CROISSANCE ET AUSTÉRITÉ

223% du PIB. C'est le niveau de la dette Japonaise. Le Japon est un des trois pays les plus endettés au monde. Et l'agence de notation Fitch a tiré la sonnette d'alarme en le dégradant hier. Le problème c'est que le Japon est lui aussi confronté au ralentissement économique post reconstruction Fukushima et hésite à adopter des mesures de rigueur fiscale.

Beaucoup d'actualité autour du Japon
A force de se focaliser sur la dette européenne, on avait presque oublié que le Japon était un des trois pays les plus endettés au monde. C'est l'agence Fitch qui nous l'a rappelé hier en prenant une longueur d'avance sur les autres agences de notation en dégradant la dette Japonaise d'un cran de plus. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, il y a quelques minutes le Japon a annoncé un déficit commercial nettement plus élevé que prévu pour le mois d'Avril. Et vous allez voir que finalement le Japon est confronté lui aussi au débat austérité ou croissance, un débat qu'on connait bien en Europe. Le Japon doit depuis des mois, pour réduire son déficit qui est tout de même de 223% du PIB et sa dette, augmenter sa TVA de façon très significative

Mais il hésite de peur que la hausse de la TVA freine la croissance
Qui dit hausse de la TVA dit ralentissement de la consommation. Or le Japon qui a connu une croissance correcte du fait des dépenses de reconstruction post Fukushima subit, maintenant que l'effet Fukushima s'estompe, un ralentissement économique et a peur de retomber dans le scénario de croissance molle ou nulle dans lequel il vit depuis des dizaines d'années. On a donc le dilemme classique. Soit on privilégie la croissance et on plombe le déficit, soit on privilégie la réduction de la dette et on plombe la croissance.

Il y a quand même une énorme différence entre le Japon et l'Europe, ce sont les taux d'intérêt
C'est le grand paradoxe Japonais. Plus les nouvelles sur la dette sont mauvaises, et plus les taux baissent. Les taux à court terme sont à zéro depuis une éternité, mais le taux à 10 ans lui a atteint son niveau le plus bas depuis 2003 à peine au dessus de 0.80% On est loin des 5 ou 6% des pays surendettés en Europe. On connaît tous la raison, le Japon se finance auprès des épargnants Japonais et pas des marchés financiers. Mais on se rend bien compte que beaucoup de zones économiques sont confrontées à la même problématique. Le Japon va probablement refaire tourner sa planche à billets pour injecter de l'argent dans l'économie, pour gagner du temps, mais un jour ou l'autre, lui aussi, il devra trancher sur son modèle de sortie de crise.

(de Monfinancier )

Sur le front macroéconomique, les regards seront rivés sur le premier sommet européen - informel, toutefois - de François Hollande. Le président de la République française s'est engagé à aborder le sujet des euro-obligations lors de cette rencontre, dont l'ordre du jour devrait être dominé par la Grèce et l'Espagne.



ACTIONS

Les marchés d'actions européens s'orientent vers une ouverture en baisse mercredi, malgré les espoirs importants fondés sur le sommet de l'Union européenne qui se tiendra en fin de journée.

Selon Cantor Index, le CAC devrait perdre 40 points à l'ouverture, à 3.044 points, tandis que le FTSE céderait 63 points, à 5.340 points, et le DAX, 93 points, à 6.342 points.

"Personnellement, je ne pense pas qu'il ressortira grand-chose du sommet européen qui puisse changer radicalement la situation en Grèce et en Espagne", affirme Junichi Ishikawa, analyste pour le marché des changes chez IG Market Securities à Tokyo.

"Un sommet européen [...] où l'idée des euro-obligations doit être abordée malgré l'opposition de l'Allemagne fait naître l'espoir de nouvelles mesures de lutte contre la crise de la dette, qui comprendraient la promotion de la croissance", explique toutefois Anita Paluch, opérateur chez Gekko Global Markets.

La directrice générale du Fonds monétaire internationale, Christine Lagarde, a déclaré que la zone euro avait procédé à de "sérieuses améliorations" depuis le début de la crise, mais a demandé aux dirigeants de la région d'en "faire plus" pour soutenir la croissance.

Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, va demander mercredi à la Banque centrale européenne d'acheter de la dette souveraine espagnole, ce qui permettre à l'Espagne de régler ses problèmes de liquidités et garantira la stabilité financière de la zone euro, rapporte le journal El Mundo.

Les contrats à terme sur les indices d'actions américains sont en recul mercredi. Mardi, Wall Street a effacé l'avance prise pendant l'essentiel de la séance pour clôturer quasiment inchangée, car des inquiétudes ont resurgi en fin de séance concernant le risque d'instabilité en Europe.

L'économie américaine entrera probablement de nouveau en récession au premier semestre 2013 si de vastes augmentations d'impôts et réductions des dépenses sont mises en place en janvier, a indiqué le Bureau du budget du Congrès, une conclusion qui pourrait accroître la pression sur les parlementaires des Etats-Unis pour qu'ils parviennent à un accord sur le budget cette année.

En Asie, les places boursières cèdent du terrain mercredi, affectées par les propos de Lucas Papadémos, l'ancien Premier ministre grec, qui a affirmé lors d'un entretien accordé à Dow Jones Newswires que des préparatifs étaient en cours pour une éventuelle sortie de la Grèce de l'union monétaire.

La dégradation par Fitch de la note de la dette souveraine du Japon a accentué la morosité. L'agence de notation financière a indiqué mardi avoir déclassé cette note à "A+", justifiant sa décision par le niveau élevé de l'endettement du Japon.


OBLIGATIONS

Les Bunds et les Gilts devraient présenter un tableau contrasté mercredi à l'ouverture, la prudence étant de mise avant le sommet informel des dirigeants de l'Union européenne.

"Le marché a l'impression qu'un consensus pour une forme de soutien à la croissance en Europe émerge, mais nous devons rester prudents car les opinions divergent grandement sur les moyens à utiliser", observe le courtier Yves Marcais, de Global Equities.

L'Allemagne reste fondamentalement opposée à l'introduction d'obligations communes à la zone euro et cela ne changera pas malgré les pressions accrues pour qu'elle assouplisse sa position, a indiqué mardi une source gouvernementale.

"Ce n'est pas une discussion nouvelle [...] nous pensons que c'est un mauvais choix", a déclaré cette personne mardi. "C'est une position fondamentale et elle ne changera pas."

Les obligations d'Etat américaines évoluent peu mercredi. Les prix ont chuté mardi, les craintes liées aux problèmes financiers de l'Europe ayant été éclipsées par l'espoir que le sommet de mercredi aboutisse à de nouvelles mesures de relance de la croissance pour aider la région, enferrée dans la crise.

Selon John Praveen, responsable de la stratégie d'investissement de Prudential Financial, les investisseurs doivent maintenant mettre en balance les problèmes de l'Europe et l'amélioration des statistiques économiques aux Etats-Unis.

Il maintient sa prévision d'un rendement d'environ 2,7% pour l'obligation d'Etat américaine à dix ans d'ici à la fin de l'année. Il note toutefois que l'évolution pourrait être irrégulière et que le rendement pourrait même tomber à 1,5% dans le courant de l'année.

La crainte d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro devrait rester une source de soutien pour les obligations d'Etat américaines, du moins jusqu'aux élections grecques du 17 juin.



CHANGES

Le dollar accentue ses gains face à l'euro et aux autres grandes devises mercredi, alors qu'un ancien Premier ministre grec a déclaré qu'il y avait un risque réel que son pays décide de quitter la zone euro.

Lucas Papadémos, qui a démissionné au début du mois de mai, a affirmé lors d'un entretien accordé à Dow Jones Newswires que des préparatifs étaient en cours pour une éventuelle sortie de la Grèce de l'union monétaire, ce qui entraînerait, selon lui, une spirale inflationniste. Les investisseurs ont alors vendu la monnaie unique pour favoriser le billet vert, une devise refuge.

La dégradation de la note de la dette souveraine du Japon a également jeté un froid sur les marchés. Les investisseurs ont en outre cherché à se réfugier vers le dollar en raison de doutes croissants sur la capacité des dirigeants européens à combler, lors du sommet prévu mercredi, le fossé qui s'est creusé entre l'Allemagne et les économiques en difficulté de la périphérie de la zone euro, comme la Grèce et l'Espagne.


PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole brut se repliaient mercredi pendant les échanges en Asie, alors que croît la crainte que la Grèce doive quitter la zone euro avant le sommet informel des dirigeants de l'Union européenne. Les négociations sur le programme nucléaire iranien rendent également les investisseurs nerveux.

Le dollar américain s'est apprécié après les commentaires de l'ancien Premier ministre grec, Lucas Papadémos, qui a déclaré qu'il existait un réel risque que son pays décide d'abandonner l'euro. Les dirigeants européens discuteront mercredi de mesures destinées à promouvoir la croissance et des moyens de garder la Grèce au sein de la zone euro.

Des négociations doivent également avoir lieu mercredi entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies plus l'Allemagne. Avant cela, l'Iran a convenu avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'autoriser l'accès des inspecteurs internationaux, renforçant l'espoir d'une avancée dans les pourparlers.

Le rapport du département de l'Energie sur les stocks pétroliers des Etats-Unis, attendu dans l'après-midi, devrait montrer une augmentation des réserves la semaine dernière.

A 5h00, le contrat sur le Brent pour livraison en juillet coté à Londres reculait de 62 cents, à 107,79 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de juillet sur le brut léger doux coté à New York perdait 71 cents, à 91,14 dollars le baril.

10:20 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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