16/05/2012

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ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en baisse mercredi, alors que l'attention va rester concentrée sur la Grèce après l'échec mardi des négociations pour la formation d'un gouvernement de coalition.

IG Markets prévoit que le CAC 40 ouvrira en baisse de 4 points à 3.035 points, tandis que le FTSE devrait perdre 41 points à 5.397 points et le DAX, céder 28 points à 6.373 points.

Les discussions pour la formation d'un gouvernement de coalition ont finalement été abandonnées en Grèce, après plus d'une semaine de pourparlers. De nouvelles élections devraient donc avoir lieu en juin. Cette impasse politique alimente les inquiétudes, ce qui a conduit les clients des banques grecques à retirer 700 millions d'euros de dépôts lundi.

Les contrats à terme américains s'inscrivent en hausse mercredi. L'indice Dow Jones a enregistré mardi sa neuvième séance de repli sur dix, les déclarations en provenance de Grèce ayant avivé la crainte d'une sortie du pays de la zone euro et nourri les inquiétudes au sujet de la situation des banques grecques.

Le président grec Karolos Papoulias a déclaré que le pays tiendrait de nouvelles élections après l'échec des négociations pour la formation d'un gouvernement de coalition.

Les clients des banques grecques ont retiré 700 millions d'euros de dépôts lundi, selon une transcription des propos du président grec devant les chefs politiques, publiée mardi. Karolos Papoulias a averti que la situation à laquelle les banques grecques étaient confrontées était très difficile.

Les marchés asaitiques ont perdu du terrain mercredi, plombés par les inquiétudes concernant la Grèce et la santé de ses banques. Les grandes banques japonaises ont en revanche gagné du terrain grâce à l'annonce de perspectives de résultats meilleures que prévu.

 

 
 

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient peu évoluer mercredi à l'ouverture, alors que les investisseurs attendent la parution dans la matinée des statistiques sur les prix à la consommation dans la zone euro pour le mois d'avril, et du rapport sur l'inflation de la Banque d'Angleterre.

Ces publications devraient les aider à déterminer de quelle marge de manoeuvre disposent la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre pour soutenir l'économie.

Mardi, les emprunts d'Etat de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal et de l'Irlande ont subi un vaste mouvement de vente. Les taux sur les obligations à 10 ans de l'Italie et de l'Espagne ont évolué au-dessus de 6%.

Les prix des emprunts du Trésor américain sont quasiment inchangés mercredi. Le taux de rendement du titre de référence à 10 ans a glissé mardi vers un point bas historique, sur fond d'inquiétudes croissantes au sujet de la situation politique en Grèce.

Scott Graham, de BMO Capital Markets, observe que ce taux reste relativement attrayant, car il se situe encore bien au-dessus de celui de 1,47% affiché par le Bund allemand.

Tom Tucci, responsable des transactions sur le marché obligataire à CIBC World Markets à New York, estime de son côté que le taux d'intérêt sur le titre américain à 10 ans pourrait toucher le seuil de 1,5%, si l'on se fie à l'exemple japonais.

 

 
 

 

CHANGES

L'euro évolue peu mercredi matin, mais les opérateurs estiment qu'un nouveau recul pourrait intervenir si les dirigeants de la zone euro ne parviennent pas à se mettre d'accord sur une solution au problème des dettes souveraines.

"Certains produits financiers continueront à présenter une prime de risque" en raison des incertitudes en Grèce, estime un opérateur basé à New York. "L'euro en subira les plus lourdes conséquences".

La monnaie unique a enfoncé les niveaux de support autour de 1,2750 dollar mardi, mais les acteurs du marché sont partagés quant au nouveau potentiel de baisse de la devise après son dernier mouvement de repli.

"Nombre de mauvaises nouvelles sont prises en compte", note Marc Chandler, responsable des changes chez Brown Brothers Harriman à New York. "Il n'y aura pas beaucoup de nouvelles informations en provenance de Grèce au cours du mois qui vient".

De nouvelles élections législatives auront probablement lieu en Grèce le 17 juin. Les dirigeants des partis politiques du pays n'ont pas réussi à former de gouvernement de coalition depuis les élections du 6 mai, qui ont laissé le pays nettement divisé et fait planer la menace d'une sortie du pays de la zone euro.

La rareté des actualités relatives à la Grèce dans les prochaines semaines devrait certes limiter la baisse de l'euro, mais pourrait également réduire le potentiel de hausse de la devise sur le court terme, estime Marc Chandler, qui s'attend à ce que l'euro s'établisse à 1,27 dollar à la fin du mois de juin.

 

 
 

PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole s'inscrivent en baisse mercredi en Asie, pénalisés par les chiffres sur les stocks de brut aux Etats-Unis parus mardi, par l'affermissement du dollar et par la perspective de nouvelles élections législatives en Grèce.

L'American Petroleum Institute a publié mardi des données indiquant que les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté de 6,6 millions de barils la semaine dernière, soit près de quatre fois la hausse de 1,4 million de barils qui était attendue par les analystes. Le département américain de l'Energie doit publier ses statistiques hebdomadaires sur les stocks dans l'après-midi.

Les contrats à terme sur le brut ont reculé dans le sillage de l'euro après l'échec mardi de la nouvelle session de négociations entre les chefs de file des partis politiques grecs, qui n'ont pas réussi à s'entendre sur la formation d'un gouvernement de coalition. En conséquence, de nouvelles élections législatives devront être organisées.

A 05h00, le contrat de juin sur le Brent coté à Londres reculait de 74 cents à 111,50 dollars le baril, tandis que vers 06h20, le contrat de juin sur le brut coté au Nymex abandonnait 1,34 dollar à 92,64 dollars le baril.

09:38 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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