15/05/2012

BONJOUR,ON SE CALME...

d'abord le "MonFinancier" du jour...

 

NOUVEAU COUP DE TABAC SUR LES MARCHÉS

L'impasse politique en Grèce qui s'éternise rend les marchés de plus en plus fébriles et surtout de plus en plus impatients. La sortie de la péninsule hellène de la zone euro n'est plus un scénario digne d'un film de science fiction mais devient de plus en plus crédible. Dans ce contexte, la nervosité régnait en maître comme en témoigne les fortes baisses des places boursières de l'Euroland : Athènes (-4,56%), Madrid (-2,66%) et Paris accuse un repli de 2,29%. Bref, la Grèce n'en finit pas de jouer avec nos nerfs...

 

 

UNE SORTIE DE LA ZONE EURO (?)
Le tabou est brisé. Autrefois envisagée, une éviction de la Grèce apparait comme LA solution au premier abord si le pays ne trouve pas un terrain d'entente sur la formation d'un gouvernement. Mais derrière cette option de « facilité », deux camps s'opposent sur l'avenir du pays au sein de l'union monétaire. Les Belges et les Irlandais plaident pour un maintien tandis que les Autrichiens refusent de tenir à bout de bras un pays sous perfusion.

 

UNE POMME DE DISCORDE
Qui fait encore trembler les marchés européens hier et qui exacerbe les tensions. C'est que cette division des dirigeants européens sur un enjeu aussi crucial, n'a pas de quoi rassurer les opérateurs. Bien au contraire. Les Bourses du Vieux Continent ont dévissé de plus de 2% alors que l'Euro s'est enfoncé à 1,2845 dollar, soit son plus bas niveau depuis le 18 janvier. Pour couronner le tout, les taux espagnols se sont envolés à 6,17% et ses homologues transalpins se sont tendus à 5,6%. Seule l'Allemagne, reste le seul havre de paix sur le marché obligataire avec des taux en recul à 1,45% pour le 10 ans. Ambiance, ambiance...

 

QUELLES CONSÉQUENCES POUR LA FRANCE ?
Et si la Grèce sortait de la zone Euro ? L'incidence ne serait pas nulle. Deux relais de contagion pourraient exister : budgétaire puisque l'Etat pourrait s'assoir sur la bagatelle de 58,5 milliards d'euros. Une somme qui correspondrait à l'addition des deux prêts accordés via le fonds de secours. D'après Fitch, l'Hexagone devrait encore mettre la main au pot jusqu'à 22,5 milliards le réseau des banques centrales de la zone euro. L'autre relais de contagion serait via l'exposition des entreprises et les banques tricolores à la Grèce. Pour ces derniers, la « douloureuse » s'élèverait à 7 milliards d'euros.

 

LA LIVRE STERLING NOUVELLE VALEUR REFUGE ?
Alors que le Vieux Continent s'enfonce dans le bourbier de sa dette, la livre sterling a été la révélation sur le marché des changes. La devise britannique est devenue malgré elle, la monnaie refuge par excellence, sa liquidité plaidant pour elle. La livre sterling a ainsi ravi la première place au franc suisse, qui a été évincée de nombreux portefeuilles depuis l'intervention de la banque centrale helvète pour contenir son envolée, en septembre dernier.

 

DANS LES COULISSES....
...d'une passation de pouvoir. Même si la Grèce et la zone euro dans son ensemble occupent toutes les unes des journaux. 'Le Parisien' nous rappelle que c'est aujourd'hui que François Hollande va faire son entrée à l'Elysée. Un dossier de quatre pages entièrement consacré à « la journée très particulière de François Hollande ». Une journée marathon qui s'annonce donc pour le tout nouveau chef de l'Etat. Et ce n'est que la première...

 

VIENS DINER CHEZ MOI
Ce mardi, François bis va se rendre à Berlin pour sa toute première sortie à l'étranger. Aussitôt investi, aussitôt en déplacement. Point final de cette première rencontre franco-allemande, un diner entre le tandem Merkel-Hollande. Un bon moyen pour la chancelière d'oublier sa « défaite douloureuse et amère » dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie ? En tout cas au menu de ce diner tout particulier : crise de l'euro, crise grecque, austérité et relance... Et bon appétit bien sûr !

 

LES FRANÇAIS PRÊTS A MAIGRIR
Selon une enquête Opinion Way pour l'Institut Montaigne, Tilder et LCP, publiée par 'Les Echos' du jour, la baisse des dépenses de l'Etat est la priorité numéro un pour relancer la croissance pour 60% des sondés. Loin devant l'allégement de la fiscalité des entreprises (29%) ou l'assouplissement du marché du travail (19%) par exemple. Toutefois, l'enquête révèle que si les sondés sont favorables à cette « chasse au gaspillage », les dépenses sociales ne doivent pas être rognées pour autant...

 

« DEAD WRONG »
Le patron de JP Morgan, Jamie Dimon « a eu tout faux », avoue-t-il a demi-mots après avoir tenté de minimiser la grosse perte de trading de 2 milliards de dollars annoncée la semaine dernière. Une grosse bévue alors que l'assemblée générale des actionnaires de la première banque américaine qui se tiendra aujourd'hui. Une séance qui risque bien d'être houleuse avec dans le viseur des actionnaires, Jamie Dimon, le patron le mieux payé de Wall Street avec ses 23 millions de dollars empochés l'an dernier...

LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BŒUF
C'est l'histoire de Louis Drefus, petite société familiale de négoce de matières premières qui commence à se faire distancer par les gros poids lourds asiatiques dans le secteur. Alors pour contrer cette nouvelle concurrence, le groupe français va entrer au capital du malaisien Felda, premier producteur d'huile de palme. 7 milliards de dollars seront investis à l'horizon 2016 et pour financer cette somme, une émission obligataire de 500 millions de dollars serait dans les tuyaux très prochainement. Cette mue du groupe serait-elle annonciatrice d'un premier pas vers une cotation en Bourse ?

Les Bourses européennes dans le vert à la mi-séance :

 

Les Bourses européennes dans le vert à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes progressent mardi à mi-séance, après une matinée hésitante, alors que Wall Street est attendu en hausse et que l'euro regagne un peu de terrain, une croissance allemande plus forte que prévu au premier trimestre favorisant un rebond technique.

À Paris, le CAC 40 avance de 0,83% à 3.083,39 points vers 10h30 GMT, après un recul de 2,29% la veille. À Francfort, le Dax prend 0,38% et à Londres, le FTSE 0,23%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 progresse de 0,54%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse d'environ 0,6%, alors le patron de JPMorgan sera confronté à ses actionnaires ce mardi après l'annonce d'une perte de trading d'au moins deux milliards de dollars.

L'Allemagne a enregistré une croissance nettement plus soutenue que prévu au premier trimestre, de 1,7% sur un an, grâce à des exportations solides, signe que le pays peut continuer à faire figure de locomotive de la zone euro.

En revanche, le PIB de l'Italie a créé la déception, avec un recul de 0,8% par rapport au quatrième trimestre et de 1,3% sur un an (respectivement -0,6% et -1,1% attendus).

Globalement, l'économie de la zone euro a évité de justesse la récession au début de l'année, mais sa croissance a marqué un coup d'arrêt sur fond de crise des dettes souveraines, montrent les données préliminaires publiées mardi par Eurostat.

La Grèce reste toutefois un sujet de préoccupation. Le président grec a convoqué pour 11h00 GMT tous les partis représenté au parlement, à l'exception d'Aube dorée, formation d'extrême-droite, pour tenter de sortir de l'impasse.

Les marchés espèrent maintenant des réponses politiques fortes à l'issue de la rencontre entre François Hollande et a chancelière allemande Angela Merkel à Berlin et de la réunion du conseil des ministres de l'Union européenne (Ecofin) Bruxelles.

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker s'est dit fermement opposé à une sortie de la Grèce de l'euro, tout en appelant Athènes à honorer ses engagements.

Sur le front des valeurs en Europe, les médias sont en tête des hausses, tirés par Vivendi (+4%, plus forte hausse du CAC 40 et l'EuroStoxx 50) à la suite de la publication de résultats jugés moins dégradés que prévu.

Iliad s'adjuge 3,6%. Sa filiale Free mobile, dernier né des opérateurs de téléphonie mobile dans l'Hexagone, a conquis 2,6 millions d'abonnés depuis son lancement début janvier, se taillant une part de marché de 3,7% en trois mois à peine.

Crédit agricole, seule des trois grandes banques françaises à rester dans le rouge après les pertes de la veille, recule de 1,6%, plus forte baisse du CAC 40, la banque étant plus particulièrement exposée à la Grèce avec sa filiale Emporiki.

A contre-tendance, ThyssenKrupp recule de 4,9%. Le sidérurgiste a annoncé prévoir une chute de son bénéfice d'exploitation ajusté pour l'exercice fiscal 2011-12.

Sur le plan sectoriel, l'indice des services collectifs (-0,8%) essuie la plus forte baisse en Europe, avec notamment un recul de 1,23% de Veolia Environnement.

Juliette Rouillon, édité par Danielle Rouquié

 

13:28 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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