14/05/2012

BONJOUR...AIE LA GRECE AGAIN....

L'impasse politique en Grèce fait plonger les Bourses :

 

Un homme d'affaires à la bourse de Tokyo le 7 mai 2012

Après une semaine difficile, les Bourses ont rouvert lundi en nette baisse sur fond d'impasse politique prolongée en Grèce, épicentre de la crise de la dette, alors que devait se tenir une réunion de l'Eurogroupe.

Si vendredi elles avaient terminé la semaine en légère progression, les places financières débutaient cette nouvelle semaine dans le rouge. La Bourse de Tokyo a quelque surmonté ses inquiétudes en terminant en petite hausse de 0,23% lundi.

En Europe, la tendance était en revanche à la baisse.

Vers 07H35 (09H35 à Paris) Paris perdait plus de 2% dans les premiers échanges, Londres 1,33%, Francfort 1,31%. A Milan (-2,02%) et à Madrid (-2,47%), la baisse était plus prononcée, après que des banques ont annoncé qu'elles allaient passer de nouvelles provisions en raison des crédits immobiliers à risque qu'elles détiennent dans leur portefeuille.

La journée s'annonce délicate pour les Bourses européennes, alors que "les risques qui pèsent sur la zone euro sont encore bien réels", estime Chris Weston d'IG Markets. De son côté Justin Harper chez IG Markets pointe le "risque de contagion aux autres membres" de l'Union monétaire d'une faillite de plus en plus évoquée de la Grèce.

Plus d'une semaine après la tenue des élections législatives, Athènes n'a toujours pas de gouvernement. Or l'absence prolongée de gouvernement fait craindre aux investisseurs un retard, voire une suspension des aides financières promises à Athènes pour lui permettre de faire face à des échéances de remboursement et assurer le paiement d'arriérés

Lundi, le président grec, Carolos Papoulias, va tenter d'arracher une coalition gouvernementale lors de l'ultime réunion entre les dirigeants politiques du pays.

Mais nombre d'observateurs estiment que le pays s'achemine vers de nouvelles élections en juin tant les positions entre les pro et les anti-austérité sont difficilement réconciliables.

Conscients de ces craintes, les ministres des Finances des 17 membres de la zone euro, qui se réunissent en fin d'après-midi à Bruxelles, devraient envoyer un message de fermeté à Athènes.

Signe de la frilosité ambiante, les taux d'emprunt à 10 ans de la dette allemande (Bund), référence sur le marché de la dette européen, tombaient lundi matin à leur plus bas niveau historique. Les titres de dette allemands sont considérés comme particulièrement sûrs.

Sur le marché des changes, l'euro reculait face au dollar, à 1,2879 dollar contre 1,2917 dollar vendredi soir.

de MonFinancier...

QUAND LA POLITIQUE DOMINE LE JEU

Le désaveu cinglant d'Angela Merkel aux élections de la région la plus peuplée d'Allemagne affaiblit sa légitimité à la veille de la première rencontre Franco–allemande. Merkel devra non seulement tirer les leçons de cet échec pour ne pas perdre les élections de septembre 2013 mais aussi ajuster le curseur entre politique d'austérité et de croissance, au moment même où la Grèce n'a jamais été aussi proche d'une sortie de la zone euro.

CLAQUE ELECTORALE POUR MERKEL
Un revers cuisant pour le CDU qui n'obtient que 39% des voix dans la région Rhénanie-du –Nord-Westphalie. Le plus faible score depuis la seconde guerre mondiale. Les sociaux démocrates, alliés avec les verts sont en mesure de former une majorité confortable au parlement en remportant 121 sièges sur les 221 dans ce bastion traditionnel de la gauche qui est aussi la région la plus peuplée d'Allemagne.

UN CAMOUFLET CONTRE LA POLITIQUE D'AUSTERITE ?
Si un sondage montre que les Allemands soutiennent encore à une immense majorité le traité budgétaire européen que certains voudraient modifier, elle devra tirer les leçons de cet échec pour ne pas perdre les élections de septembre 2013.

VERS UN CLASH HOLLANDE-MERKEL
Le désaveu cinglant d'Angela Merkel aux élections régionales pourrait pousser la chancelière à assouplir sa vision en acceptant d'introduire une dimension de croissance dans le traité européen de discipline budgétaire. En tout cas, la rencontre entre le nouveau président français élu et la chancelière promet du débat, sur fond de crise aiguë en Grèce

EN GRECE ENCORE (ET TOUJOURS) L'IMPASSE POLITIQUE
Le président grec s'est efforcé ce week-end d'obtenir à l'arrachée la formation d'un gouvernement de coalition pour éviter de nouvelles législatives mais la reprise du dialogue s'annonce compliquée puisque le chef de file de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) a décidé de ne pas se rendre à la convocation présidentielle.

L'EUROPE MET ATHENES SOUS PRESSION
L'hebdomadaire allemand Der spiegel n'y va pas par quatre chemins en titrant « Pourquoi la Grèce doit quitter la zone euro ». De fait, le dilemme qui se pose est clair. Soit Athènes accepte de perdre ce qui lui reste de souveraineté budgétaire et dans ce cas elle applique le plan d'austérité fixé par ses créanciers pour recevoir sa prochaine tranche d'aide. Soit elle refuse, et dans ce cas, elle risque le défaut de payement ce qui pourrait précipiter sa sortie la zone euro.

SI LA GRECE S'EN VA...
A lire absolument dans le Financial Times, une analyse sur les conséquences pour la zone euro d'une sortie de la Grèce. Un scénario compliqué mais possible et même souhaitable pour de plus en plus d'économistes, à condition de préparer et d'organiser cette sortie pour ne pas effrayer les marchés.

JP MORGAN FAIT LE MENAGE
Après avoir accusé deux milliards de pertes sur des activités de trading non contrôlée, la première banque américaine compte faire le ménage... en coupant quelques têtes. Trois hauts dirigeants de la division responsable de la perte ainsi que le trader Farçais surnommé la "baleine" de Londres, qui aurait pris des positions gigantesques sur les CDS, ont été remerciés.

LA CHINE AGIT POUR RELANCER SON ECONOMIE
Confrontée au ralentissement économique de son économie (8,1% au T1) et alors que l'inflation s'affaiblit, la banque centrale chinoise a décidé d'agir en baissant de 50 points de base le taux de réserves obligataires pour le ramener à 20,%. Il s'agit de la troisième baisse en six mois du ratio de réserves obligatoires, pour soutenir une croissance qui doit être d'au moins 8% par an pour absorber le flux annuel de nouveaux entrants sur le marché du travail.

LE PATRON DE YAHOO AURAIT TRUQUE SON CV
Quatre mois seulement après son arrivé à la tête De Yahoo ! le directeur général de Yahoo Scott Thompson va démissionner à la suite de la polémique un sujet d'un faux diplôme universitaire en sciences informatiques qui figurait sur son curriculum vitae. Pour le portail Internet, en perte de vitesse, et qui a cruellement besoin d'une stratégie cette affaire tombe au plus mal.
et à 10h10 ....

La Bourse de Paris creuse ses pertes, le secteur bancaire à la peine :


Le palais Brongniart, qui hébergeait la Bourse de Paris

La Bourse de Paris creusait ses pertes lundi peu après l'ouverture, entraînée par le fort recul du secteur bancaire, les investisseurs s'inquiétant du blocage politique en Grèce de plus en plus menacée d'une sortie de la zone euro.

A 09H49 (07H49 GMT), l'indice CAC 40 cédait 1,83% à 3.072,67 points après être tombé quelques minutes plus tôt à un nouveau plus bas en séance depuis le début de l'année à 3.063,36 points.

En Grèce, les rencontres entre responsables politiques n'ont pas permis d'obtenir la formation d'un gouvernement de coalition pendant le week- end.

"Cet échec ne constitue certes pas une surprise, mais assurément une étape de plus vers la sortie de la Grèce de la zone euro", ce qui plombe la Bourse de Paris tout comme les autres places financières européennes, relèvent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

Une nouvelle réunion est prévue dans l'après-midi, mais les chances d'accord semblent faibles et la tenue de nouvelles élections législatives de plus en plus inévitable.

Autre motif de tension, les investisseurs attendent dans la matinée une émission obligataire test en Italie, traversée actuellement par de fortes tensions sociales dues à sa politique d'austérité.

"On craint que les conditions d'emprunt du pays se dégradent par peur d'une contagion du scénario grec", cela pèse sur le secteur bancaire, souligne Alexandre Baradez chez Saxo Banque.

BNP Paribas perdait 3,16% à 27,76 euros, Société Générale 2,79% à 16,73 euros et Crédit Agricole 2,46% à 3,38 euros.


10:17 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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