09/05/2012

BONJOUR...AIE LA GRECE...

Consolidation en vue sur les marchés d'actions, mais les investisseurs sont nerveux

DJIA 12.932,09 points -0,59%
Nasdaq 2.946,27 points -0,39%
S&P 500 1.363,72 points -0,43%

Nikkei 225 9.046,67 points -1,47% (à 07h25)


Cours de change à 06h50
Variation par rapport à la clôture à New York

USD/JPY 79,77 -0,13%
EUR/USD 1,2975 -0,25%
EUR/JPY 103,48 -0,39%



A SUIVRE EN FRANCE

Les chiffres du commerce extérieur du mois de mars sont attendus dans la matinée.

Plusieurs publications d'entreprises sont également prévues: JCDecaux, Eiffage, Maisons France Confort, Alten, Nexity, VM Matériaux, Akka Technologies, Lanson-BCC et Mr Bricolage dévoileront leur chiffre d'affaires du premier trimestre. Natixis communiquera de son côté ses résultats du premier trimestre. Air France fera connaître ses chiffres du trafic au mois d'avril.

Les assemblées générales d'Air Liquide, Stentys et Recylex sont également programmées ce mercredi.



ACTIONS

Les marchés d'actions européens pourraient ouvrir en légère hausse mercredi après leurs récents replis, mais les contrats à terme américains sont orientés à la baisse, pénalisés par l'évolution de la situation en Europe.

Selon IG Markets, le CAC 40 devrait gagner 10 points à l'ouverture, à 3.135 points, le FTSE 100 progresserait de 8 points, à 5.563 points, et le DAX avancerait de 24 points, à 6.469 points.

Le sentiment du marché est affecté par les résultats des élections législatives grecques, lors desquelles les électeurs ont exprimé leur opposition aux mesures d'austérité que les partis de coalition avaient négociées avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) en échange d'un second plan de sauvetage.

Les investisseurs ne savent pas "comment se positionner dans ce contexte d'incertitudes politiques en Grèce et de leurs possibles conséquences sur la capacité du pays à rembourser sa dette", constate City Index.

Les Grecs pourraient devoir retourner aux urnes si les tentatives de formation d'une coalition gouvernementale échouent.

La Banque centrale européenne (BCE) attend de la France et de la Grèce qu'elles respectent leurs engagements budgétaires, a indiqué Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, dans la première réaction officielle de la banque centrale aux résultats des élections.

"J'attends que la France applique le pacte budgétaire tel qu'il a été négocié", a déclaré Jörg Asmussen au journal allemand Handelsblatt.

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui a exprimé ses inquiétudes face à la situation politique en Grèce, a appelé mardi Athènes à poursuivre ses efforts de réduction des dépenses et ses réformes.

Les contrats à terme de Wall Street évoluent en baisse mercredi. L'indice Dow Jones Industrial Average a reculé mardi pour la cinquième séance consécutive, les tensions générées par les incertitudes politiques en Grèce ayant contrebalancé la hausse de l'indice de confiance des petites entreprises aux Etats-Unis.

Les marchés asiatiques évoluent dans le rouge mercredi et l'euro est passé sous le seuil de 1,30 dollar, l'échec des négociations en Grèce en vue de la formation d'un gouvernement ayant suscité de nouvelles inquiétudes concernant la fragilité de l'union monétaire.



OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir sur une note contrastée mercredi, tandis que les investisseurs évaluent la situation des Etats en difficulté de la zone euro.

L'incertitude politique alimente la crainte que la Grèce puisse sortir de la zone euro, ce qui pourrait inciter à se demander si d'autres Etats membres pourraient également quitter l'union monétaire, notent des opérateurs, ajoutant qu'un tel scénario aurait de vastes implications pour les marchés financiers mondiaux.

L'Espagne retient également l'attention du marché. SEB observe que la prochaine étape de la crise pourrait être un sauvetage international de la cinquième économie de l'Union européenne pour atténuer les pressions qui pèsent sur son secteur bancaire. "Nous pensons que ce plan d'aide sera financé par les fonds de sauvetage de la zone euro et le Fonds monétaire international et se montera à 150 milliards d'euros", ajoute SEB.

Les emprunts du Trésor américain progressent mercredi. Les marchés ont gagné du terrain mardi en raison des inquiétudes suscitées par l'impasse politique en Grèce, l'obligation de référence à dix ans réussissant à effacer ses pertes de 2012.

Le taux de l'emprunt à dix ans est descendu jusqu'à 1,814%, son niveau le plus faible depuis plus de trois mois, à moins de 20 points de base du point bas historique atteint en septembre. Le taux évolue à présent en deçà du seuil de 1,876% enregistré à la fin de l'année dernière.

"Le fait que les investisseurs soient prêts à acheter des titres à des taux aussi faibles indique que les problèmes en Europe ne sont pas en train de se dissiper et qu'il y a aussi des craintes liées à un ralentissement de la croissance économique américaine", observe Mary Ann Hurley, en charge du trading chez D.A. Davidson & Co. à Seattle.



CHANGES

L'euro évolue en deçà de 1,30 dollar mercredi matin, alors que l'Europe est de nouveau au coeur des préoccupations des investisseurs. Les partis politiques grecs n'ont jusqu'à présent pas réussi à former un gouvernement, ce qui suggère que de nouvelles élections pourraient être organisées en juin et laisse craindre que le pays rejette les mesures d'austérité qui lui ont été imposées par Bruxelles, voire qu'il quitte la zone euro.

Carl Forcheski, directeur des changes chez Société Générale à New York, indique que l'euro "semble toujours vulnérable" face au dollar.

Michael Woolfolk, stratégiste changes senior chez Bank of New York Mellon, s'attend à ce que l'euro reste dans une large fourchette de 1,26 à 1,34 dollar, mais ajoute qu'il pourrait tomber en deçà en cas de détérioration générale de la situation en Europe.



PETROLE

Si le climat macroéconomique actuel se détériore tandis que l'offre de brut demeure élevée, les opérateurs peuvent s'attendre à ce que les cours pétroliers de référence poursuivent leur baisse, qui a déjà atteint 8,6% au cours des cinq dernières séances, note Commonwealth Bank of Australia (CBA).

"Néanmoins, si les économies aux Etats-Unis, en Europe et en Chine affichent une expansion dans les prochains mois alors que l'offre reste aux niveaux actuels, nous estimons que les prix pétroliers resteront soutenus, voire progresseront encore à moyen-court terme", explique CBA.

La récente baisse des prix peut s'expliquer par les chiffres plus faibles que prévu de l'emploi non agricole et de l'activité du secteur des services aux Etats-Unis, ainsi que par les incertitudes accrues entourant l'économie européenne.

A 5h00, le contrat de juin sur le Brent coté à l'ICE de Londres s'adjugeait 6 cents, à 112,79 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de juin sur le brut léger doux du Nymex cédait 43 cents, à 96,58 dollars le baril.

La Grèce cherche un gouvernement introuvable, les Bourses s'affolent :

 

Le président grec Karolos Papoulias, à droite, et le chef de la gauche radicale, Alexis Tsipras, le 8 mai 2012 à Athènes

La Grèce menacée de paralysie politique s'est enfoncée mardi dans une crise qui a plombé les bourses mondiales, les marchés craignant que le pays ne revienne sur ses engagements de rigueur sous l'influence d'un parti de gauche radicale sorti galvanisé des législatives.

La coalition anti-austérité de la gauche radicale Syriza, propulsée dimanche second parti de Grèce, s'est vue confier mardi par le chef de l'Etat le casse-tête de former un gouvernement, après l'échec des conservateurs à rallier une majorité favorable à l'austérité dans le parlement issu des urnes dimanche.

Au vu de la composition arithmétique de la nouvelle assemblée où aucune majorité ne se dégage, cette mission semble impossible. Le dirigeant du Syriza a exclu d'appartenir à un gouvernement de coalition avec des partis qui acceptent le plan de redressement de la Grèce dicté par l'UE et le FMI.

C'était jusqu'à présent la position du Pasok socialiste et de la Nouvelle Démocratie (droite), qui l'ont payé par un score désastreux aux législatives de dimanche.

"Il est clair que la formation d'un gouvernement de coopération n'est pas possible", a estimé mardi soir le président de la chambre de commerce gréco-américaine Iannos Grammatidis en jugeant, comme de nombreux autres commentateurs, "inévitable" l'organisation de nouvelles élections en Grèce.

Composition du nouveau Parlement grec, issu des élections législatives du 6 mai

Du coup, les investisseurs craignent que l'instabilité politique ne débouche sur l'arrêt de la poursuite du deuxième plan de sauvetage international accordé au pays en octobre, qui mènerait à court ou moyen terme à un défaut de paiement du pays.

Inquiétudes relancées par les déclarations du président de la Commission européenne José Manuel Barroso qui n'a laissé aucune marge de manoeuvre mardi à ceux qui veulent renégocier le "mémorandum" d'accord conclu entre le pays et ses créanciers: les pays les plus en difficulté de la zone euro doivent se plier à une stricte discipline budgétaire sinon c'est le "défaut de paiement", a-t-il dit, après un message de même teneur en provenance de Berlin lundi.

A Athènes, Alexis Tsiprasa trois jours, ainsi que le prévoit la Constitution, pour tenter de former un gouvernement.

Emergeant des urnes comme le principal parti anti-austérité après un quasi quadruplement de son score par rapport à 2009, le Syriza a mené une campagne entièrement hostile aux efforts demandés à la Grèce par ses créanciers. Notamment les nouvelles baisses de salaires et de retraites attendues.

M. Tsipras dénonce les conditions "barbares" d'accès aux prêts internationaux fixés par l'UE et le FMI, et rejette particulièrement les efforts demandés à la Grèce pour 2013 et 2014 qui devaient être discutés par la "troïka" des créanciers du pays (UE-BCE-FMI) dès la fin mai. Il demande aussi l'arrêt d'une partie du paiement de la dette.

Mardi, il a fixé ses priorités: "annulation" des mesures de dérégulation du travail récemment votées, "contrôle public sur le système bancaire", "création d'une commission internationale de contrôle de la dette".

Evangélos Vénizélos, le chef du Pasok, le 7 mai 2011 à Athènes

D'ici l'expiration de son mandat, M. Tsipras doit mener des contacts avec l'ensemble des dirigeants politiques du pays. Mais il s'est déjà heurté mardi à une fin de non recevoir de la dirigeante communiste du KKE, Aleka Papariga, fidèle à son isolationnisme, qui n'a même pas voulu le rencontrer.

A gauche, deux chefs de parti, un dissident du Syriza et le parti ecologiste, lui ont demandé de clarifier sa position sur l'appartenance de la Grèce à l'euro.

Pendant la campagne, il a souvent été accusé par son rival Pasok d'être un fossoyeur de la participation de la Grèce à l'euro par ses positions maximalistes anti-austérité.

Mardi soir, devant l'urgence de la situation, le dirigeant du Pasok et ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, a proposé la constitution d'un gouvernement "d'union nationale" à toutes les formations qui satisferaient deux exigences : rester dans l'euro et renégocier avec l'UE et le FMI.

Ce qui dans sa bouche est une avancée: il s'était jusqu'à présent cantonné à demander un an de plus pour permettre à la Grèce de respecter ses objectifs budgétaires.

"Le pays se dirige vers la catastrophe. S'il n'y a pas un gouvernement d'unité nationale dans les prochains jours, de nouvelles élections semblent inévitables (...) en juin et la victoire du bloc extrême anti-rigueur de Tsipras est évidente", met en garde le journal libéral Kathimérini dans son éditorial mardi.

Pour les marchés, le risque est celui d'un "défaut de la Grèce sur l'une de ses prochaines échéances, avec un degré de probabilité élevé, mais aussi le début des démarches nécessaires pour organiser la sortie de la Grèce de la zone euro", ont prévenu les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

A la clôture mardi, la bourse de Francfort a perdu 1,90%, Londres 1,78% et Milan 2,37%. Celle d'Athènes a poursuivi sa descente aux enfers, clôturant en chute de 3,62% à son niveau d'il y a 20 ans, après un plongeon de 6,67% la veille. A Wall Street, le Dow Jones a perdu 0,59%.

Les taux allemands à 10 ans ont enregistré leur plus bas historique à 1,540%. En revanche, en Espagne, le taux grimpait à 5,790%, en Italie à 5,426% et le taux grec bondissait à 22,254%.

La Grèce a également enregistré une autre sanction financière mardi, avec une hausse, à 4,69% des taux qu'elle a dû consentir pour emprunter 1,3 milliard d'euros sur six mois.

08:59 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Merci d'avoir un blog interessant

Écrit par : annomoustomok | 02/06/2012

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