26/04/2012

LA FED...

Les commentaires du président de la Fed font rebondir l'euro face au dollar :

 

 

L'euro se ressaisissait nettement mercredi face à un dollar pénalisé par des commentaires du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, qui a déclaré que l'institution était prête à augmenter son soutien à l'économie américaine si nécessaire.

Vers 21H00 GMT (23H00 à Paris), l'euro valait 1,3215 dollar contre 1,3192 dollar mardi vers 21H00 GMT. L'euro est monté mercredi vers 10H00 GMT à 1,3237 dollar, un plus haut depuis trois semaines.

L'euro montait face à la devise nipponne à 107,49 yens contre 107,35 yens mardi soir.

De même, le dollar se stabilisait face au yen à 81,33 yens contre 81,36 yens la veille.

Initialement en baisse tout juste après l'annonce par la Fed du maintien, comme prévu, d'une politique monétaire ultra-accommodante jusqu'en juin, l'euro reculant jusqu'à 1,3175 dollar vers 18H05 GMT, la monnaie unique a ensuite rebondi, dopée par des commentaires du président de la Fed, Ben Bernanke, qui a déclaré son institution était prête à augmenter son soutien à l'économie américaine si besoin était.

"Nous restons totalement prêts à prendre des mesures supplémentaires (...) si nécessaire pour atteindre nos objectifs", a déclaré M. Bernanke lors d'une conférence de presse après la conclusion d'une réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC).

Le communiqué de la Fed "ne contenait que très peu de variations par rapport au communiqué de mars mais il y avait un changement notable de ton", a commenté Michael Gapen, de Barclays Capital.

"Le président de la Fed laisse la porte ouverte à plus de stimulus si nécessaire. L'anticipation est donc que les taux (d'intérêts) américains vont demeurer faibles par rapport aux taux européens", ce qui pesait sur la devise américaine, a noté Charles St-Arnaud, cambiste chez Nomura.

Le FOMC a toutefois indiqué entrevoir un redressement à venir de la croissance, qui devrait selon lui s'accélérer en 2013 et en 2014, ce qui amenait certains analystes à penser que la Fed était désormais plus réticente à assouplir encore sa politique monétaire qu'elle pouvait l'être il y a quelques mois.

"Le marché a réagi de manière plutôt positive, estimant que le ton de ce communiqué était relativement optimiste (...) même si nous estimons que cette position n'est pas forcément justifiée" et que le ton du communiqué était conforme aux attentes, a estimé Ray Attrill, de BNP Paribas.

Dans la matinée, "on avait vu l'euro monter, (soutenu) par un élan plus positif en Europe, avec la diminution de certains taux sur les obligations souveraines européennes, comme en Espagne", a par ailleurs remarqué M. St-Arnaud, "ce qui a aidé les bourses européennes et l'euro" avec elles.

Les taux à 10 ans de l'Espagne s'inscrivaient mercredi en fin de journée nettement sous la barre des 6%, à 5,774%, contre 5,841% la veille, tout comme ceux de l'Italie qui ont fléchi à 5,626%, contre 5,662%.

Vers 21H00 GMT, la livre britannique baissait légèrement face à l'euro, à 81,76 pence pour un euro, mais montait face au billet vert, à 1,6160 dollar.

La devise helvétique restait quasi stable face à l'euro à 1,2016 franc suisse pour un euro, et avançait face au billet vert à 0,9089 franc suisse pour un dollar.

Le yuan chinois a terminé à 6,3043 yuans pour un dollar contre 6,3079 yuans la veille.

 

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Wall Street finit en hausse, encouragée par la Réserve fédérale :

 

Wall Street en mars 2012

La Bourse de New York a terminé en hausse mercredi, saluant la performance trimestrielle d'Apple ainsi que la volonté de la banque centrale américaine (Fed) d'augmenter son soutien à l'économie américaine: le Dow Jones a gagné 0,69% et le Nasdaq 2,30%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a gagné 89,16 points à 13.090,72 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 68,03 points, à 3.02963 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a gagné 1,36%, (+18,72 points) à 1.390,69 points.

Wall Street avait ouvert en hausse, portée par Apple qui a pratiquement doublé son bénéfice net trimestriel (+93%), avec notamment des ventes éclatantes d'iPhones, dépassant nettement les attentes.

Et après une glissade continue depuis deux semaines, le titre d'Apple a gagné 8,87%, repassant au-dessus du seuil symbolique de 600 dollars (610,00 dollars).

"L'action d'Apple est tellement importante désormais que les courtiers la regardent presque comme un indice distinct, un indicateur majeur pour la Bourse", a fait valoir Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com.

Ces résultats confirment l'opinion selon laquelle "les consommateurs (américains) ont davantage le moral et sont plus motivés pour dépenser", a dit Lindsey Piegza, économiste chez FTN Financial.

La bourse new-yorkaise est toutefois restée sur la réserve à l'annonce des conclusions du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC), qui a décidé le maintien de sa politique monétaire ultra-accommodante mais n'a pas évoqué de nouvelle injection de liquidités, ce qui a entraîné un léger fléchissement.

Les indices américains ont toutefois accéléré leur progression quelques minutes plus tard, lorsque le patron de la Fed, Ben Berbanke, a indiqué que l'institution restait "prête à prendre des mesures supplémentaires (...) si nécessaire pour atteindre (ses) objectifs".

"C'était une séance très positive", a noté Lindsey Piegza.

Soulignant le portrait encourageant de l'économie dressé par la Fed, selon laquelle la croissance devrait s'accélérer en 2013 et en 2014, l'analyste a indiqué que "l'optimisme est en train de revenir dans le marché".

"Le marché comprend des propos de la Fed que l'économie américaine est en train de se renforcer et d'accélérer son rythme", a expliqué Mme Piegza.

Dans l'aéronautique, le constructeur Boeing a décollé de 5,29% à 77,08 dollars grâce à un bénéfice en hausse de 57,5%, meilleur qu'attendu, accompagné d'un chiffre d'affaires en hausse de 30% grâce aux commandes de l'aviation commerciale.

La compagnie aérienne Delta Air Lines est restée parfaitement stable (0%) à 10,48 dollars après la publication d'un bénéfice net trimestriel de 124 millions de dollars, alors qu'elle était dans le rouge un an plus tôt.

L'assureur nationalisé AIG a avancé de 1,33% à 32,83 dollars. Une filiale, la société de location d'avions américaine ILFC, a porté plainte contre son ancien patron, Steven Udvar-Hazy, aujourd'hui dirigeant de sa concurrente ALC.

Le premier constructeur mondial d'engins de chantier, Caterpillar, a chuté de 4,58% à 103,44 dollars après avoir engrangé des gains record au premier trimestre mais avec un chiffre d'affaires inférieur au consensus.

Microsoft a pris 0,88% à 32,20 dollars. Sa filiale Skype, pionnière de la téléphonie via internet, est devenue mardi aux Etats-Unis accessible sur la console de jeux PlayStation Vita de Sony, devenant le principal outil de communication sur cet appareil lancé il y a six mois.

Le marché obligataire a fini en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 1,984% contre 1,958% mardi soir et celui à 30 ans à 3,146% contre 3,112%.

00:49 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Très intéressant !! Merci pour l'article :)
Bonne journée
Marie

Écrit par : Yokoro | 26/04/2012

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