26/04/2012

BONJOUR...10H.

de MonFinancier...

 

MAIS C'EST QUOI CE DÉLIRE????

C'est le grand délire en France. Les médias, les politiques s'excitent depuis que Mario Draghi a dit qu'il fallait un pacte de croissance. On nous explique même que c'est un miracle, que Draghi se range à l'avis de François Hollande, qu'après Merkozy ce serait Draghollande. Ces réactions, pathétiques, sont à la mesure du désespoir de la situation européenne.

 

QU'A DIT MARIO DRAGHI?
Il a dit que maintenant que la zone euro avait un pacte budgétaire, il fallait mettre en place un pacte de croissance. Que l'austérité seule ne pourrait jamais résoudre la crise.

 

QU'ONT ENTENDU LES "SPÉCIALISTES" FRANÇAIS
Que Mario Draghi était favorable à un plan de relance. Le plan de relance c'est le grand espoir de ceux qui veulent que l'économie redémarre sans qu'on fasse d'efforts. Une petite prime à la casse, une allocation de plus, une hausse des salaires, tout cela à crédit alors que la dette explose, et hop, l'économie repart sans qu'on ait à faire de sacrifice

 

LA RÉALITÉ SUR LA DÉCLARATION DE DRAGHI
Là où certains ont entendu révolution culturelle à la BCE, il s'agit de révolution structurelle. Ce que dit Draghi, c'est ce qu'il a toujours dit et ce qu'a dit l'Allemagne: il faut de l'austérité, mais aussi une réduction des dépenses publiques et une réforme révolutionnaire structurelle à l'image de ce que fait Mario Monti. On ne fait pas des cadeaux pour relancer à crédit, on fait sauter les verrous sur le travail, l'administration, les corporatismes qui brident la croissance. C'est tout le contraire de ce à quoi rêvent les partisans de la paresse comme méthode de sortie de crise.

 

LA BLAGUE DU JOUR
C'est la déclaration d'un des prétendants au poste de premier ministre, Jean-Marc Ayrault: 'la politique d'austérité mène dans le mur". Il a raison, l'Allemagne a mené une politique d'austérité ET des réformes structurelles pendant 20 ans, on voit où ça l'a menée....

 

L'ANGLETERRE ENTRE EN RÉCESSION
Pour se sortir de la crise, il faut passer par la case récession. C'est douloureux, brutal, mais il n'y a pas d'autre solution. Pour rebâtir sur des fondations saines pour l'avenir. L'Angleterre souffre, mais elle souffre comme a souffert l'Allemagne dans les années 90. Elle souffre car elle mène une révolution intérieure unique. Elle affiche certes son deuxième trimestre de contraction du PIB de suite, mais elle conserve la confiance des investisseurs et emprunte à des taux extrêmement bas.

 

ENCORE UNE BELLE SÉANCE POUR LE CAC
Avec une nouvelle hausse de plus de 2%. Deuxième séance de suite de fort rebond après la chute de lundi. Les valeurs bancaires se sont envolées. Il faut dire qu'elles sont à des cours qui sont dramatiques.

 

VERS UNE NOUVELLE COALITION EN HOLLANDE?
On peut encore éviter des élections anticipées en Hollande si le Parlement trouve une nouvelle majorité pour soutenir le plan d'austérité. Dans le cas contraire, dès cette fin de semaine, on lancerait des élections anticipées, probablement pour le 12 septembre.

 

A SAISIR AVANT LE 4 MAI !!!!!
Si ceux qui parmi vous sont imposés à l'ISF, vous avez la possibilité de le réduire à hauteur de 50% de votre investissement dans la limite de 90,000 euros par ménage en participant à l'augmentation de capital du spécialiste reconnu et respecté de l'énergie bois Cogra. Faites vite. www.Cogra.fr.

 

NEWT GINGRICH
se retire de la course des primaires républicaines. Je vous avoue que je pensais qu'il était déjà parti...

 

CE QUI EST BON POUR APPLE...
Apple serait-il devenu le General Motors d'aujourd'hui. Une seule action fait la hausse et la baisse du Nasdaq en particulier et des indices européens en général. Quand Apple s'envole après des résultats trimestriels hallucinants, tout monte. 9% de hausse d'Apple, 2.3% de hausse du Nasdaq, 1.4% de hausse du S&P. Ce qui est bon pour Apple est bon pour les États-Unis.

 

LA SEULE VRAIE QUESTION DU JOUR
est encore une fois dans le Parisien. A la une. "Où est passé le printemps?"....

GISCARD: POURQUOI JE VOTERAI SARKOZY
Franchement, Valéry, on s'en fout.

 

LE GRAND MALENTENDU SUR DRAGHI

Depuis hier en France règne une agitation sans précédent. C'est le miracle!!! La France a enfin trouvé la solution pour sortir de la crise sans faire d'efforts. Et c'est Mario Draghi qui l'a dit. Assez d'austérité et vive la relance. Sauf que Draghi n'a pas dit cela. Il a dit il faut austérité et croissance par des réformes structurelles courageuses.

La déclaration de Mario Draghi sur la nécessité d'un « pacte de croissance » fait couler beaucoup d'encre
Je suis assez étonné de ce que j'entends et ce que je lis depuis que Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, a parlé de mettre en place, à côté du pacte budgétaire actuel, un pacte de croissance. On entend tout et surtout n'importe quoi sur cette déclaration. Cette déclaration serait un tournant, une nouvelle ère pour l'Europe, il y aurait même un axe Draghi-Hollande sur la nécessité d'un pacte de croissance. La déclaration de Draghi deviendrait le signe du ciel que nous attendons depuis des mois pour sortir de l'équation impossible austérité/Croissance. Si la situation de l'Europe n'était pas aussi dramatique, cela me donnerait envie de sourire mais en l'occurrence je trouve ces réactions désolantes.

Entendre un des défenseurs les plus acharnés de l'austérité défendre la croissance est-ce que c'est un tournant?
Beaucoup et surtout beaucoup de Français ont confondu le mot croissance dans le discours de Draghi et le mot relance. Draghi, et vous verrez que dans les heures et les jours qu'ils viennent, il donnera des précisions sur sa déclaration, ne parle pas de programme de relance, il parle de relancer la croissance par des réformes structurelles. Ce qui a toujours été l'argument par exemple de l'Allemagne. Austérité et réformes structurelles. Et je ne suis pas certain que les réformes structurelles dont on parle soient celles qui font rêver les Français : plus de flexibilité dans le travail c'est-à-dire plus de facilité pour licencier, moins de pesanteur administrative c'est-à-dire moins d'administration, moins de clientélisme et de corporatisme. Hasard des prénoms mais le pacte de croissance de Draghi c'est le plan de Mario Monti en Italie.

On a toujours parlé de croissance. Mais pas de croissance keynésienne avec des primes à la casse, des hausses de salaires, des embauches de fonctionnaires. Mais de croissance par une véritable explosion du carcan actuel qui est un frein à la croissance. Certains ont mal entendu Draghi, ils ont entendu révolution culturelle là où il s'agit de révolution structurelle. Pour résoudre la crise actuelle, il faut de l'austérité, des réformes structurelles, des réductions publiques et, on n'y échappera pas, une annulation d'une partie de la dette Européenne. Arrêtons d'être naïfs et de croire qu'on pourra s'en sortir avec les vieilles recettes du passé.

A SUIVRE EN FRANCE

Les investisseurs feront face à une actualité des entreprises très chargée. Pernod Ricard, Safran, Areva, Technicolor, Gemalto, Vinci, Seb, Unibail-Rodamco, Eramet, Saft, Faiveley Transport, Afone, Naturex, Bull, Guillemot, Lisi, Soft Computing, ABC Arbitrage, ADL Partner, Bongrain, Compagnie des Alpes, Groupe Open, LVL Medical, Norbert Dentressangle, U10, Osiatis, Vivalis, Eca, LDLC.com et Groupe Gascogne publieront leurs chiffres d'affaires trimestriels.

Technip, Alcatel-Lucent, Dassault Systèmes, Imerys, Foncière Paris-France, Toupargel, Lectra, Memscap et Internationale de plantations d'hévéas dévoileront leurs résultats trimestriels, tandis que Ulric de Varens, Tonna Electronique et ESI Group annonceront leurs performances annuelles. Zublin Immobilière présentera son rapport préliminaire pour 2011.

A l'agenda figurent également les assemblées générales de Danone, Bouygues, Technip, Unibail-Rodamco, Eurotunnel, Plastic Omnium, Hologram Industries, Bongrain, Imerys, Lisi, Toupargel et Evolis.

Sur le front macroéconomique, les chiffres des demandeurs d'emploi pour le mois de mars seront annoncés en fin d'après-midi.



ACTIONS

Les marchés d'actions européens pourraient ouvrir en hausse jeudi, après les dernières déclarations de la Réserve fédérale (Fed) américaine sur sa politique monétaire, tandis que les investisseurs se tournent maintenant vers les statistiques attendues dans la journée dans la zone euro.

IG Markets prévoit que le CAC 40 ouvrira en hausse de 6 points, à 3.239 points, tandis que le FTSE gagnerait 12 points, à 5.731 points, et que le DAX s'adjugerait 2 points, à 6.707 points.

Les contrats à terme sur les indices d'actions américains gagnent du terrain jeudi. Wall Street a déjà clôturé dans le vert mercredi, portée par les excellents résultats d'Apple et les propos du président de la Fed, Ben Bernanke. Le Nasdaq Composite a enregistré sa plus forte progression de année.

Apple a bondi de 49,72 dollars par action, soit 8,9%, pour clôturer à 610 dollars mercredi. Le géant technologique a publié un résultat net et un chiffre d'affaires très supérieurs aux attentes au titre du deuxième trimestre. Ces chiffres ont permis d'apaiser les craintes de ralentissement des ventes d'iPhone et de soutenir les valeurs technologiques aux Etats-Unis et dans le reste du monde.

Le comité de politique monétaire de la Fed a réaffirmé son engagement à maintenir des taux bas au moins jusqu'à la fin de 2014. Lors d'une conférence de presse, Ben Bernanke a déclaré qu'il n'hésiterait pas, le cas échéant, à soutenir l'économie avec de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire.

Les marchés d'actions asiatiques s'inscrivent pour la plupart en hausse jeudi, soutenus par les propos du président de la banque centrale américaine.

Par ailleurs, le Shanghai Securities News, citant plusieurs responsables gouvernementaux, rapporte jeudi que la croissance économique chinoise devrait rebondir au cours des prochains mois après avoir atteint un plancher au premier trimestre.


OBLIGATIONS

Les investisseurs européens vont porter leur attention jeudi sur les statistiques à paraître dans la zone euro. Les Bunds et les gilts devraient par conséquent connaître un début de séance mitigé.

Selon les économistes, le recul de la confiance des ménages de la zone euro, déjà annoncé, devrait être confirmé, et les trois autres indicateurs nationaux attendus devraient rester à un faible niveau ou afficher en recul.

Le climat des affaires dans la zone euro devrait avoir chuté en avril par rapport au mois de mars.

Les bons du Trésor américain n'évoluent guère jeudi. Ils ont clôturé en léger retrait mercredi au terme d'une séance chargée en actualité, qui a vu la Réserve fédérale (Fed) maintenir sa politique actuelle et rester silencieuse quant à la probabilité de nouvelles mesures de relance de l'économie.

Beaucoup s'attendent à ce que la Fed maintienne sa politique de taux proches de zéro jusqu'à la fin de l'année 2014 au moins.



CHANGES

Le dollar se replie face à l'euro jeudi après les commentaires de Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale (Fed), qui a dit que la banque centrale américaine restait prête, si nécessaire, à assouplir davantage sa politique monétaire.

Le comité de politique monétaire de la Fed avait précédemment annoncé des perspectives économiques contrastées, qui ont fait évoluer le dollar en dents de scie mercredi soir. Les banquiers centraux ont souligné les améliorations observées sur le marché de l'immobilier et attendent une accélération de la croissance, mais ils ont également mentionné les risques croissants qui pèsent sur les marchés financiers mondiaux, signe que la crise de la dette souveraine dans la zone euro reste une source d'inquiétude.

Ces déclarations, à mettre en balance avec les commentaires prudents de Ben Bernanke, n'ont pas vraiment donné d'indication au marché quant à la probabilité de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire.

Les marchés des changes vont maintenant porter leur attention sur la décision de politique monétaire de la Banque du Japon, attendue vendredi. Les banquiers centraux japonais se sont dits prêts à affaiblir le yen pour rendre les exportations plus compétitives. Les investisseurs s'attendent à ce que la banque centrale annonce un programme d'achat d'obligations de 5.000 milliards à 10.000 milliards de yens (46,6 à 93,2 milliards d'euros), selon Mark McCormick, stratégiste devises chez Brown Brothers Harriman.



PETROLE

Les cours du pétrole ont perdu du terrain jeudi pendant les échanges en Asie, en raison de la hausse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis, qui a contrebalancé les prévisions de rebond de la croissance de la Réserve fédérale, indiquent des analystes.

A 5h00, le contrat de juin sur le Brent coté à l'ICE de Londres abandonnait 20 cents, à 118,92 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de référence du Nymex, sur le brut léger doux pour livraison en juin, reculait de 4 cents, à 104,08 dollars.

Victor Shum, du cabinet de conseil Purvin and Gertz à Singapour, explique que "les stocks de pétrole brut [des Etats-Unis] ont progressé de 4 millions de barils, alors que le marché tablait sur une hausse de 1,5 million de barils seulement".

10:06 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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