04/04/2012

Bonjour...pas fameux ce matin.

ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient entamer la séance en baisse mercredi, plombés par les inquiétudes concernant l'économie de la région. Les investisseurs se montrent anxieux au sujet des perspectives de croissance de la zone euro, alors que les mesures d'austérité budgétaire se multiplient dans l'union monétaire.

Selon Cantor Index, le CAC 40 devrait reculer de 24 points à l'ouverture, à 3.382 points, tandis que le FTSE perdrait 16 points à 5.822 points et le DAX, 52 points à 6.930 points.

"Les dernières nouvelles sur l'économie de la zone euro ont affaibli les espoirs que les opérations de refinancement à long terme de la BCE en décembre et février aient globalement résolu les problèmes budgétaires et économiques de la zone euro", souligne Capital Economics. Les indices PMI suggèrent que l'économie la zone euro s'est contractée au premier trimestre 2012, pour le deuxième trimestre consécutif, tandis que d'autres statistiques mettent en évidence une détérioration sur le front du marché du travail et celui des prêts bancaires, ajoute Capital Economics.

Les contrats à terme américains se replient mercredi, après une clôture en baisse de Wall Street mardi, en réaction aux minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale. Ces minutes ne laissent présager aucune nouvelle mesure de relance monétaire pour le moment, ce qu a conduit les investisseurs à s'interroger sur les chances de poursuite de la remontée du marché boursier.

Les marchés asiatiques se sont repliés mercredi, pénalisés également par les minutes de la Fed, mais les valeurs de la construction automobile ont progressé à Séoul, portées par l'annonce de bonnes ventes aux Etats-Unis.



OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient gagner du terrain mercredi en début de séance, avant la publication dans la journée de nouvelles statistiques économiques et l'annonce, à 13h45, de la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

La BCE devrait laisser son principal taux directeur inchangé, à 1%. Lors de la conférence de presse qui suivra l'annonce de sa décision, les thèmes dominants seront certainement les perspectives de croissance de la zone euro et les nouvelles mesures de soutien que la banque centrale pourrait devoir prendre, après l'accord sur le renforcement du pare-feu anticrise de l'union monétaire annoncé vendredi dernier.

Avant la décision de la BCE, les investisseurs s'intéresseront aux statistiques sur les commandes à l'industrie en Allemagne et aux indices PMI du secteur des services dans la zone euro.

La Banque d'Angleterre, qui annoncera sa décision de politique monétaire jeudi, devrait elle aussi laisser son taux directeur inchangé et maintenir son programme de rachat d'obligations d'Etat à son niveau actuel, d'après un sondage réalisé par Dow Jones Newswires auprès d'analystes.

Les prix des obligations du Trésor américain évoluent peu mercredi. Le marché a connu mardi son plus fort mouvement de vente depuis près de trois semaines, les investisseurs ayant jugé moins probable un nouveau programme d'assouplissement quantitatif aux Etats-Unis après la parution des minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale.



CHANGES

Le dollar américain s'apprécie face à l'euro mercredi, les minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale ayant réduit les chances qu'un nouveau programme d'achats d'obligations soit lancé par la banque centrale.

Le billet vert a immédiatement monté en réaction à l'annonce selon laquelle la Fed a revu en légère hausse ses prévisions concernant l'inflation et le produit intérieur brut (PIB) aux Etats-Unis lors de sa réunion du mois dernier. Le marché a déduit de ces minutes qu'il était peu probable que la Fed procède à de nouveaux achats d'obligations, observent des analystes.

L'éventuelle poursuite du mouvement de hausse du dollar dépendra des statistiques économiques, selon Ron Leven, stratégiste devises chez Morgan Stanley à New York. "Si des statistiques vraiment faibles sont publiées, les marchés recommenceront alors à tabler sur de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire [...] Tant que rien ne signale clairement une dégradation de la situation économique, le marché va partir du principe que la Fed a fini ce qu'elle avait à faire".



PETROLE

Les prix du pétrole brut sont en baisse mercredi.

Nombre d'acteurs du marché ont fermé leurs positions avant le long week-end de Pâques et la réunion entre les pays occidentaux et l'Iran, prévue la semaine prochaine, indique Koichi Murakami, analyste chez Daiichi Shohin.

Les cours pétroliers ont reculé mardi après la publication des minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed, selon lesquelles les banquiers centraux se sont montrés peu enthousiastes à l'idée d'un nouvel assouplissement monétaire.

A 05h00, le contrat de mai sur le Brent coté à l'ICE de Londres reculait de 5 cents à 124,81 dollars le baril, tandis que vers 06h20, le contrat de mai sur le brut coté au Nymex fléchissait de 32 cents à 103,69 dollars le baril.

de MonFinancier...

 

PLUS D'EUROPE ET MOINS DE LIQUIDITÉS

Les dealers sont accros. Dès qu'on leur donne moins de liquidité, ils paniquent. Surtout quand on leur reparle de zone euro en même temps. Les indices boursiers ont décroché, surtout en Europe. Les craintes sur l'Espagne et de façon générale sur tous les pays de la zone euro en difficulté, et le rapport de la FED ont remis la peur du risque sur le devant de la scène.

 

LE RAPPORT DE LA FED
a douché les espoirs de quantitative easing 3.Il semble que les membres du conseil de la FED soient en majorité d'accord pour dire que la reprise économique est suffisamment solide pour ne pas justifier une nouvelle injection de liquidités. Les marchés n'ont pas aimé.

L'EURO SOUS PRESSION
La zone euro inquiète à nouveau. C'est normal. On n'a rien résolu. On a gagné du temps, mais les économies des pays en difficulté ne montrent aucun signe d'amélioration. L'Espagne inquiète. Et de façon générale, beaucoup d'investisseurs se demandent quand viendra la prochaine attaque sur la zone euro.

L'AUSTÉRITÉ ITALIENNE
pourrait être contre-productive. C'est ce qu'annonce le Wall Street Journal en première page. Avec le dilemme connu. Trop d'austérité peut tuer la croissance et donc entraîner un accroissement du déficit malgré les mesures adoptées. Et sans austérité, c'est le mur en direct. Il faut donc choisir entre la peste et le choléra.

LA FIN DE L'ÉTAT DE GRÂCE
Pour le Financiel Times, l'état de grâce dont a bénéficié Mario Monti est terminé.

UNE CAMPAGNE VRAIMENT ENNUYEUSE
Quel que soit le résultat, quel que soit le taux d'abstention et il risque d'être élevé, cette campagne a déjà gagné la palme de la campagne la plus boring. Et la plus déconnectée de la réalité. Vivement qu'on en finisse et qu'on affronte enfin la réalité.

VICTOIRE DE MITT ROMNEY
dans le Wisconsin et le Maryland. C'est presque définitivement gagné pour lui. D'ailleurs, Obama l'a attaqué dès hier sur son projet de budget. L'affrontement entre Obama et Romney a commencé.

LE CONTRASTE
Alors que les ventes de voitures s'effondrent en Europe et particulièrement en France, les ventes de voitures aux États-Unis ont fortement augmenté en Mars. Entre 34% de hausse pour Chrysler, on encore 15% pour Toyota...

APPLE JUSQU'AU CIEL
On dit que les arbres ne montent au ciel. Apple si. Hier l'action a dépassé pour la première fois les 630 dollars sur les meilleures perspectives de ventes d'Ipad.

PENDANT CE TEMPS GROUPON
le spécialiste du lissage brésilien a vu son cours chuter le plus bas depuis son introduction. Introduite à 20 dollars en novembre, Groupon valait 15.23 hier.

 

LES MARCHÉS ACCROS À LA LIQUIDITÉ

Ce n'est ni l'économie réelle, ni les résultats des entreprises qui font fluctuer les marchés. Ce sont les perspectives d'injection de liquidités par les banques centrales. Les marchés sont accros à la planche à billet. Il suffit qu'une banque centrale, comme la FED hier, décide de limiter un peu l'approvisionnement pour que les dealers soient pris de doute. Cette addiction est malsaine.

Réaction négative des marchés après le rapport sur la dernière réunion de la banque centrale américaine
Les marchés ne vivent plus à l'heure de l'économie réelle. Ils ne réagissent plus vraiment aux indicateurs économiques ou aux résultats des entreprises. Leur vrai moteur c'est la liquidité injectée par les banques centrales. Ben Bernanke, le patron de la FED, donne une vision pessimiste de l'économie américaine et laisse entendre qu'il y aura un quantitative easing 3 et les marchés atteignent des nouveaux records. Hier le rapport de la FED indique qu'elle ne fera probablement pas tourner la planche à billets et les marchés rechutent. On a vraiment l'impression que l'argent des banques centrales ne sert qu'aux marchés financiers.

Cet argent injecté par les banques centrales passe quand même dans l'économie réelle non ?
Non. La preuve ? L'argent que la banque centrale Européenne a prêté aux banques européennes. 1000 milliards d'euros prêtés au taux de 1% pour 3 ans. Ni les entreprises, ni les particuliers n'en n'ont vu la couleur. D'ailleurs les banques européennes annoncent qu'elles vont en partie rembourser cet argent pourtant prêté à des conditions exceptionnelles. Elles préfèrent rembourser cet argent que le prêter même à des taux plus élevés aux entreprises ou aux particuliers. On voit même ce matin avec les chiffres sur les crédits immobiliers que les banques ont durci leurs critères de prêts.

L'évolution des marchés est donc liée à court terme aux banques centrales
C'est finalement le cas depuis des mois. Ben Bernanke et Mario Draghi font la pluie et le beau temps sur les indices boursiers. On observe une fois de plus une déconnection totale entre l'économie réelle et la sphère financière. L'argent prêté aux banques sert à améliorer leur bilan, ce qui est important, à financer en partie les dettes des Etats, à spéculer sur les marchés mais toujours pas à financer les entreprises. Tant que ce ne sera pas le cas, l'économie ne redémarrera pas, et si l'économie réelle ne redémarre pas, la hausse des marchés sera purement virtuelle et donc intenable. L'addiction des marchés à la liquidité des banques centrales est malsaine.

09:28 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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