30/03/2012

bonjour les amis...11h12..la France attaquée???

La zone euro s'apprête à trancher sur le renforcement de son pare-feu anticrise :

 

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et le ministre irlandais des Finances Michael Noonan le 30 mars 2012 à Bruxelles

La zone euro va tenter vendredi de se mettre d'accord sur le montant de son pare-feu financier qui doit la protéger contre de nouveaux soubresauts dans la crise de la dette, à l'heure où la situation économique de l'Espagne suscite des inquiétudes.

Le renforcement du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui doit entrer en vigueur au 1er juillet divise au sein de la zone euro.

Premier contributeur des plans de sauvetage, l'Allemagne a longtemps refusé d'augmenter la capacité de prêts de ce mécanisme financier, censé être doté de 500 milliards d'euros.

Elle a récemment assoupli sa position, mais pas assez pour satisfaire la Commission européenne, la France ou des organisations comme l'OCDE qui plaident pour un fonds de secours de près de 1.000 milliards d'euros, afin de rassurer pleinement les marchés.

"Le pare-feu, c'est un peu comme le nucléaire sur le plan militaire, c'est fait pour ne pas être utilisé, c'est de la dissuasion", a expliqué jeudi à Paris le ministre français de l'Economie, François Baroin.

Le ministre allemand de l'Economie Wolfgang Schäuble le 14 novembre 2011 à Leipzig

Dans la soirée, son homologue allemand Wolfgang Schäuble a rejeté l'idée d'un Fonds de secours de 1.000 milliards d'euros, mais a envisagé d'aller jusqu'à près de 800 milliards d'euros. Pour parvenir à un tel montant, il a suggéré d'ajouter aux 500 milliards d'euros du MES des prêts déjà octroyés ou promis par l'Europe aux pays en difficultés, en provenance de différentes enveloppes.

Cette proposition sera débattue vendredi à partir de 09H00 (07H00 GMT) par les ministres des Finances de la zone euro, réunis à Copenhague, avant qu'ils ne soient rejoints par leurs collègues des dix autres pays de l'UE.

Au même moment, le gouvernement espagnol présentera son nouveau budget 2012 qui prévoit des coupes sévères et sera scruté par ses partenaires, en raison du dérapage des déficits du pays.

Autre sujet qui devrait donner lieu à d'intenses tractations: le choix d'un nouveau membre pour le directoire de la Banque centrale européenne (BCE). Le Luxembourgeois Yves Mersch part favori.

Malgré un calendrier serré, ces nominations pourraient être repoussées, en raison notamment de la présidentielle française qui vient perturber le jeu.

de MonFinancier...

 

LA FRANCE VA ÊTRE ATTAQUEE
C'est le dossier du journal The Economist, un des organes de presse les plus représentatifs des investisseurs anglo saxons. Pour The Economist, la France est dans le déni, les élections Françaises sont frivoles et Hollande pense qu'on est en 1981. Avec une conclusion sans appel: la France va être attaquée (voir édito).

 

L'IMMOBILIER BAISSE
Alors que le salon de l'immobilier ouvre ses portes, les signes d'une correction que nous annonçons depuis quelques mois se multiplient. Baisse des transactions, stagnation du crédit hypothécaire, chute du pouvoir d'achat immobilier: la baisse est engagée. Je vous rappelle que vous pouvez obtenir un calcul, gratuitement, de votre pouvoir d'achat immobilier sur http://www.immobiliezvous.com/

 

LA FAIBLESSE DU DOLLAR
Le dollar baisse ce matin contre toutes les monnaies, l'euro, le sterling et même le yen qui rechute à 82 après avoir dépassé les 84. Les anticipations d'une politique très laxiste de la banque centrale Américaine alimentent la baisse.

 

FACEBOOK EN BOURSE
Ce sera probablement pour le début du mois de Mai. La fourchette de valorisation est de 80 milliards à 110 milliards de dollars. Le roadshow devrait démarrer la semaine prochaine.

 

L'ESPAGNE EN GRÈVE
La grève et les manifestations en Espagne contre la rigueur ont été très suivies, mais le gouvernement Rajoy a répété qu'il continuerait sur la même voie pour sauver les finances publiques.

 

LES BRICS JETTENT LA PIERRE
Les Brics réunis pour la quatrième fois en Inde pour leur sommet annuel ont émis des critiques extrêmement violentes contre le laxisme fiscal des pays dits développés et réclament plus de pouvoir au sein du FMI.

 

LES BANQUES ITALIENNES SOUS PRESSION
Le cours des banques italiennes a chuté avec des pertes significatives annoncées pour 2011 par Mone dei Paschi, après Unicredit, et des perspectives inquiétantes pour 2012.

 

L'ALLEMAGNE AU TOP DE SA FORME
Le chômage a encore baissé en Allemagne. 6.7%. Le taux le plus bas depuis la réunification. Et signe d'une confiance au zénith, c'est la consommation des ménages, grâce aux hausses de salaires, qui alimente la croissance. Il y a un modèle allemand.

 

UNE PAIE DE 3.9 MILLIARDS DE DOLLARS
C'est ce qu'a touché le patron fondateur du hedge fund Bridgewater, le plus gros hedge fund, pour 2011. 3.9 milliards de dollars! En récompense pour une performance de 13.8 milliards de gains pour ses investisseurs....

 

GOLDMAN NUMERO UN
La presse a beau s'acharner sur Goldman et le monde lui en vouloir, la banque d'affaires Américaine continue à caracoler en tête des classements de fusions et acquisitions avec un total de deals de... 123 milliards de dollars....

ET PENDANT CE TEMPS DANS LE PETIT VILLAGE GAULOIS
on ne parle presque plus des drames de Toulouse et Montauban, on trouve Mélenchon drôle quand il dit qu'il va couper la tête des riches et des patrons, on prépare les 4 ponts de Mai et on se demande si on aura les 32 heures et la retraite à 60 ans dés le mois de Juin....

 

LA FRANCE DANS LE DÉNI

Cela fait plusieurs semaines, depuis que j'ai écrit l'article intitulé "le 7 Mai la France sera attaquée", que j'attendais le premier signal de la mobilisation à venir des marchés et en particulier des fonds spéculatifs contre la France. C'est arrivé ce matin. Dans l'organe le plus respecté des marchés avec le FT: The Economist. Avec un dossier sur la France d'une extrême violence.

Charge violente du journal The Economist contre la France
Le titre de la couverture est clair: le Déni de la France. Avec comme sous-titre; l'élection Française est la plus frivole de tous les pays occidentaux. L'argument de The Economist est simple. Alors que tous les pays européens en crise affrontent la crise avec des réformes structurelles douloureuses, les candidats aux élections font mine d'ignorer la crise et d'ignorer les problèmes de la France. Pour The Economist ces élections sont surréalistes, car on ne parle que de dépenses, que de hausses d'impôts, mais jamais de réductions de dépenses ni de réformes de fond.

Est on quand même dans la critique classique des Anglo Saxons contre l'Europe?
Non. Ce n'est pas l'Europe qui est attaquée. C'est la France seulement, car the Economist loue les efforts des Italiens, des Espagnols et même des Grecs. Et je vais vous lire, car c'est important, l'état des lieux de la France que fait le journal en quelques lignes: un pays qui n'a jamais équilibré son budget depuis 1974, avec une dette à 90% de son PIB, des banques sous capitalisées, un chômage en hausse et qui n'est jamais descendu en dessous de 7% en 30 ans, et un déficit commercial en explosion. Une vision apocalyptique et pourtant vraie. La France croit qu'elle n'a pas de problème parce qu'elle n'est pas attaquée par les marchés financiers.

Et justement la conclusion de The Economist est sans appel.
Au-delà du parti pris ou pas du journal contre la France, ce qui est inquiétant c'est que ce journal est en quelque sorte l'expression des investisseurs anglo-saxons et de façon plus large des marchés. The Economist évoque 1981 quand il analyse le programme de François Hollande. Et The economist conclue par ces mots. Si Hollande est élu, les investisseurs fuiront le marché de la dette Française et les talents fuiront la France. Et même si Sarkozy est élu, le risque Français sera élevé. C'est le premier appel officiel des marchés contre la France.

11:16 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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