09/03/2012

bonjour;...bonne nouvelle sur la Grèce..

Grèce : fort taux d'adhésion des créanciers privés pour la restructuration de dette

 

Le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos le 8 mars 2012 à Athènes

La Grèce a recueilli près de 84% d'acceptation de l'ensemble de ses créanciers privés pour la restructuration de son énorme dette souveraine, ouvrant la voie au déblocage d'un nouveau prêt pour lui éviter une faillite incontrôlée.

Le taux d'acceptation monte à 85,8% pour les seuls détenteurs d'obligations de droit grec, a annoncé tôt jeudi le gouvernement grec.

Athènes recommande l'activation des clauses d'action collectives attachées aux obligations qui doivent être échangées, ce qui contraint les porteurs rétifs à accepter les termes de l'échange et devrait porter au final le taux d'acceptation à 95,7%, a indiqué le communiqué du ministère des Finances.

"Les détenteurs d'approximativement 172 milliards d'euros d'obligations de droit grec" ont accepté la proposition faite par la république hellène le 24 février d'échanger leurs titres de dette contre d'autres titres dont la valeur faciale a été réduite de 50%, indique le communiqué.

"Je souhaite exprimer ma gratitude à tous nos créanciers qui ont soutenu notre ambitieux programme de réforme et d'ajustement et qui ont partagé les sacrifices du peuple dans son effort historique" a salué le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos dans un communiqué.

L'échange concret des titres doit avoir lieu lundi 12 mars pour les obligations de droit grec, mais un délai jusqu'au 23 mars à 08H00 GMT a été accordé aux détenteurs de titres de droit non grec pour présenter leur réponse à la proposition.

 

Copyright © 2012 AFP.

Wall Street salue l'accord en Grèce, en attendant le chômage aux Etats-Unis :

 

La Bourse de New York

La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, saluant l'annonce d'une avancée majeure en Grèce mais restant prudente à la veille de la publication des chiffres du chômage aux Etats-Unis: le Dow Jones a pris 0,55% et le Nasdaq 1,18%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 70,61 points à 12.907,94 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 34,73 points à 2.970,42 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est adjugé 0,98% (+13,28 points) à 1.365,91 points.

Wall Street avait ouvert en petite hausse avant de se renforcer dans le sillage de l'annonce du franchissement du taux de 75% de créanciers privés de la Grèce ayant accepté l'opération d'échange d'obligations souveraines, qui doit effacer une ardoise de 100 milliards d'euros. En fin de journée, une source gouvernementale a réévalué ce chiffre à 85% sur les titres de droit grec.

La Grèce avait prévenu qu'elle renoncerait à l'opération si le taux de 75% de réponse n'était pas atteint, ce qui aurait de facto exposé le pays à un défaut de paiement incontrôlé le 20 mars face à son impossibilité de rembourser 14,4 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance.

"Un sentiment de soulagement a gagné le marché", a observé Mace Blicksilver, du cabinet de gestion d'actions Marblehead Assets Management. "Une page a été tournée, mais le livre n'est pas encore refermé", a-t-il ajouté à propos de la saga européenne de la dette souveraine.

Les marchés américains ont accueilli cette annonce sans effusion de joie car "ils l'avaient déjà pris en compte, ils avaient prévu que les investisseurs privés allaient participer à cet accord permettant d'éviter un défaut de paiement désordonné", a noté Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

L'attention se portait sur les chiffres mensuels de l'emploi, que le gouvernement américain doit publier vendredi, d'autant plus que les chiffres hebdomadaires qui ont été publiés dans la matinée "ont été très légèrement décevants", a dit Gregori Volokhine de Meeschaert New York.

Les nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont augmenté au tournant du mois de mars. Le département du Travail a ainsi recensé 362.000 dépôts de demandes d'allocations de chômage dans le pays du 26 février au 3 mars, soit 2% de plus que la semaine précédente.

Du côté des valeurs, le groupe informatique Apple a pris 2,13% à 542,02 dollars. Selon le quotidien Wall Street Journal, les autorités américaines menacent de poursuivre le géant de la Silicon Valley et cinq grands éditeurs à qui elles reprochent de s'être entendus sur les prix des livres numériques.

Son concurrent, le magasin en ligne Amazon, s'est adjugé 2,11% à 187,64 dollars. Le pionnier américain des services de diffusion de films en flux via internet, Netflix, est monté de 2,74% à 108,07 dollars.

La chaîne de restauration rapide McDonald's a cédé 3,21% à 96,96 dollars, après avoir annoncé des ventes moins bonnes que prévu en Europe.

Le groupe d'assurances AIG s'est replié de 3,87% à 28,31 dollars. Le département du Trésor américain a indiqué jeudi qu'il proposait à la souscription publique 207 millions d'actions ordinaires du groupe à un prix unitaire de 29,00 dollars.

Les valeurs financières, baromètres de la confiance du marché dans la résolution de la crise de la dette en Europe, ont fini en nette hausse: JPMorgan Chase a gagné 1,23% à 40,44 dollars, suivie de Wells Fargo (+3,26% à 31,40 dollars), Goldman Sachs (+0,66% à 117,17 dollars), Citigroup (+2,29% à 34,00 dollars), et Bank of America (+0,50% à 8,06 dollars).

Le marché obligataire a fini en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,014% contre 1,972% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,170% contre 3,116%.


08:44 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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