07/03/2012

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ACTIONS

Les Bourses européennes devraient ouvrir en légère baisse mercredi, dans le sillage des marchés américains et asiatiques, sur fond d'anxiété liée à la croissance mondiale et au taux de participation des créanciers privés au plan de restructuration de la dette grecque. Les investisseurs évitent en conséquence à prendre de nouvelles positions pour le moment.

Selon IG Markets, le CAC 40 pourrait céder 3 points à l'ouverture, à 3.360 points, le FTSE 100 fléchirait de 9 points à 5.755 points et le DAX 30 reculerait de 3 points à 6.630 points.

Les investisseurs s'inquiètent au sujet des perspectives de la croissance mondiale et restent nerveux avant l'expiration, jeudi soir, de l'offre d'échange de titres de dette grecque.

Jarkko Soikkeli, stratégiste chez Pohjola Bank, qui a dégradé sa recommandation sur les actions la semaine dernière d'"achat" à "neutre", note que de nombreux facteurs contribuent maintenant à la perte d'élan des marchés d'actions mondiaux.

Parmi ces facteurs, le stratégiste indique que l'opération de refinancement à trois ans organisée la semaine dernière par la Banque centrale européenne sera sans doute la dernière mesure de ce type que prendra la BCE.

Il constate par ailleurs que le marché craint que l'économie mondiale s'essouffle, après la série d'indicateurs économiques assez encourageants publiés depuis le début de l'année.

"Cette idée est renforcée par la hausse des cours du pétrole, sur fond de tensions politiques avec l'Iran", ajoute le stratégiste, qui précise qu'un prix du baril plus élevé risque de freiner la croissance aux Etats-Unis, d'accentuer les craintes d'inflation et donc de limiter les marges de manoeuvre en termes de politique monétaire.

Les contrats à terme de Wall Street s'inscrivent en hausse mercredi. Les marchés d'actions américains ont nettement reculé mardi, pénalisés par des indicateurs plutôt ternes sur la croissance économique mondiale et par les inquiétudes relatives au plan de restructuration de la dette grecque.

Le Brésil a annoncé que le PIB du pays au quatrième trimestre avait crû de façon plus faible que prévu, augmentant de 1,4% alors qu'une hausse de 1,6% était attendue.

Les marchés asiatiques sont en repli pour la troisième séance consécutive mercredi, les opérateurs attendant également des informations sur le plan d'échange de titres de dette grecque. Le moral du marché a également été affecté par les propos de dirigeants de la zone euro, qui ont déclaré que la région était en récession.



OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient ouvrir de façon contrastée mercredi, le marché attendant la parution de nouvelles statistiques en Allemagne.

Les commandes au secteur manufacturier outre-Rhin pour le mois de janvier, qui seront annoncées à 12h00, devraient selon les prévisions être en hausse de 0,6% par rapport au mois précédent et en recul de 1,8% sur un an.

Les prix des obligations du Trésor américain sont en repli mercredi. Les investisseurs ont privilégié mardi la sécurité des emprunts d'Etat américains, dans un contexte d'anxiété au sujet de la crise de la dette grecque et de son possible impact sur l'économie mondiale.

Le mouvement de vente intervenu hier sur les marchés d'actions et des matières premières, ainsi que le recul des devises à haut rendement face au dollar et au yen, traduisent une plus forte aversion au risque avant la fin jeudi de l'offre d'échange de titres de dette adressée par la Grèce à ses créanciers privés.

Si la Grèce ne parvient pas à mener à bien le plan de restructuration de sa dette, de nombreux investisseurs craignent que le pays soit acculé à un défaut désordonné dès ce mois-ci, ce qui pourrait faire dérailler une reprise économique mondiale déjà fragile et inégale.

Les indicateurs publiés dernièrement aux Etats-Unis ont brossé un tableau en demi-teinte de la situation économique, et alors que les cours du pétrole montent en raison des risques géopolitiques liés à la situation en Iran et en Syrie, des analystes préviennent qu'un éventuel choc pétrolier pénaliserait un peu plus l'économie mondiale en freinant la consommation.

"C'est pourquoi le taux d'intérêt sur les obligations américaines à 10 ans est bien installé en dessous du seuil de 2% et devrait y rester jusqu'à ce que l'horizon s'éclaircisse pour la Grèce, ou que l'économie des Etats-Unis décolle véritablement", indique Kevin Giddis, responsable des marchés de taux chez Morgan Keegan. Mais "aucun de ces deux scénarios ne devrait se concrétiser à brève échéance".



CHANGES

L'euro progresse mercredi mais reste confiné dans des fourchettes étroites après son recul de mardi, les opérateurs se montrant prudents avant l'opération d'échange de titres de dette de la Grèce. Les créanciers privés de la Grèce ont jusqu'au 8 mars pour décider s'ils souhaitent participer au programme d'échange et accepter de nouveaux titres d'une valeur inférieure de 53,5% à celle des obligations qu'ils détiennent actuellement.

"Le plancher de 1,30 dollar semble désormais fragile pour l'euro, les opérateurs se préparant à dénouer de nouvelles positions si le taux de participation au programme d'échange de dettes s'avère faible", commente Tim Waterer, cambiste à CMC Markets.



PETROLE

Les contrats pétroliers se redressent mercredi, après avoir cédé du terrain mardi sous l'effet de nouvelles inquiétudes à l'égard des problèmes de dette de l'Europe, qui ont tiré vers le bas les marchés d'actions mondiaux.

L'évolution des prix du brut à court terme sera largement dictée par la série de statistiques économiques attendues cette semaine, avec la publication notamment du rapport sur l'emploi non agricole aux Etats-Unis vendredi, observe Jim Ritterbusch, président du cabinet de conseil Ritterbusch & Associates.

A 06h00, le contrat d'avril sur le Brent s'adjugeait 54 cents, à 122,62 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat d'avril sur le brut léger doux du Nymex gagnait 43 cents, à 105,13 dollars le baril.

08:54 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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