21/02/2012

PEU DE MOUVEMENTS APRES ACCORD GREC..

DE DOW JONES..

ACTIONS



Les marchés d'actions européens devraient être relativement stables à l'ouverture mardi, car ils avaient déjà intégré la conclusion d'un accord sur un nouveau plan d'aide à la Grèce. L'Eurogroupe a annoncé mardi matin que la Grèce allait bénéficier d'un deuxième plan de soutien d'un montant de 130 milliards d'euros.

Cet accord prévoit pour les créanciers du secteur privé une perte plus importante qu'initialement convenu sur les 200 milliards d'euros de dette grecque qu'ils détiennent. Ces créanciers vont devoir accepter une décote de 53,5%.

Les créanciers officiels de la Grèce ont en outre décidé de réduire le taux d'intérêt sur les prêts accordés au pays dans le cadre de son premier plan de sauvetage mis sur pied en 2010.

Grâce aux mesures adoptées, les créanciers prévoient maintenant que la dette brute de la Grèce va reculer à un peu plus de 120% de son produit intérieur brut en 2020, contre environ 164% actuellement.

Les marchés d'actions asiatiques ont d'abord bondi en réaction à l'annonce de l'accord grec, mais se sont ensuite repliés et ont évolué en ordre dispersé.

Sur les marchés européens, les investisseurs devraient accueillir avec prudence l'annonce d'un accord sur un nouveau plan d'aide à la Grèce, et en soupeser les implications à long terme.

Selon IG Markets, le CAC 40 devrait être inchangé à l'ouverture, à 3.474 points, tout comme le FTSE, à 5.945 points. Le DAX devrait quant à lui céder 9 points à 6.939 points.

Les contrats à terme sur les valeurs américaines sont cependant orientés à la hausse, Wall Street rattrapant son retard sur les autres places mondiales après une journée de fermeture lundi en raison d'un jour férié.

Wal-Mart (WMT) fait partie des groupes du secteur de la distribution dont les résultats trimestriels sont attendus cette semaine, écourtée par la célébration lundi de la journée des Présidents.

Les poids lourds du secteur technologique Dell (DELL) et Hewlett-Packard (HPQ) doivent également publier leurs résultats cette semaine.

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient ouvrir de manière contrastée ou en légère baisse mardi, mais le marché pourrait rester volatil à mesure que des détails supplémentaires sont donnés au sujet de l'accord sur la Grèce.

Une issue positive des discussions sur le nouveau plan de sauvetage de la Grèce était déjà en grande partie intégrée, observe un opérateur, ajoutant que les Bunds pourraient gagner du terrain en cas de retard dans la mise en oeuvre des décisions prises.

Les obligations d'Etat américaines se replient mardi, tandis que les participants se demandent combien de temps encore la Fed va continuer de soutenir le marché.

"Si nous retirons les achats de la Fed et les milliers de milliards d'obligations du Trésor détenus par la banque centrale, quelle serait la vraie valeur des emprunts d'Etat américains?", s'interroge Michael Williams, chef opérateur et stratégiste chez Kinetic Strategic Group. "Je pense que nous assisterions probablement à des émissions obligataires ratées aux taux d'intérêt actuels si la Fed n'achetait pas la majorité des titres", observe-t-il.

Par ailleurs, un rapport a révélé une forte baisse du montant d'emprunts d'Etat américains détenus par la Chine. Bien que la Chine soit toujours le premier détenteur étranger d'obligations des Etats-Unis, le portefeuille de dette américaine du pays a baissé de 31,9 milliards de dollars pour s'établir à 1.100 milliards de dollars.

CHANGES

L'euro s'est renforcé face au dollar et au yen, en réaction à l'annonce de la conclusion d'un accord sur un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce. Selon Sumino Kamei, analyste à Bank of Tokyo-Mitsubishi-UFJ, l'appréciation de l'euro pourrait être de courte durée, car le marché avait déjà intégré la probabilité d'un accord.

Les opérateurs doutent que la monnaie unique puisse continuer de grimper, ne serait-ce que pour une brève période, car les modalités du programme de sauvetage sont plus au moins conformes aux prévisions, ce qui a finalement déçu les intervenants du marché qui espéraient une bonne surprise.

A long terme, l'orientation de l'euro reste résolument baissière, estime Minori Uchida, analyste à Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ.

"La simple conclusion d'un accord ne permet absolument pas de dire que la crise européenne des dettes souveraines touche à sa fin", explique-t-il. "La Grèce n'est pas le seul problème, d'autres pays européens sont en difficulté. Et pour commencer, il faudra encore surveiller si la mise en oeuvre du programme grec se passe bien."

PETROLE

Les cours du pétrole progressent mardi après l'accord des ministres des Finances de la zone euro sur un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce.

A 05h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait 8 cents, à 120,13 dollars le baril. Pendant les échanges matinaux, le contrat new-yorkais sur le brut West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars montait de 1,78 dollar, à 105,02 dollars le baril.

"Manifestement, l'Europe salue les nouvelles sur la Grèce [...] Mais l'Iran gâche un peu la fête", observe Justin Harper, responsable de la recherche chez IG Markets à Singapour.

"L'Europe et la Grèce ont encore du chemin à parcourir, il est encore trop tôt pour se réjouir", ajoute-t-il.

 

09:07 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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