20/02/2012

BONJOUR...NY CLOSED TODAY...

Les marchés américains (Washington’s Birthday) et canadiens (Jour de la Famille) seront fermés ce lundi 20 février 2012.


ACTIONS

Les marchés d'actions européens devraient ouvrir en hausse lundi, dans le sillage des Bourses asiatiques, portés par la décision de la banque centrale chinoise d'assouplir sa politique monétaire et par l'espoir que l'Eurogroupe donne son feu vert au versement d'une nouvelle aide financière à la Grèce.

Selon IG Markets, le CAC 40 progresserait de 40 points à l'ouverture, à 3.480 points, le FTSE 100 pourrait gagner 52 points à 5.957 points, et le DAX 30 avancerait de 81 points à 6.929 points.

La banque centrale chinoise a décidé au cours du week-end d'abaisser le pourcentage de réserves obligatoires des banques, ce qui a soutenu les Bourses asiatiques. Par ailleurs, des signes selon lesquels les négociations sur l'octroi d'un second plan de sauvetage à la Grèce seront probablement finalisées cette semaine contribuent également à l'optimisme du marché. L'indice japonais Nikkei Stock Average a grimpé jusqu'à 9.507,88 points en séance, passant pour la première au-dessus de 9.500 points depuis août 2011.

La Grèce devrait finaliser ses négociations sur le nouveau programme économique du pays lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue ce lundi à Bruxelles.

Les marchés américains seront fermés ce lundi en raison d'un jour férié. Cette semaine, les investisseurs seront attentifs, outre-Atlantique, à plusieurs publications de résultats, de la part notamment de Wal-Mart, Saks, Macy's, et Gap. Les données sur les ventes de logements existants paraîtront mercredi, et celles sur les ventes de logements neufs seront publiées vendredi.

 

OBLIGATIONS

Les prix des obligations européennes devraient être orientés à la baisse lundi, les marchés d'actions continuant de bénéficier d'un regain de confiance, selon Francis Bray, analyste technique en chef de Dow Jones.

Les Bunds de mars vont poursuivre leur vague baissière et tester les points bas supérieurs intra-vague à 138,15 et 137,89, tandis que les gilts de mars subiront également des pressions et continueront de viser le point bas de réaction du 9 février à 114,51, prévoit Francis Bray.

Les investisseurs surveillent de près l'avancée des négociations entre la Grèce et ses créanciers privés. Un accord doit être trouvé pour qu'Athènes puisse faire face à l'arrivée à échéance de 14,5 milliards d'euros d'obligations le 20 mars.

Un responsable de la zone euro a déclaré que la BCE avait échangé ses obligations grecques dépréciées contre de nouveaux titres de dette, ce qui a alimenté l'espoir qu'un accord soit bientôt conclu entre la Grèce et le secteur privé sur une restructuration de la dette du pays. Certains analystes estiment cependant que cet espoir est prématuré car des obstacles restent à surmonter.

"L'écart entre le taux d'endettement de 129% du PIB actuellement prévu pour la Grèce et l'objectif de 120% qui est visé reste à combler", ce qui pourrait conduire Athènes à demander aux créanciers privés d'accepter des pertes plus élevées, ou à demander des taux d'intérêt plus bas sur ses prêts bilatéraux, écrivait vendredi SGH Macro Advisors dans une note.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit à présent que la dette grecque atteindra 129% du produit intérieur brut du pays en 2020, ont déclaré dimanche trois personnes directement informées d'une analyse de la viabilité de la dette de la Grèce réalisée par le Fonds.

Cette analyse provisoire du FMI fera partie des sujets abordés lundi lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro.

De son côté, le vice-président chinois Xi Jinping a déclaré que son pays était prêt à soutenir l'Union européenne et que son gouvernement envisageait d'investir davantage dans les fonds de sauvetage de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Les prix des obligations du Trésor américain ont chuté vendredi, en réaction aux espoirs d'un accord sur la mise en place d'un nouveau programme de sauvetage pour la Grèce. Ils ont cependant effacé une partie de leurs pertes en deuxième partie de séance, ce qui suggère que les investisseurs sont gagnés par un optimisme prudent plutôt qu'une réelle euphorie.

Par ailleurs, 99 milliards de dollars d'emprunts d'Etat doivent être émis aux Etats-Unis dans la semaine qui vient.

 

CHANGES

Le dollar s'inscrit globalement en baisse lundi en Asie, l'optimisme ambiant profitant aux devises risquées comme l'euro.

La décision de la Chine ce week-end d'assouplir sa politique monétaire est le principal élément influant sur les marchés, indique Imre Speizer, stratégiste chez Westpac. L'attention des investisseurs va se touner pendant la séance européenne vers la réunion de l'Eurogroupe, qui doit prendre une décision sur le déblocage du nouveau plan de sauvetage prévu pour la Grèce.

Les indicateurs économiques attendus cette semaine pourraient soutenir l'euro, notamment les données sur les indices PMI de février et les commandes à l'industrie de décembre dans la zone euro. Ces indicateurs devraient s'être améliorés par rapport au mois précédent, bien que trop peu pour faire penser qu'une récession pourra être évitée cette année.

L'agenda macroéconomique est peu chargé ce lundi, qui sera férié aux Etats-Unis. Les volumes pourraient donc être plus légers qu'habituellement.

 

PETROLE

Le cours du Brent a atteint son plus haut niveau depuis huit mois lundi matin en Asie, après la décision de l'Iran d'arrêter de vendre du pétrole à la France et au Royaume-Uni.

A 05h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait 1,52 dollar, à 121,10 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat new-yorkais sur le brut West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars montait de 2,63 dollar, à 104,94 dollars le baril.

"Le pétrole commence la semaine à un point haut en huit mois [pour le Brent] car l'Iran continue sa politique d'escalade", a déclaré Justin Harper, chez IG Markets à Singapour.

La décision de l'Iran ne devrait pas avoir un fort impact, car la France n'a acheté l'an dernier que 3% de son pétrole à Téhéran et le Royaume-Uni n'importerait plus de pétrole iranien. Elle est cependant considérée comme un avertissement aux autres pays de l'Union européenne, comme l'Italie, l'Espagne et la Grèce, qui dépendent davantage de l'Iran pour leurs importations de brut.

09:08 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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