08/02/2012

espoirs grecs?marchés +0.4% 10h...

de MonFinancier...

MORNING ZAPPING
picto monsieur cravate

L'EURO (QUI DEVAIT DISPARAÎTRE...) EST AU PLUS HAUT

1.33 ce matin. Et dire que nos plus grands esprits avaient prévu sa disparition avant la fin de l'année....Passons... L'euro continue son rebond. Les indices boursiers aussi. Les perspectives d'un accord imminent sur la Grèce, peut être aujourd'hui, alimentent l'optimisme. Après, qu'est ce qu'on fait.

LA GRECE AUJOURD'HUI
Les leaders politiques Grecs se réunissent aujourd'hui pour prendre une décision. C'est une pantalonnade car ils n'ont pas le choix. Ils n'ont aucune marge de manoeuvre. Tout cela dans une ambiance de grève générale largement suivie à Athènes.

LE FONDS POUR LES PME
Comme d'habitude on fait du neuf avec du vieux. Cette "banque de l'industrie" devait être doté de un milliard d'euros. En fait ce milliard vient des 450 millions déjà attribués au fonds pour la société numérique, des 150 millions du programmes "villes de demain", de 200 millions déjà attribués à l'Ademe etc etc.

RECORD DE CONSOMMATION ELECTRIQUE
C'est bizarre. On n'entend plus les écologistes nous parler d'arrêts de centrales nucléaires. Ils ont sûrement peur d'avoir froid cette semaine.

MARIO DRAGHI A LA CROISEE DES CHEMINS
Excellent dossier spécial du Financial Times sur Mario Draghi. Après son aide aux banques qui semble fonctionner, quelles sont les munitions qui lui restent. C'est la question à laquelle tente de répondre le FT.

ON NE PEUT PAS FAIRE DEUX CHOSES A LA FOIS
Arnaud Lagardère a annoncé des mauvais résultats à cause de provisions massives dans ce qui devait être le relais de croissance du groupe et était le dada du président: la branche sport. Il pourrait lancer une branche "clips" pour refaire du buzz sur internet.

MARIO MONTI LANCE UN APPEL
Il faut trouver une solution pour générer de la croissance en Europe si on veut que les populations des pays en difficulté ne se révoltent pas contre l'austérité. Il a raison.

L'HEURE DE LA RECOMPENSE
Les Allemands se sont sacrifiés pendant 20 ans. Maintenant que leur économie est sur des rails, ils veulent que leurs efforts soient récompensés. Le syndicat puissant de la métallurgie, IG Metall réclame 6.5% de hausse de salaires. Il obtiendra 4% ou 4.5%

329 MILLIONS DE DOLLARS DE BONUS
C'est ce qu'a prévu de verser la banque Suisse UBS pour retenir ses "stars". Cela va encore améliorer l'image de la finance...

COCORICO
Babybel accélère sa conquête des Etats Unis. Encore un petit effort, on n'a plus que 70 milliards d'euros de déficit commercial. Cela fait combien de Babybel?

VOILA C'EST TOUT BONNE JOURNÉE MAY THE FORCE BE WITH YOU
EDITO

IL FAUT DE LA CROISSANCE EN EUROPE, VITE, TRÉS VITE...

Mario Monti a lancé un appel solennel hier aux autres leaders européens et en particulier à l'Allemagne: il faut vite prouver qu'on peut générer de la croissance même en période d'austérité. A défaut, les populations des pays en crise n'accepteront plus de faire des sacrifices. Il y a urgence.

Le débat sur la croissance en Europe commence à prendre de l'ampleur
C'est simple. La crise Européenne a nécessité une cure d'austérité sans précédent dans les pays en difficulté, cure d'austérité à laquelle la France tente toujours d'échapper. Mais la grogne sociale monte. On l'a vu en Grèce avec les grèves générales qui s'enchainent et en Espagne où le taux de chômage des jeunes provoque une colère sourde, mais explosive. Il va donc falloir vite, très vite, confirmer ce qu'a affirmé Angela Merkel lors de son interview croisée avec Nicolas Sarkozy: que l'austérité n'est pas incompatible avec la croissance. Et pour l'instant, à part en Allemagne, personne ne l'a démontré

Mario Monti a lancé ce qui ressemble fort à un appel au secours pour la croissance
Mario Monti a fait un travail considérable en quelques semaines. Il a imposé à ses concitoyens ce qu'il semblait impossible de leur imposer. Des sacrifices. En leur vendant le modèle Allemand et la rigueur britannique. Mais il prévient. Si on ne trouve pas très vite une solution pour relancer aussi la croissance, les populations ne vont plus accepter longtemps les sacrifices. Pour Mario Monti, il faut prouver de toute urgence que l'union fiscale, c'est-à-dire cette Europe de l'austérité, peut créer de la croissance.

Et cette croissance ne peut pas venir de plans de relance
Si on veut ramener le déficit à zéro ou presque et les budgets à l'équilibre, on n'a pas de munitions pour des plans de relance. Sauf à puiser dans les dépenses de l'Etat, des dépenses en grande partie improductives et à les réorienter vers l'emploi, donc vers les petites entreprises. Mais Mario Monti esquisse d'autres solutions: que l'Allemagne joue son rôle de locomotive de l'Europe en relançant la consommation, ce qui sera le cas avec les négociations d'augmentations de salaire en cours, en rendant le marché du travail plus flexible, c'est ce qu'il fait actuellement en Italie et en focalisant l'attention des sommets européens sur la croissance. Après les sommets de la dernière chance, les sommets de la croissance.

 

Nouveau report de la décision grecque sur le plan d'aide

Les chefs de file des principaux partis politiques grecs ont a nouveau reporté de 24 heures la réunion prévue ce mardi pour valider les réformes exigées par les bailleurs de fonds d'Athènes en échange d'un deuxième plan d'aide.

Un responsable de parti qui n'a pas souhaité être identifié a indiqué que ce report était lié au fait que les dirigeants des trois formations n'avaient pas encore reçu le texte du projet d'accord sur ce plan de renflouement de 130 milliards d'euros.

Tandis que des manifestants réunis à Athènes brûlaient le drapeau allemand, la chancelière Angela Merkel s'efforçait d'apaiser les tensions. "Je ne ferai rien pour forcer la Grèce à sortir de l'Euro", a-t-elle assuré, répondant à un étudiant grec lors d'une rencontre avec des jeunes à Berlin.

Son homologue néerlandais Mark Rutte n'a en revanche pas exclu une telle sortie. "Le reste de la zone euro est maintenant assez fort (...) pour que nous puissions faire face à une sortie de la Grèce, une Grèce confrontée à de graves troubles", a-t-il estimé.

A une demi-heure de leur rencontre, prévue à 19h00 GMT, les chefs de file du Parti socialiste, de la Nouvelle démocratie (droite) et du Laos (extrême droite) qui soutiennent le gouvernement de Lucas Papadémos n'avaient toujours pas reçu le projet d'accord avec le FMI et l'Union européenne.

"Nous ne pouvons dire un oui ou un non franc sans assurances de la part des autorités compétentes de l'Etat que ces mesures sont constitutionnelles et qu'elles sortiront le pays de la crise", a déclaré George Karatzaferis, chef de file du Laos. "Nous avons le temps. Puisqu'il en va de l'avenir de l'Etat, nous trouveront le temps", a-t-il ajouté

Pour éviter de se retrouver en cessation de paiement à la fin mars, Athènes négocie depuis des mois avec la troïka (Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne) l'octroi de la deuxième tranche d'aide.

Les négociations entre Lucas Papadémos et les bailleurs de fonds ont duré presque toute la nuit de lundi à mardi, jusqu'à 04h00 (02h00 GMT), au moment où débutaient les premiers débrayages dans les ports. "Aucun navire n'a quitté le port du Pirée ce matin, en raison de la grève des marins", a déclaré un porte-parole de la garde-côtes.

Le mouvement a été lancé à l'appel des principaux syndicats, GSEE (privé) et Adedy (public), pour dénoncer une politique qui, disent-ils, menace d'entraîner le pays dans une spirale destructrice.

L'Acropole a été fermée aux touristes, les transports publics ont été perturbés aux heures de pointe, le personnel des hôpitaux est réduit au minimum. Enseignants, employés de banques ou de télécommunications ont prévu de se joindre au mouvement.

Des échauffourées ont éclaté place Syntagma entre la police et des manifestants qui tentaient de monter les marches menant au parlement en scandant: "Non aux conditions de travail médiévales, ne baissons pas la tête, résistons!".

La participation semblait un peu plus faible que lors de précédents rassemblements ces derniers mois, la pluie ayant apparemment eu raison de la volonté de certains protestataires.

"Ils (le gouvernement) ont été sauvés par la pluie. La météo n'a pas permis aux manifestants de descendre dans les rues et de montrer leur colère", a dit à Reuters Ilias Iliopoulos, secrétaire général du syndicat du secteur public, Adedy.

"TROUVER UNE SOLUTION"

Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), doit maintenant convaincre les chefs des trois partis de la coalition hétéroclite qui le soutient d'accepter les conditions posées par l'UE et le FMI.

"Il faut trouver une solution aujourd'hui", a déclaré un responsable gouvernemental avant la réunion entre partis.

Le ministre grec des Finances, Evangélos Venizélos, a quant à lui indiqué que les discussions entre son gouvernement et la "troïka" des prêteurs - UE, FMI, BCE - étaient difficiles.

"Malheureusement, les négociations sont tellement difficiles que dès qu'un chapitre est clos, un autre s'ouvre", a-t-il dit lundi soir.

Mardi, de source proche des pourparlers on faisait pourtant état d'avancées dans les discussions. "Nos positions ne sont pas aussi éloignées qu'auparavant", dit-on, ajoutant que les deux parties travaillaient sur les contours du programme politique qu'Athènes devra appliquer pour accéder au deuxième plan d'aide.

Après des semaines de tractation, plusieurs questions majeures n'ont toujours pas été réglées.

COÛT DU TRAVAIL

La Grèce doit encore trouver 600 millions d'euros d'économies pour l'année en cours, sur un total de 3,3 milliards, dit un responsable du gouvernement.

La troïka exige en outre que le coût du travail dans le secteur privé soit réduit d'environ un cinquième. Elle propose d'y parvenir en abaissant le salaire minimum de 20% - ce qui se répercuterait sur toute l'échelle salariale -, en supprimant les primes de congés payés ou certains accords salariaux de branche.

L'Europe souhaite que la nouvelle cure d'austérité soit acceptée par la coalition gouvernementale grecque et approuvée par la troïka avant le 15 février, le temps de régler ensuite les procédures techniques complexes impliquées par un accord entre Athènes et ses créanciers privés sur un échange de dette.

L'Europe espère éviter un défaut de paiement "désordonné" de la Grèce, qui doit rembourser en mars 14,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance.

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré mardi qu'il n'avait aucun doute sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro, à condition que le pays respecte ses obligations vis-à-vis des autres membres de la monnaie unique.

Avec le bureau d'Athènes, Jean-Stéphane Brosse, Jean Décotte, Marine Pennetier et Jean-Philippe Lefief pour le service français

© 2012 Reuters

 

10:06 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.