31/01/2012

BONJOUR FRILEUX...MARCHES SOUTENUS à 9H30

la lettre MonFinancier..

   TOUS À L'HEURE GRECQUE

Une fois de plus c'est la Grèce qui fait la pluie et le beau temps sur les marchés et sur l'euro. Au gré des rumeurs sur le deal grec ou sur le blocage éventuel des négociations on assiste à des hausses et des baisses marquées. Le deal Grec est imminent. Il reste juste à savoir si les Grecs accepteront la mise sous tutelle: ils n'ont pas le choix. 
 LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE
va à nouveau ouvrir ses guichets aux banques européennes le 29 février en prêtant, sans limites de montant, de l'argent à 3 ans à 1%. Et on s'attend cette fois à ce que les banques empruntent deux fois plus que la dernière fois soit prés de 1000 milliards d'euros. Cela devrait booster l'euro et faire baisser les taux des dettes européennes.


 ON SE FAIT VOIR CHEZ LES GRECS
Le deal est imminent...le deal est bloqué...Le deal est imminent...le deal est bloqué. Toutes les deux heures on passe d'une bonne nouvelle à une mauvaise nouvelle sur l'accord sur la dette Grecque...Encore quelques jours à tenir.


 ROMNEY VA ECRASER GINGRICH EN FLORIDE
C'est ce que prévoient les sondages pour la primaire de Floride qui se doit aujourd'hui. Romney a investi une petite fortune en publicités négatives sur son concurrent...


 NOUVEAU SOMMET EUROPEEN
C'est amusant. Maintenant, à chaque sommet européen, on ne voit plus Merkel et Sarko seuls sur une photo, il y a toujours Mario Monti. Comme en première page du Wall Street. La proximité entre Merkel et Monti est une bonne nouvelle pour l'Europe.


 L'EUROPE ADOPTE LE MODÈLE ALLEMAND
et va donc se mettre d'accord sur une modification des traités qui prévoit plus de rigueur budgétaire, une convergence fiscale et l'élimination des déficits...Seule la République tchèque n'a pas signé et rejoint le camp des mauvaises têtes avec l'Angleterre. Mais c'est quand même le Triomphe d'Angela.

 22% DE HAUSSE EN 2011
sur le commerce en ligne qui continue à progresser malgré la crise. On compte maintenant 30.7 millions de cyberacheteurs en France.

 UNE CROISSANCE PRESQUE NULLE
C'est Fillon qui, une fois de plus, a dû annoncer les mauvaises nouvelles. La croissance de 2012 est révisée à la baisse de 1% à 0.5%. Merci François.

 SARKO DOIT IL ACCELERER SA CANDIDATURE?
C'est la question que pose en première page le Figaro. En 1981 Giscard s'était lancé trop tard, il avait dû se lever de sa chaise le soir des élections...

 LE BON SENS FRANÇAIS
76% des Français estiment qu'Eva Joly n'est pas compétente. No comment.
 
NOUVELLE RUÉE SUR LES PAYS ÉMERGENTS

Les banques centrales américaines, anglaises et même européennes injectent massivement des centaines de milliards dans les banques mais cet argent ne va pas dans les entreprises ni dans l'économie réelle. Il se déverse à nouveau à flots depuis le début d'année sur les pays émergents. En route vers une nouvelle bulle.

Depuis le début de l'année, on assiste à une nouvelle ruée des investisseurs vers les pays émergents
C'est reparti. Après 18 mois de doutes, ou plutôt de retour à la raison, les investisseurs se précipitent à nouveau sur les pays émergents. Les bourses de ces pays qui avaient affiché des performances plus que médiocres en 2011 font un début d'année en fanfare avec un rebond de plus de 10% et même plus de 15% pour la Russie, l'Inde ou encore le Brésil. Même performance sur les devises. C'est même la plus forte hausse de début d'année pour les monnaies émergentes depuis plus de 10 ans.

Qu'est-ce qui explique cette euphorie?
Deux facteurs principaux. La première c'est qu'il y a beaucoup de liquidités dans le système. Avec les économies développées en difficulté, toutes les banques centrales ou presque mènent une politique de taux zéro ou presque et de planches à billets, même la banque centrale Européenne à travers les prêts qu'elle a faits aux banques et qu'elles s'apprêtent à faire à nouveau le 29 février. Et les banques européennes, américaines, ou anglaises n'investissent pas l'argent qu'on leur prête dans l'économie réelle. Elles spéculent à nouveau avec. Et elles cherchent des rendements élevés. C'est la deuxième raison de la hausse. Les rendements élevés, on les trouve dans les pays émergents.

C'est une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle ?
Ce n'est pas sain. L'argent qui devrait servir à relancer les économies des pays développés est détourné vers les pays émergents. Des pays émergents qui non seulement n'en ont pas vraiment besoin, mais souhaiteraient même ne pas voir ces flux spéculatifs se déverser chez eux. Car cet argent va à nouveau provoquer une nouvelle vague d'inflation alors que les gouvernements des pays émergents tentent déjà vainement de la contrôler. On est reparti pour quelques mois sur un beau cycle spéculatif et sur une belle bulle.
de DOWJONES....

DJ BULLETIN DU MATIN: 31 janvier 2012

Les actions devraient rebondir après les avancées européennes

Eurostoxx 50 2.404,62 points -1,31%
CAC 40 3.265,64 points -1,60%
DAX 30 6.444,45 points -1,04%
FTSE 100 5.671,09 points -1,09%
SMI 5.970,74 points -1,04%
AEX 315,63 points -1,17%
BEL 20 2.197,08 points -1,81%
IBEX 35 8.517,00 points -1,62%

DJIA 12.653,72 points -0,05%
Nasdaq 2.811,94 points -0,16%
S&P 500 1.313,01 points -0,25%

Nikkei 225 8.802,51 points +0,11%




Cours de change à 06h50
Variation par rapport à la clôture à New York

USD/JPY 76,21 -0,18%
EUR/USD 1,3187 +0,33%
EUR/JPY 100,48 +0,10%

ACTIONS

Les marchés asiatiques évoluent dans le vert mardi, après l'adoption en Europe d'un nouveau pacte budgétaire. Les opérateurs restent néanmoins nerveux, alors que la Grèce poursuit les négociations pour réduire sa lourde dette.

Vingt-cinq des 27 pays de l'Union européenne ont accepté lundi soir un nouveau pacte destiné à renforcer la discipline budgétaire, et ont mis sur les rails le futur Mécanisme européen de stabilité (MES), à vocation permanente, qui sera doté d'une capacité de prêt de 500 milliards d'euros et doit entrer en vigueur en juillet.

Les dirigeants européens se sont penché sur la situation de la Grèce, sans toutefois beaucoup faire avancer le dossier de la restructuration de la dette du pays. De hauts responsables ont déclaré à l'issue du sommet européen qu'ils tablaient sur un accord dans les prochains jours, à temps pour soumettre une offre d'échange d'obligations aux créanciers privés d'ici à la mi-février.

Dans ce contexte et attendant des nouvelles sur le dossier grec, les Bourses européennes devraient ouvrir en hausse. Selon IG Markets, le CAC devrait progresser de 22 points à l'ouverture, à 3.287 points, tandis que le FTSE gagnerait 25 points, à 5.696 points, et le DAX, 36 points, à 6.480 points.

"Les investisseurs semblent maintenant acheter sur repli au lieu de vendre sur rebond, ce qui indique un changement notable de leurs dispositions", note IG Markets.

Le Premier ministre grec Lucas Papadémos a déclaré mardi matin que les discussions avec les créanciers privés au sujet de la décote que ces derniers pourraient accepter vont se poursuivre cette semaine, le but étant d'éviter de recourir à une aide internationale supplémentaire.

"Il est difficile de prédire si nous aurons besoin d'un soutien financier supplémentaire. Notre intention est de l'éviter", a déclaré le dirigeant grec à la presse.

Les banques détiennent actuellement 206 milliards d'euros d'obligations grecques et sont en négociations avec Athènes en vue de réduire ce montant de moitié par le biais d'un échange d'obligations.

Les contrats à terme sur les valeurs américaines sont en hausse mardi. Wall Street a clôturé dans le rouge lundi, les investisseurs s'étant polarisés sur l'absence d'accord sur la restructuration de la dette grecque et sur la forte hausse des coûts d'emprunt du Portugal. .

L'indice Dow Jones Industrial Average a cédé 0,1% lundi, à 12.654 points. Le Standard & Poor's 500 a fléchi de 0,3%, à 1.313,01 points, tandis que le Nasdaq Composite a reculé de 0,2%, à 2.811,94 points. Le secteur financier a accusé les replis les plus marqués, après la décision de Goldman Sachs d'abaisser sa recommandation sur plusieurs grandes banques. Bank of America a ainsi abandonné 3%, après avoir été déclassée par Goldman "d'achat" à "neutre".



OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance en légère baisse mardi, les investisseurs misant sur des actifs plus risqués tout en gardant un oeil sur les coûts d'emprunt des pays lourdement endettés de la zone euro.

L'Italie a placé pour un peu moins de 7,48 milliards d'euros d'emprunts d'Etat lundi, alors qu'elle visait un montant de 8 milliards d'euros. "Dans l'ensemble, la demande n'a pas été trop mauvaise, mais il semble que la prudence ait dominé compte tenu du récent resserrement des écarts de taux entre l'Italie et l'Allemagne et du récent déclassement annoncé par Fitch, qui était anticipé mais n'a pas vraiment été bien accueilli", observe Newedge.

Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a déclaré lundi que les détenteurs de dette portugaise ne devraient jamais être confrontés à une décote, comme c'est le cas en Grèce. Il a ajouté que le pays faisait tout ce qui était en son pouvoir pour respecter toutes les conditions de son plan de sauvetage de 78 milliards d'euros. "La dette du Portugal est parfaitement soutenable", a-t-il affirmé.

Les obligations d'Etat américaines se replient mardi après avoir poursuivi lundi leur progression de la semaine dernière, les craintes liées à l'Europe ayant de nouveau conduit les investisseurs à se réfugier vers la sécurité.

Le rendement de l'emprunt américain à dix ans, qui évolue en sens inverse de son prix, a atteint son plus bas niveau de l'année, par opposition aux rendements espagnols et italiens qui ont eux vivement progressé.

"Quand vous avez des journées où les craintes sur la Grèce et l'Europe refont surface, il importe peu aux investisseurs que les obligations américaines soient notées seulement 'AA+'. Car elles restent un refuge ultime", souligne Tony Coffey, directeur de la gestion obligataire chez le courtier Parthenon.

Le président de la Réserve fédérale de Philadelphie Charles Plosser a déclaré lundi qu'il trouvait les prévisions économiques publiées par le comité de politique monétaire de la Fed la semaine dernière trop pessimistes. Il a estimé que le chômage aux Etats-Unis devrait s'établir à 8% ou moins d'ici à la fin de l'année, et s'est déclaré convaincu que l'amélioration de la conjoncture économique pourrait justifier un relèvement des taux avant la mi-2013.



CHANGES

L'euro se renforce mardi face au dollar, lequel est également en repli face au yen et au franc suisse.

Le yen et le franc suisse "évoluent en tandem," note Tommy Molloy, cambiste en chef de FX Solutions. Cette tendance contrarie les efforts des autorités suisses et japonaises qui cherchent à empêcher la vigueur de leur devise respective de pénaliser les exportations, souligne-t-il.



PETROLE

Les contrats à terme sur le pétrole brut américain s'inscrivent en hausse mardi après l'adoption par 25 pays membres de l'Union européenne d'un pacte budgétaire visant à introduire des règles budgétaires plus strictes et des sanctions pour les Etats qui ne respecteraient pas leurs objectifs.

La question de la restructuration de la dette grecque n'a toutefois toujours pas été résolue, bien qu'un accord soit attendu "dans les jours qui viennent".

D'après le cabinet de conseil Ritterbusch and Associates, les cours pétroliers ne devaient pas progresser autant que les actions au cours des prochaines séances, en raison de la détérioration des fondamentaux et de la probabilité que l'euro s'affaiblisse.

A 5h00, le contrat sur le Brent pour livraison en mars prenait 40 cents, à 111,15 dollars le baril. Vers 7h20, le baril de brut WTI pour même échéance prenait 58 cents, à 99,36 dollars.

09:33 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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