09/12/2011

un rien mieux...11h16

de "Mon Financier"

Le Morning Zapping

 

DE BONNES NOUVELLES SUR LE SOMMET EUROPÉEN ET POURTANT....

C'est vrai que quand on regarde le niveau de l'euro et des indices boursiers, en baisse, on a l'impression que le sommet européen dérape. Et pourtant il se déroule comme prévu: on s'achemine vers une Europe à plusieurs vitesses avec un fossé plus grand entre la zone euro et l'union Européenne

 

GOUVERNER A 27
c'est impossible. Surtout avec des pays ont l'euro et d'autres qui ne l'ont pas. Comme annoncé ici, il n'y aura pas de révision des traités à 27. La Grande Bretagne a fermé la porte. Elle n'avait pas d'autre choix. Si elle avait accepté, elle aurait du lancer un référendum et les Anglais auraient sûrement voter pour une sortie totale de l'Union Européenne! Donc le deal se fera à 17. Pour l'instant. A terme, on aura une zone euro plus car des pays comme la Grèce seront éjectés dés que possible juridiquement.

UN ACCORD A 17 ?
c'est donc ce qui semble se décider. Et c'est une bonne nouvelle. Pour contourner l'impossibilité de réviser les traités, on aura sûrement des accords bilatéraux. On peut même regretter que tous les pays de la zone euro soit d'accord. On aurait gagné du temps si certains réfractaires comme l'Irlande avaient commencé à préparer leur sortie. Certains pays hors zone euro, notamment, des pays de l'Est pourraient au contraire se rapprocher de la zone euro.

LE FESF
Le Fonds sera doté de plus de moyens.

LE FMI
pourra prêter de l'argent à l'Europe en se refinançant auprès de pays du G20 et de...l'Europe elle même... Vive la cavalerie.

POURQUOI LES MARCHES SONT DECUS?
Parce que Mario Draghi ne s'est pas engagé hier à racheter sur le marchés tous les emprunts d'état en difficulté sans limites. Il ne pouvait pas l'annoncer hier alors que les Etats ne s'étaient pas mis d'accord. Mais il le fera. Si les pays de la zone euro adoptent le plan allemand, la BCE devra mettre toutes ses forces dans la bataille.

LA BCE
a déjà baissé ses taux de 1/4 % et elle les rebaissera très vite encore. Elle va également apporter un soutien sans limite aux banques.

115 MILLIARDS D'EUROS
C'est ce que les banques Européennes auront besoin de lever après révision des chiffres par l'Autorité Bancaire Européenne. Révision à la baisse pour les banques Françaises,, 7.9 milliards "seulement", à la hausse pour les banques Allemandes. Les Etats vont devoir refinancier les banques.

PENDANT CE TEMPS DANS LE RESTE DU MONDE
La Chine continue à ralentir. Son inflation baisse, mais elle baissé parce que la croissance ralentit. Du coup les marchés asiatiques et chinois en particulier sont sous pression.

MEME LA VILLE DE PARIS
va perdre son triple A. c'est la menace qu'a annoncée hier Standard and Poor's. Décidément S&P s'acharne vraiment sur l'Europe, dans ses moindres recoins...

Moody's abaisse les notes de BNP, SocGen et Crédit agricole :

 

MOODY'S ABAISSE LES NOTES DE TROIS GRANDES BANQUES FRANÇAISES
MOODY'S ABAISSE LES NOTES DE TROIS GRANDES BANQUES FRANÇAISES

par Matthieu Protard

PARIS, 9 Décembre - L'agence de notation Moody's a abaissé vendredi les notes de crédit des trois principales banques françaises BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, une décision qui reflète la nette dégradation des conditions de financement des banques européennes dans le contexte de crise de la zone euro.

BNP et Crédit Agricole voient leur note de dette à long terme abaissée d'un cran à "Aa3" et SocGen d'un cran à "A1", dans le cadre d'un processus de révision enclenché en juin dernier.

Moody's a également assorti les notes des trois banques françaises d'une perspective négative.

Outre la dégradation des conditions de financement et de l'environnement macroéconomique, l'agence de notation estime qu'en cas de besoin, la probabilité que les banques françaises aient recours à un soutien de l'Etat reste "très élevée".

"C'est la notion de soutien implicite de l'Etat", explique un analyste parisien qui n'a pas souhaité être nommé. "BNP, Crédit agricole et SocGen sont tellement gros que s'ils devaient défaillir, Moody's est convaincu que l'Etat les soutiendrait."

A la Bourse de Paris, après avoir ouvert en baisse, les titres des trois banques françaises sont repassés dans le vert.

Vers 10h20, BNP Paribas gagne 1,74% à 31,65 euros. Crédit agricole et Société générale progressent de respectivement 1,72% et 0,79%.

L'indice bancaire européen est au même moment en hausse de 0,46%.

"Le refinancement à trois ans par la Banque centrale européenne est une très bonne nouvelle pour les banques, car il réduit le risque d'un accident dans le secteur", estime Romain Burnand, co-fondateur de Moneta Asset Management. "Cela l'emporte sur les déceptions de certains investisseurs concernant l'avancée des négociations au sommet européen."

SOUS SURVEILLANCE DE S&P

Mardi, l'agence Standard & Poor's expliquait de son côté que l'Etat français pourrait être contraint de soutenir le secteur bancaire si les tensions sur les financements devaient s'accentuer et si la qualité des actifs des banques venait à se dégrader.

Dans la foulée de sa mise sous surveillance avec implication négative de 15 Etats de la zone euro, dont la France, S&P a également mis mercredi la note de la plupart des banques européennes, dont toutes les grandes banques françaises, sous surveillance avec implication négative.

Très critiquées par les analystes pour leur dépendance aux refinancements à court terme, les banques françaises ont vu leur capitalisation boursière lourdement chuter avec l'aggravation de la crise de la dette dans la zone euro.

Depuis le début de l'année, BNP Paribas a ainsi vu sa capitalisation boursière reculer d'un tiers tandis que celles du Crédit agricole et de la SocGen ont été divisées par deux.

Malgré les tensions sur le refinancement, les banques françaises écartent tout besoin d'aide publique comme ce fut le cas après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008.

Pour s'adapter à la crise, elles ont lancé en septembre des plans de réduction de bilan. Elles s'efforcent dans le même temps de diversifier leurs refinancements pour abaisser notamment leurs besoins de financement en dollar.

"Nous trouvons des sources (de financement) sans avoir à nous tourner vers la BCE ou vers la Fed", déclare Baudouin Prot, le président de BNP Paribas, dans une interview publiée vendredi dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Jeudi, l'Autorité bancaire européenne a revu à la baisse le besoin global de recapitalisation des banques françaises à 7,3 milliards d'euros contre une estimation initiale de 8,8 milliards.

Avec Juliette Rouillon, édité par Marie Mawad

 

INDICES à 11H19;;

BEL 20 * 2055.01 10.81 0.53 %  
AEX * 301.67 1.88 0.63 %  
CAC 40 * 3113.10 17.61 0.57 %  
Euronext 100 * 581.65 2.40 0.41 %  
Next 150 * 1244.67 8.56 0.69 %  
DAX 5872.13 -2.31 -0.04 %  
FTSE MIB 15064.15 85.08 0.57 %  
IBEX 35 8466.80 5.60 0.07 %  
SMI 5736.01 -1.81 -0.03 %  
SLI 861.86 0.61 0.07 %  
SPI 5190.36 -3.03 -0.06 %  
FTSE 100 5471.43 -12.34 -0.23 %  
Dow Jones * 11997.70 -198.67 -1.63 %  
Nasdaq 100 2282.59 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2596.38 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 868.63 1.04 0.12 %  
OMX Helsinki 25 1907.87 5.72 0.30 %  
OMX Stockholm 30 959.41 2.85 0.30 %  
OMX Copenhagen 20 379.26 -2.39 -0.63 %

11:19 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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