08/12/2011

ATTENTISME..10H44 ..INCHANGE.

ACTIONS

 

Un optimisme modéré gagne de nouveau les marchés jeudi, à l'approche des réunions de la Banque centrale européenne (BCE) et du Conseil européen, malgré certaines déclarations mettant en doute les chances de succès des efforts visant à résoudre la crise de la dette.

Selon IG Markets, le FTSE devrait ouvrir en hausse de 30 points jeudi, à 5.577 points, tandis que le DAX devrait gagner 59 points, à 6.054 points, et le CAC, 33 points, à 3.209 points.

Une source au sein du gouvernement allemand a déclaré mercredi être devenue ces dernières semaines "plus pessimiste" quant aux chances du sommet européen d'aboutir à un "accord total". Selon cette source, "plusieurs partenaires n'ont pas encore compris la gravité de la situation" à laquelle l'Union européenne est confrontée.

Des responsables français et allemands ont déclaré mercredi s'attendre à ce que d'autres membres de l'Union européenne, outre les 17 pays de la zone euro, acceptent un renforcement de la supervision centrale des budgets nationaux, mais qu'ils n'avaient guère d'espoir d'emporter l'adhésion de la totalité des 27.

Les pays de l'Union européenne qui décident de ne pas participer au pacte budgétaire proposé par Paris et Berlin risquent d'être stigmatisés par les investisseurs, qui pourraient décider de bouder la dette émise par les pays ayant rejeté un durcissement collectif de la discipline, ont averti ces responsables.

Le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a déclaré ultérieurement que Berlin s'attendait à des discussions parfois "très difficiles" lors du sommet.

"Ces déclarations ont rendu les marchés très nerveux", selon Eric Hassid, opérateur de la maison de courtage Aurel BGC. "Il y a même des rumeurs qui circulent selon lesquelles ils ne parviendront pas à un accord vendredi."

Les contrats à terme sur les valeurs américaines sont en hausse jeudi. L'indice Dow Jones des valeurs industrielles a enregistré mercredi une troisième séance consécutive de progression, alors que les investisseurs ont été noyés sous un torrent d'annonces à l'approche de la réunion de la BCE et du sommet européen. Les évènements en Europe ont de nouveau occupé le devant de la scène, cette semaine étant présentée comme décisive pour l'avenir de la zone euro. Les actions américaines ont changé d'orientation à plusieurs reprises pendant la séance mercredi, ballotées par une succession de déclarations tantôt positives tantôt négatives émises par divers responsables européens.

En deuxième partie de séance aux Etats-Unis, l'agence de notation Standard & Poor's Ratings Services a placé sous surveillance avec implications négatives la note de crédit à long terme de l'Union européenne, actuellement à "AAA", la meilleure note possible, et a également émis un avertissement sur plusieurs banques européennes. Cette annonce a fait chuter les actions. Quelques minutes plus tard, des informations ont suggéré que le G20 envisageait de mettre en place un programme de prêts pour l'Europe au travers du Fonds monétaire international. Ces informations ont fait remonter les actions, jusqu'à ce que le FMI les démente.

Les marchés d'actions asiatiques évoluent pour la plupart dans le rouge jeudi, dans un climat de prudence avant les importantes réunions prévues cette semaine en Europe, selon Stan Shamu, stratégiste de IG Markets. La Bourse de Tokyo a fini en baisse, les investisseurs ayant notamment pris leurs bénéfices après le solide rebond enregistré dernièrement par l'indice Nikkei, remonté au-dessus de la barre des 8.700 points pour la première fois depuis environ un mois.

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir sur une note contrastée jeudi, alors que les investisseurs assimilent les commentaires pessimistes de l'Allemagne sur les perspectives du sommet européen qui doit débuter jeudi.

Un opérateur obligataire qualifie de "douche froide" les propos allemands, qui ont fait grimper le taux des emprunts des Etats les plus fragiles de la zone euro. Le taux des obligations espagnoles à dix ans a ainsi bondi à 5,394% mercredi, contre 5,182% mardi, et celui des emprunts italiens de même maturité a augmenté à 5,980%, contre 5,844%.

Les plans européens laissent également de nombreuses questions sans réponse, et il est difficile de savoir si les investisseurs devront subir des pertes dans le cadre des sauvetages à venir, une question majeure qui a aggravé la crise de la dette et conduit les investisseurs à demander des rendements de plus en plus élevés pour détenir de la dette de pays de la zone euro, observe Capital Economics.

"En fin de compte, même si la Banque centrale européenne (BCE) semble sur le point d'adopter au moins quelques mesures supplémentaires - peut-être lors de sa réunion [de jeudi] -, l'idée qu'elle s'apprête à annoncer un remède miracle à la crise de la dette paraît encore très optimiste", ajoute Capital Economics.

Selon Andrew Milligan, responsable de la stratégie mondiale chez Standard Life Investments, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), le Fonds monétaire international (FMI) et la BCE n'offrent pas de panacée à la crise de la zone euro. Ces institutions devraient toutefois pouvoir continuer de financer les gouvernements et les banques, même si cette capacité semble limitée par rapport aux besoins. "Tout ça exige des signaux forts montrant que des décisions difficiles sont prises en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles."

Les prix des obligations d'Etat américaines se replient jeudi, après avoir augmenté mercredi en réaction aux commentaires allemands, qui ont douché l'espoir de voir l'Union européenne faire fonctionner ses deux mécanismes de sauvetage de façon concomitante.

CHANGES

L'euro se maintient dans des fourchettes étroites jeudi face au dollar et au yen, les opérateurs ne souhaitant pas prendre de positions importantes avant les résultats des réunions de la Banque centrale européenne (BCE) et du Conseil européen.

Les marchés s'attendent à ce que la BCE annonce un abaissement de son principal taux directeur et d'autres mesures de soutien. Le sommet européen est également très attendu, les investisseurs espérant qu'il débouchera sur une stratégie commune pour échapper à une crise budgétaire et bancaire généralisée dans la région.

PETROLE

Les cours pétroliers montent légèrement jeudi avant le sommet de l'Union européenne (UE), jugé crucial pour l'avenir de la zone euro, mais le marché doute encore que les dirigeants européens puissent s'accorder sur une solution à la crise de la dette, observent des analystes.

A 6h00, le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en janvier gagnait 16 cents, à 109,69 dollars. Vers 7h20, le baril de brut WTI pour même échéance montait de 22 cents, à 100,71 dollars.

L'évolution des cours pétroliers est limitée par "les moindres attentes à l'égard du prochain sommet européen" observe Sanjeev Gupta, responsable du département pétrole & gaz Asie-Pacifique chez Ernst & Young à Singapour.

Les dirigeants européens doivent se réunir à Bruxelles jeudi pour un sommet centré sur la recherche d'une solution durable à la crise de la dette.

Malgré les craintes liées au sort de la zone euro, les cours du brut sont soutenus par les inquiétudes relatives à la proposition de l'Union européenne d'interdire les importations de brut iranien, note Sanjeev Gupta.

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, Abdullah El-Badri, a exprimé l'espoir mercredi que l'UE n'impose pas de sanctions sur les exportations de pétrole iranien.

 

10:46 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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