07/12/2011

OUVERTURE + 1%

DJIA 12.150,13 points +0,43% Nasdaq 2.649,56 points -0,23% S&P 500 1.258,47 points +0,11% Nikkei 225 8.722,17 points +1,71% Cours de change à 06h50 Variation par rapport à la clôture à New York USD/JPY 77,75 +0,03% EUR/USD 1,3420 +0,14% EUR/JPY 104,34 +0,22% 

ACTIONS

Les actions européennes devraient ouvrir en hausse mercredi, alors que les marchés ont finalement choisi d'ignorer la décision de l'agence de notation Standard & Poor's de placer la note de crédit de la France, de l'Allemagne et de 13 autres pays de la zone euro sous surveillance en vue d'un éventuel déclassement. Cet avertissement met en exergue la crainte que le bloc se révèle incapable de régler ses problèmes de dette souveraine.

Selon Cantor Index, le FTSE devrait ouvrir en hausse de 25 points, à 5.594 points, tandis que le DAX prendrait 41 points, à 6.070 points, et le CAC, 18 points, à 3.198 points.

CMC Markets explique que l'avertissement de S&P ne fait que confirmer ce que le marché cherche déjà à intégrer, sur les taux des emprunts d'Etat. "La résistance pourrait également être davantage due au fait que S&P a lié ses avertissements à l'issue du sommet [de l'Union européenne] qui se tiendra en fin de semaine", observe CMC Markets.

Les contrats à terme sur les actions américaines sont orientés à la hausse mercredi. Wall Street a rebondi lundi lorsque le Financial Times a publié un article révélant que les autorités européennes envisageaient de créer deux fonds d'aide distincts, ce qui se traduirait par un quasi-doublement de la puissance de feu du système de sauvetage financier de la région et permettrait de régler la crise de la dette.

Les marchés d'actions asiatiques gagnent du terrain mercredi, sur fond d'optimisme prudent quant à l'élaboration d'un plan global pour contenir la crise de la dette souveraine de la zone euro. Par ailleurs, la croissance plus solide que prévu de l'Australie au troisième trimestre a soutenu la Bourse de Sydney.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance en demi-teinte, les investisseurs s'aventurant de nouveau sur les marchés d'actions, sur fond d'espoir que la crise européenne de la dette soit sur le point d'être résolue. Les marchés seront attentifs au déroulement de l'émission de dette prévue mercredi outre-Rhin. L'Allemagne compte placer 5 milliards d'euros d'obligations à cinq ans, et une faible demande comme lors de la dernière adjudication de titres à dix ans, pourrait créer des pressions sur la dette allemande, note un opérateur.

La Chine devrait fixer des conditions plus rigoureuses si elle achète encore de la dette européenne, car la crise a fortement entamé la crédibilité de l'Europe, a affirmé un éminent chercheur d'un "think tank" chinois.

La Chine souhaite aider la zone euro, mais sa confiance s'est érodée en raison de l'incapacité de l'Union monétaire à trouver une solution à ses problèmes de dette et des inquiétudes réelles quant à l'avenir de la monnaie unique, a déclaré Xu Mingqi, directeur adjoint de l'Institut d'études sur l'économie mondiale à l'Académie des sciences sociales de Shanghaï.

Les prix des obligations du Trésor sont en baisse mercredi, après avoir subi un mouvement de vente en fin de séance mardi, les investisseurs espérant que le sommet de l'Union européenne vendredi débouchera sur un fonds de secours renforcé et sur une solution durable à la crise.

"Le taux des obligations du Trésor à dix ans, aux alentours de 2%, se trouve à un niveau historiquement très bas. Il y a un sentiment croissant parmi les investisseurs qu'il n'y a pas assez de raisons de tester ce niveau pour le moment", estime Kazuaki Ohe, directeur exécutif du département obligataire chez CIBC World Markets à Tokyo.

Alors que le marché espère que le sommet européen débouchera sur du concret, "rien que le fait que l'Allemagne et la France mènent d'intenses discussions au sujet de la crise de la dette européenne est déjà perçu de façon très positive par le marché", explique Kazuaki Ohe.

Le marché a alterné gains et pertes pendant la majeure partie de la séance mardi, peu affecté par un nouvel avertissement de l'agence de notation Standard & Poor's à l'encontre de la zone euro - concernant cette fois-ci le Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui risque de perdre sa note "AAA". La veille, l'agence de notation avait placé sous surveillance avec implications négatives la note de 15 pays de la zone euro, parmi lesquels l'Allemagne et la France.

Certains analystes se sont déclarés surpris par la faible réaction des investisseurs aux coups de semonce lancés par Standard & Poor's. Ces avertissements de l'agence de notation n'ont cependant fait que confirmer des inquiétudes déjà présentes concernant l'avenir de la zone euro, et ont accentué encore un peu plus la nécessité pour les responsables européens de s'entendre sur une solution à la crise.

 

CHANGES

L'euro monte mercredi, mais il évolue dans une fourchette restreinte, car de nombreux opérateurs se tiennent à l'écart du marché avant l'issue du sommet de l'Union européenne en fin de semaine.

"Le marché attend un plan global, comprenant une plus grande participation de la Banque centrale européenne (BCE) ; toute déception va sans nul doute propulser une nouvelle fois la crise de la dette de la zone euro sur le devant de la scène après la pause de ces derniers jours", observe Chris Gore, stratégiste devises chez GO Markets à Melbourne.

Les investisseurs pense que le sommet européen permettra d'avancer vers une résolution de la crise de la dette, bien que l'agence de notation Standard & Poor's ait averti que les notes de crédit de la plupart des pays de l'union monétaire étaient compromises par les turbulences financières et politiques.

"S&P tente de tirer un coup de semonce pour qu'ils [les Européens] y répondent", observe Brian Kim, stratégiste devises chez RBS Securities. L'Europe ayant l'habitude de ne pas mettre en oeuvre les réformes politiques promises, les investisseurs restent sceptiques, ajoute le stratégiste.

La réunion de politique monétaire de la BCE jeudi, à l'issue de laquelle la banque centrale devrait annoncer une baisse des taux destinée à relancer l'économie moribonde de la zone euro, incite également les opérateurs à la prudence. "Pour le moment, tout le monde garde un oeil sur le sommet et l'autre sur la réunion de la BCE", explique Brian Kim.

 

PETROLE

Les prix du pétrole brut évoluaient en ordre dispersé mercredi en Asie, dans un marché prudent à la veille de la première journée d'un sommet européen considéré comme décisif dans la lutte contre la crise de la dette.

A 6h00, le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en janvier cédait 14 cents, à 110,67 dollars. Vers 7h20, le baril de brut WTI pour même échéance gagnait 21 cents, à 101,49 dollars.

Les inquiétudes au sujet de la zone euro ont pesé sur les prix du brut, tandis que les opérateurs attendent l'issue du sommet européen, a déclaré John Vautrain, vice-président du cabinet de consultants Purvin and Gertz à Singapour.

"Nous avons une réunion à venir, mais pas de résultats. Le marché retient son souffle", a-t-il indiqué à l'AFP.

09:12 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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