01/12/2011

PETITE CONSOLIDATION...10H23

ACTIONS

Les valeurs européennes devraient encore gagner du terrain à l'ouverture jeudi, après avoir clôturé en forte hausse mercredi, en réaction à l'annonce d'une action concertée des grandes banques centrales pour réduire les coûts de financement en dollars des banques européennes.

IG Markets prévoit pour l'ouverture que le FTSE 100 s'adjugera 19 points, à 5.524 points, tandis que le DAX 30 avancerait 35 points à 6.124 points. Le CAC 40 est quant à lui attendu en hausse de 15 points, à 3.169 points.

La Banque centrale européenne, la Réserve fédérale américaine, la Banque du Canada, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse ont décidé jeudi d'abaisser de 50 points de base le taux appliqué aux actuels accords de swaps temporaires destinés à l'approvisionnement en dollars.

Le bond des places boursières suscité par cette annonce s'est poursuivi jeudi en Asie. Les investisseurs se sont également réjouis de la décision de la banque centrale chinoise d'abaisser le taux de réserves obligatoires des banques, une mesure destinée à soutenir l'économie du pays. A Tokyo, l'indice Nikkei a fini en hausse de 1,9% à 8.597,38 points.

La Chine a néanmoins annoncé jeudi que sa production manufacturière avait reculé au mois de novembre, pour la première fois depuis plus de deux ans et demi, ce qui suscite quelques inquiétudes quant à la capacité du pays à tirer la croissance de l'économie mondiale.

Les contrats à terme de Wall Street sont en hausse jeudi. Les trois grands indices américains ont chacun gagné plus de 4% mercredi, dopés par l'annonce de l'action concertée des banques centrales pour soutenir le système bancaire mondial et la publication de statistiques solides aux Etats-Unis, dont l'enquête ADP sur l'emploi privé. Ces facteurs ont permis à l'indice Dow Jones des valeurs industrielles d'afficher sa plus forte progression en une séance depuis mars 2009. L'indice s'inscrit maintenant en hausse de 4% par rapport au début de l'année.

 

OBLIGATIONS

Les investisseurs devraient se montrer prudents jeudi à l'ouverture, et les Bunds et les gilts évoluer de manière contrastée avant la publication d'indicateurs clés sur le secteur manufacturier, qui pourraient inciter la Banque centrale européenne à assouplir encore sa politique monétaire.

Les Bunds sont bien positionnés pour afficher une meilleure performance que d'autres emprunts, en raison de l'espoir d'un nouvel assouplissement monétaire de la part de la BCE lors de sa réunion de la semaine prochaine. Le rendement de certaines obligations à courte échéance est même devenu négatif. Les acteurs du marché seront très attentifs ce jeudi aux adjudications d'emprunts d'Etat prévues en Espagne et en France.

Les prix des emprunts du Trésor américain évoluent peu jeudi, après un repli mercredi qui a entraîné les taux à long terme à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines, alors que les grandes banques centrales ont annoncé une action concertée pour faciliter les prêts en dollars aux banques.

"Nous pensons que le ton a changé lors des derniers jours", souligne Richard Gilhooly, directeur de la stratégie de taux aux Etats-Unis chez TD Securities. "Les dernières annonces devraient contribuer à une poursuite de la réallocation de fonds du marché obligataire vers les marchés d'actions dans les prochains jours", avance-t-il. Selon lui, le taux de l'emprunt à 10 ans pourrait revenir progressivement vers 2,4% au début de l'année prochaine.

 

CHANGES

L'euro progresse jeudi face au dollar, même s'il s'écarte de ses précédents points hauts, après avoir bondi par rapport au billet vert mercredi en réaction à l'annonce d'une action concertée des grandes banques centrales pour redonner un peu d'oxygène au système bancaire mondial.

Cette action "est positive à court terme, dans la mesure où elle satisfait les besoins de financement", observe John McCarthy, responsable des changes chez ING Capital Markets à New York. "Elle ne fait rien pour résorber les problèmes à long terme".

Après cette annonce des banques centrales, l'attention des marchés va se porter à nouveau sur les mesures envisagées par les responsables européens pour mettre en place une solution crédible et durable à la crise de la dette du Vieux Continent, ajoutent des opérateurs.

 

PETROLE

Les marchés pétroliers présentent un tableau contrasté jeudi en Asie, après l'annonce d'une action concertée des grandes banques centrales pour injecter des liquidités dans le système financier mondial et l'abaissement par la Chine de ses niveaux de réserves obligatoires pour les banques.

A 06h00, le contrat de janvier sur le Brent de la mer du Nord reculait de 19 cents à 110,33 dollars le baril, tandis que vers 07h20, le contrat de janvier sur le brut léger coté à New York gagnait 26 cents à 100,84 dollars le baril.

"Les marchés de l'or noir sont assez dynamiques ce matin, soutenus par une série d'informations très encourageantes", indique Victor Shum, du cabinet de conseil en énergie Purvin & Gertz à Singapour.

"L'annonce selon laquelle plusieurs banques centrales ont décidé d'injecter des fonds dans le marché pour apaiser les tensions dues à la situation de la zone euro se répercute sur les places boursières asiatiques, ce qui influe sur le moral des marchés pétroliers".

"Les chiffres sur l'emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis sont également encourageants. Hier, l'annonce par la Chine d'un assouplissement de ses ratios de réserves obligatoires pour les banques s'est ajoutée aux bonnes nouvelles", souligne Victor Shum.

Le Morning Zapping (Monfinancier)

UNE LUEUR D'ESPOIR...

Après une semaine de capitulation, de ras-le-bol total devant l'absence de perspectives et devant l'entêtement Allemand, on assiste à un retournement total et à un changement de sentiment. La solution, temporaire, à la crise de la dette européenne, semble se mettre en place. Et les indices boursiers saluent cet espoir avec une hausse spectaculaire.

TOUTES UNIES
Les banques centrales américaine, européenne, japonaise, anglaise, suisse, canadienne sont massivement intervenues hier pour offrir aux banques et au marché les liquidités en dollars qui se faisaient rares depuis quelques semaines. Une intervention qui a été ovationnée par les marchés.

12% DE HAUSSE SUR LE CAC
depuis son point bas, en moins d'une semaine. La plupart des investisseurs avaient capitulé en liquidant leurs actions européennes. Ils doivent le regretter aujourd'hui. La crise n'est pas finie mais on pourrait avoir une pause ou le rallye de fin d'année qu'on espérait. A suivre.

CHANGEMENT DE CAP EN CHINE
EN Chine aussi, on a décidé de soutenir une économie qui montre des signes de faiblesse et un marché immobilier qui se retourne violemment. Le taux de réserves obligatoires des banques a été baissé hier de 0.5%. Et le mouvement de desserrement de la politique monétaire devrait continuer.

LE FMI AU CENTRE DES NÉGOCIATIONS
Comme nous vous l'annoncions hier, le FMI va jouer un rôle important dans le sauvetage de l'Europe. Il va probablement soutenir l'Italie, voire l'Espagne.

LE SAUVETAGE EUROPÉEN EN PLUSIEURS ÉTAPES
On a en fait plusieurs pièces dans ce puzzle. Tout d'abord une super zone euro avec les pays encore triple A de la zone plus l'Italie qui vont s'engager sur des critères stricts de dette, de déficit et de convergence fiscale. Par le biais de traités bilatéraux. Ce sera annoncé le 9 décembre. Ensuite une intervention du FMI qui va assurer le financement de l'Italie et peut être de l'Espagne grâce, entre autres à des prêts de la BCE. Également la finalisation du Fonds de Solidarité Européen, le FESF, avec des moyens accrus et d'éventuels financements de pays émergents. Et enfin un engagement des banques centrales, comme hier, à fournir toutes les liquidités nécessaires aux banques.

COÏNCIDENCE SUR LE CHÔMAGE
L'Allemagne affichait hier son ton de chômage le plus bas depuis 20 ans alors que le chômage en zone euro atteignait un record à la hausse. 6.9% en Allemagne, 10.3% en zone euro. Il y a un modèle allemand qui marche.

UN ESPOIR SUR L'EMPLOI AMÉRICAIN
Avec une hausse des embauches en novembre dans le secteur privé de 206,000 personnes. De bon augure pour le chiffre du chômage à venir.

LE QATAR FAIT LA UNE DU FT
Ce petit royaume de 2 millions d'habitants dont 20% seulement de Qataris mène la danse et remporte victoire après victoire en Libye, Tunisie, Maroc et maintenant Egypte. Un seul petit accroc, le match du PSG dimanche dernier.

LA GRANDE BRETAGNE EN GRÈVE
2 millions de grévistes. La plus grande journée de grève depuis trente ans. Les Anglais sont inquiets de la réforme à venir sur les retraites avec un départ à la retraite à 68 ans et une baisse des retraites payées. Dire qu'en France on veut revenir à la retraite à 60 ans...

Les Bourses en Europe reprennent leur souffle en ouverture :

 

LES BOURSES EN EUROPE REPRENNENT LEUR SOUFFLE EN OUVERTURE
LES BOURSES EN EUROPE REPRENNENT LEUR SOUFFLE EN OUVERTURE

PARIS (Reuters) - Les places boursières en Europe reprennent leur souffle en ouverture, au lendemain de l'action coordonnée annoncée par les principales banques centrales pour préserver la liquidité sur des marchés secoués par la crise de la dette.

Une demi-heure après la cloche, les Bourses ont légèrement creusé leurs pertes après que le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a déclaré que les risques baissiers pour l'économie avaient augmenté. Les investisseurs attendent d'en savoir plus sur une réponse des Européens face à la crise de la dette pour se positionner.

"La hausse liée à la décision des banques centrales hier a permis (au marché) de panser ses plaies, avec un fort gain de l'euro et des marchés actions. La vraie question est la suivante: cela règle-t-il les véritables problèmes au sein de l'Europe ? Non, pas du tout", juge Michael Hewson, analyste chez CMC Markets à Londres. "Cela complique le retour vers la compétitivité des pays périphériques européens en raison du raffermissement de l'euro. Les dirigeants européens bénéficient toutefois d'un répit, espérons qu'ils l'utiliseront à bon escient."

Réunis à Bruxelles mercredi, les ministres des Finances de l'UE sont restés vagues sur une éventuelle augmentation des ressources du FMI permettant de venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté, et divisés sur le soutien public nécessaire pour les banques du continent en vue d'éviter une répétition du "credit crunch" de 2008.

Les inquiétudes sont également alimentées par l'indice officiel des directeurs d'achat pour le secteur manufacturier chinois, qui a affiché en novembre son plus faible rythme depuis février 2009, tombant sous la barre de 50 marquant la limite entre croissance et contraction d'une activité.

Les investisseurs suivront ce jeudi la publication des indices PMI manufacturiers définitifs en France, en Allemagne et dans la zone euro, ainsi que l'indice ISM manufacturier aux Etats-Unis.

Et le marché pourrait trouver du soutien sur le front des fusions et acquisitions: les fonds d'investissement Blackstone et Bain Capital seront à la tête d'un consortium qui planche sur une offre sur la totalité des titres de Yahoo, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Après trois séances consécutives de hausse, la Bourse de Paris est en léger recul dans les premiers échanges, cédant 0,47% à 3.139,11 points. Le CAC 40 a gagné 11,78% au cours des quatre dernières séances, mais a perdu 2,72% en novembre et 17,09% depuis le début de l'année.

A Francfort, le Dax cède 0,74% et à Londres, le FTSE gagne 0,12%. La chaîne de magasins de bricolage Kingfisher avance de 3,05% après avoir fait état d'un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes.

La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de près de 2% grâce notamment aux valeurs financières, l'action coordonnée des banques centrales ayant pour but de dégripper le financement des banques.

Après s'être stabilisé en matinée en Asie au lendemain de sa forte hausse, l'euro a touché un plus bas de séance à 1,34205 du fait des propos de Mario Draghi.

Les futures sur le Bund se sont retournés à la hausse dans un marché volatil et gagnaient 46 centièmes de point à 134,28 après avoir ouvert en baisse à 133,37.

Le marché obligataire a les yeux tournés vers l'Espagne, où le Trésor doit lever entre 2,75 et 3,75 milliards d'euros lors d'une émission de dette à trois ans. Les analystes craignent que cette adjudication ne se passe comme celle de l'Italie vendredi, avec une demande honorable mais des rendements records.

Le baril de Brent se négocie au-delà de 110 dollars pour la troisième séance consécutive, dopé à la fois par le soulagement lié à l'intervention des banques centrales et par les tensions diplomatiques autour de l'Iran.

Jean Décotte pour le service français, édité par Danielle Rouquié

 

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