17/11/2011

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Les marchés restent fébriles

DJIA 11.905,59 points -1,58% Nasdaq 2.639,61 points -1,73% S&P 500 1.236,91 points -1,66% Nikkei 225 8.479,63 points +0,19% Cours de change à 05h50 Variation par rapport à la clôture à New York USD/JPY 77,02 -0,06% EUR/USD 1,3509 +0,35% EUR/JPY 104,03 +0,26% 

 

ACTIONS

Les valeurs européennes devraient ouvrir en baisse jeudi, les investisseurs restant nerveux à l'égard de la crise de la dette en Europe.

IG Markets prévoit pour l'ouverture que le FTSE 100 cédera 41 points, à 5.468 points, tandis que le DAX 30 abandonnerait 83 points à 5.830 points. Le CAC 40 est attendu en recul de 40 points à 3.024 points.

Mercredi, les marchés ont accueilli favorablement la décision de la Banque centrale européenne d'acheter des emprunts d'Etats périphériques de la zone euro, qui a permis aux taux obligataires de baisser légèrement. Mais des signes de faiblesse de l'économie au Royaume-Uni, de même que les inquiétudes suscitées par la situation de financement de la banque italienne UniCredit, ont pesé sur le moral des investisseurs.

Presque toutes les banques du secteur public allemand ont par ailleurs été dégradées par Moody's mercredi soir. L'agence de notation a déclaré que ces établissements avaient maintenant moins de chances de pouvoir bénéficier de mesures de sauvetage de la part de l'Etat. Ce déclassement concerne les notes de dépôt et de dette senior de 10 banques allemandes, principalement des Landesbanken, des banques publiques régionales.

Les contrats à terme de Wall Street progressent jeudi. Les grands indices américains ont clôturé en net recul mercredi, à l'issue d'une séance volatile marquée par un bond des cours du pétrole et de nouvelles informations sur la crise de la dette. Les valeurs financières ont été particulièrement affectées par la parution d'un rapport de Fitch Ratings sur l'exposition des banques américaines à une aggravation de la crise de la dette.

Certains opérateurs attribuent également ce repli aux propos tenus par Jeb Hensarling, membre de la Chambre des représentants, qui a déclaré que les discussions de la super-commission du Congrès sur des mesures de réduction du déficit étaient bloquées, alors qu'elle n'a que jusqu'au 23 novembre pour parvenir à un accord.

En Asie, les marchés d'actions évoluent sur une note contrastée jeudi, la poursuite de la crise de la dette dans la zone euro et le rapport de Fitch sur l'exposition des banques américaines à l'Europe pesant sur le moral des investisseurs. A Tokyo, l'indice Nikkei a néanmoins fini en hausse de 0,2% à 8.479,63 points.

 

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient commencer la séance en hausse jeudi. Les investisseurs sont en effet en quête de sécurité, alors que la crise de la dette de la zone euro continue de gronder, et que les marchés restent marqués par la volatilité. Les émissions d'emprunts d'Etat prévues jeudi en Espagne et en France seront au centre de l'attention.

Les prix des obligations du Trésor américain affichent peu de changement jeudi. Ils ont rebondi mercredi, après l'avertissement lancé par l'agence de notation Fitch Ratings sur l'impact que la propagation de la dette de la crise pourrait avoir sur les banques américaines. Ils s'étaient légèrement repliés la veille. Le marché des titres du Trésor américain continue ainsi, comme ces dernières semaines, à évoluer en dents de scie d'un jour à l'autre.

"Il y a un léger changement dans le sens où le marché des titres du Trésor accorde un peu plus d'attention aux nouvelles sur les Etats-Unis", note Brett Rose, responsable de la stratégie de taux chez Citigroup. "Nous sommes déjà plutôt négatifs quant aux perspectives en Europe, et pour que le rendement [des titres à 10 ans] descende à 1,75% ou plus bas, il faudra quelque chose de plus concrètement négatif."

 

 

CHANGES

L'euro rebondit légèrement jeudi face au dollar, après avoir atteint en séance asiatique son plus bas niveau en cinq semaines. Les investisseurs restent néanmoins prudents vis-à-vis de la monnaie unique, avant les adjudications très attendues d'emprunts d'Etat espagnols et français dans la journée.

"Les intervenants du marché sont focalisés sur le négatif avant les ajudications de la France et de l'Espagne. Le risque est que [la Banque centrale européenne] doive acheter plus de dette pour soutenir ces opérations, et ce type de spéculations ne fait rien pour apaiser les inquiétudes du marché", note Joel Murphy, cambiste chez Go Markets à Melbourne.

 

 

PETROLE

Les cours du pétrole ont fléchi jeudi matin en Asie, sous l'effet de prises de bénéfices après être montés la veille jusqu'à leurs plus hauts niveaux depuis cinq mois, ont indiqué les analystes.

A 06h00, le contrat de décembre sur le Brent de la mer du Nord cédait 1,07 dollar, à 110,81 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat sur le "light sweet crude" pour livraison en décembre coté au Nymex perdait 15 cents, à 102,44 dollars le baril. Selon Victor Shum, du cabinet de consultants en énergie Purvin and Gertz à Singapour, les opérateurs ont pris leurs bénéfices.

"Les prix du brut à New York ont fortement grimpé dans la nuit, pour franchir le seuil psychologique des 100 dollars, pour la première fois depuis le mois de juin", a-t-il dit à l'AFP.

"Dans ces conditions, des prises de bénéfices ne sont pas surprenantes", a-t-il ajouté.

Le prix du baril de brut devrait selon lui se maintenir au-dessus de 100 dollars dans les prochains temps, soutenu par l'annonce mercredi d'un recul des réserves de brut des Etats-Unis.

Le département de l'Energie a annoncé mercredi soir que les stocks de brut des Etats-Unis avaient diminué de 1,06 million de barils la semaine dernière, une baisse légèrement moins marquée que celle de 1,2 million de barils attendue par les analystes, mais qui contredit la prévision de l'American Petroleum Institute, qui était d'une hausse de 1,3 million.

Monti va dévoiler un plan d'austérité avant le vote de confiance

Le président du Conseil italien Mario Monti doit présenter ce jeudi lors d'un discours au Sénat son programme de gouvernement et les mesures d'austérité censées restaurer la confiance dans les finances de la troisième économie de la zone euro.

L'ancien commissaire européen, qui a prêté serment mercredi, s'adressera aux sénateurs vers 11h00 avant de demander la confiance de la chambre haute dans la soirée. Un vote de confiance suivra à la chambre basse vendredi.

Les deux votes de confiance au parlement ne devraient être qu'une formalité, l'ensemble des partis de la Péninsule ayant promis leur appui au Premier ministre, à l'exception de la Ligue du Nord, partenaire du gouvernement sortant.

Alors que le pays est au coeur de la crise de la dette qui secoue la zone euro, le plan d'austérité du nouveau gouvernement ne devrait pas suffire à restaurer la confiance des marchés mais devrait au moins permettre à Rome de gagner en crédibilité aux yeux de ses partenaires européens.

Le successeur de Silvio Berlusconi s'est réservé le portefeuille-clé de l'Economie et a nommé Corrado Passera, le PDG de la banque Intesa Sanpaolo, ministre de l'Industrie, au sein d'un gouvernement composé uniquement de techniciens.

Si rien n'a filtré sur le programme gouvernemental, les mesures d'austérité qui seront annoncées à midi devraient répondre aux réformes exigées par l'Union européenne pour enrayer la contagion de la crise de la dette souveraine jusqu'à présent limitée à la Grèce.

Mario Monti pourrait annoncer une réforme du système des retraites qui permet actuellement à de nombreux Italiens de toucher une pension avant l'âge légal de départ à la retraite fixé à 65 ans, et un assouplissement du marché du travail via des règles moins favorables aux salariés.

Il pourrait également annoncer la mise en place d'une taxe foncière sur la résidence principale, une mesure à laquelle était farouchement opposé Silvio Berlusconi.

CONFIANT

Monti s'est dit confiant mercredi dans le fait que son gouvernement parviendrait à regagner la confiance des marchés financiers alors que la dette publique italienne atteint 1.900 milliards d'euros, soit 120 % de son produit intérieur brut.

Les rendements des obligations italiennes à dix ans sont repassés au-dessus de 7% mercredi, un niveau qui avait contraint la Grèce et l'Irlande à demander une aide financière extérieure.

La nomination de Monti, économiste respecté et discret, a été accueillie avec soulagement par les dirigeants européens exaspérés par le style flamboyant de Berlusconi.

Le président français Nicolas Sarkoy a salué l'arrive d'"Il Professore" au pouvoir et la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'elle était prête à la rencontrer dès que possible.

Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe et Premier ministre du Luxembourg, a estimé pour sa part que Monti était "l'homme de la situation".

"La mise en oeuvre rapide et complète de toutes les mesures votées récemment par le Parlement italien doit être prioritaire afin de remettre le pays sur la voie de la crédibilité politique", a-t-il dit.

Marine Pennetier pour le service français

© 2011 Reuters 

Le FMI remplace son directeur Europe en pleine crise de la dette :

 

WASHINGTON (Reuters) - Antonio Borges, le directeur du département Europe du Fonds monétaire international (FMI), a démissionné avec effet immédiat, a annoncé le Fonds mercredi, alors que la zone euro est secouée par la crise de la dette depuis maintenant plus de dix-huit mois.

Le FMI précise que la directrice générale Christine Lagarde entend nommer Reza Moghadam, actuel directeur du département stratégie, à la succession de Borges, avec effet ce jeudi.

Cette décision a été saluée par les analystes qui y voient un changement clair de politique qui pourrait se traduire par une plus grande implication du FMI dans la gestion de la crise de la dette souveraine qui menace de faire plonger l'économie mondiale dans la récession.

Reza Moghadam "est vu comme un initié très crédible et puissant", indique Eswar Prasad, ancien responsable du FMI et haut responsable de Brookings Institution à Washington.

"Cela montre que le FMI a l'intention de jouer un rôle plus assuré en Europe et Reza Moghadam est quelqu'un qui est perçu comme étant capable de faire évoluer le Fonds vers une position plus offensive."

Borges, qui avait pris ses fonctions en novembre 2010, a démissionné pour raisons personnelles, indique le FMI.

David Lawder; Wilfrid Exbrayat et Marine Pennetier pour le service français

 

     

09:13 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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