10/11/2011

GRANDE NERVOSITE..-0.50% à 9H49

PAS LA JOIE...

DJIA 11.780,94 points -3,20% Nasdaq 2.621,65 points -3,88% S&P 500 1.229,10 points -3,67% Nikkei 225 8.500,80 points -2,91% Cours de change à 05h50 Variation par rapport à la clôture à New York USD/JPY 77,70 -0,16% EUR/USD 1,3546 +0,03% EUR/JPY 105,24 -0,12% 

ACTIONS

Les marchés européens devraient commencer la séance en nette baisse jeudi, sur fond de pessimisme au sujet des problèmes de la zone euro.

Selon Cantor Index, le FTSE devrait ouvrir en repli de 86 points, à 5.374 points, tandis que le DAX devrait abandonner 104 points, à 5.725 points, et le CAC, 55 points, à 3.020 points.

Certains analystes pensent que la crise pourrait être à un tournant, car l'Italie est trop grande pour être sauvée, puisqu'il s'agit de la troisième économie de la zone euro et qu'elle représente 20% du produit intérieur brut de la région.

"Le pessimisme qui a gagné les actions ne semble pas relâcher son emprise, alors que la zone euro continue d'avancer vers le précipice", note Yusuf Heusen, opérateur d'IG Index à Londres.

"Si les taux d'intérêt italiens restent à ces niveaux, les actions vont traverser un moment difficile", estime Joakim Skoglund, stratégiste actions chez Handelsbanken. Les investisseurs espèrent que la BCE va commencer à acheter des obligations italiennes à plus grande échelle, souligne-t-il.

L'Italie fait tout son possible pour enrayer la montée en flèche de ses coûts d'emprunts. Le Parlement italien doit adopter d'ici dimanche des mesures économiques majeures, et le président prépare le terrain pour que l'économiste respecté Mario Monti prenne la tête d'un gouvernement d'urgence pour guider le pays à travers la crise.

En Grèce, les deux principaux partis du pays n'étant pas parvenus mercredi à s'entendre sur le choix du Premier ministre qui prendra la tête d'un gouvernement provisoire, le président Karolos Papoulias a convoqué une réunion des dirigeants politiques jeudi, ce qui a fait s'envoler les espoirs d'une résolution immédiate de la crise politique que traverse le pays depuis une semaine.

Les contrats à terme américains évoluent de façon contrastée jeudi. Les valeurs américaines ont clôturé en forte baisse mercredi, l'envolée des taux des emprunts d'Etat italiens et de nouvelles inquiétudes concernant la crise de la dette de la zone euro ayant pesé sur le moral des investisseurs.

L'indice Dow Jones Industrial Average a clôturé en baisse de 3,20%, à 11.780,94 points, signant son repli le plus prononcé depuis le 22 septembre. Le Standard & Poor's 500 a reculé de 3,67%, à 1.229,10 points, tandis que le Nasdaq Composite a décroché de 3,88%, à 2.621,65 points.

Les secteurs de la finance et des matières premières ont accusé les plus forts replis. J.P. Morgan a ainsi perdu 7,1% à USD32,54 et Alcoa a cédé 5,4% à USD10,20. Morgan Stanley, qui a connu une forte baisse en septembre en raison des craintes liées à son exposition aux banques françaises, a chuté de 9% à USD15,76. Parmi les valeurs les plus actives, General Motors a dévissé de 10,9% à USD22,31 après avoir fourni des perspectives peu encourageantes.

La déroute des marchés d'actions mondiaux s'est poursuivie jeudi en Asie. Elle a fait plonger les valeurs financières de la région, et a fait chuter la Bourse de Tokyo à ses plus bas niveaux depuis plusieurs semaines. La Bourse de Hong Kong affichait quant à elle plus de 4% de baisse jeudi matin.

 

OBLIGATIONS

Les investisseurs devraient opter pour la sécurité jeudi et favoriser les Bunds et les gilts au détriment de la dette souveraine des Etats périphériques de la zone euro.

"Le marché obligataire italien est en détresse", observe Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com. "Bien que [le Premier ministre italien Silvio] Berlusconi ait promis de démissionner après l'adoption des mesures d'austérité par le Parlement, le marché obligataire pourrait réagir à la possibilité de voir une coalition fragmentée accéder au pouvoir, ce qui ne ferait qu'empirer la situation budgétaire de l'Italie."

Les taux des emprunts d'Etat italiens ont atteint des sommets depuis l'adoption de l'euro, en réaction au relèvement des marges exigées par la chambre de compensation LCH Clearnet pour les transactions sur les titres de dette italienne. Le rendement de l'emprunt à dix ans a franchi le seuil très surveillé de 7% et atteint un point haut à 7,494% avant de redescendre à 7,205%, selon Tradeweb.

Le Trésor italien adjugera 1,5 milliard à 3 milliards d'euros de titres à cinq ans le 14 novembre, a-t-il annoncé mercredi. Cette nouvelle confirme que le Trésor procède aux adjudications prévues malgré la flambée des taux. Le Trésor italien a également confirmé qu'une émission de titres à 12 mois d'un montant de 5 milliards d'euros aurait lieu comme prévu jeudi.

Par ailleurs, les observateurs du marché s'attendent à ce que la Banque d'Angleterre laisse son principal taux directeur inchangé, à 0,5%, et ne modifie pas son programme d'achat d'obligations de 275 milliards de livres sterling.

Les obligations d'Etat américaines sont orientées à la baisse jeudi, après avoir terminé en forte hausse mercredi. Le rendement des titres à dix ans est tombé à son plus bas niveau depuis une semaine sur fond d'aversion au risque provoquée par les problèmes de dette souveraine de l'Italie.

"Le marché a réalisé que si Berlusconi s'en va, rien ne s'améliorera véritablement", note Marc Ostwald, stratégiste chez Monument Securities à Londres. "Aucune solution n'est en vue et les titres du Trésor américain restent très demandés."

 

CHANGES

L'euro s'est stabilisé jeudi, après avoir chuté mercredi à son plus bas niveau depuis un mois face au dollar. Les devises asiatiques se sont fortement dépréciées, le won coréen ayant notamment touché brièvement son plus bas niveau en plus de deux semaines.

"La détérioration de la situation italienne a pris le devant de la scène. La dissipation des peurs dépendra de si l'Allemagne, le Fonds monétaire international ou la Banque centrale européenne prennent des mesures, séparément ou ensemble, pour soutenir l'Italie", estime Selena Ling, responsable de la recherche chez OCBC à Singapour.

Pour Khoon Goh, stratégiste d'ANZ Bank à Wellington, "la Grèce était quelque chose que l'on pouvait gérer. L'Italie est une toute autre paire de manches".

Les incertitudes ont encore été accrues par un article de la presse allemande suggérant que le parti de la chancelière allemande Angela Merkel chercherait à permettre aux Etats de pouvoir quitter la zone euro tout en restant membres de l'Union européenne.

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a toutefois déclaré mercredi que la monnaie unique n'était pas menacée par la crise. "La crise concerne certains pays dont le déficit public est élevé, comme le Portugal", a-t-il ajouté lors d'une conférence à Lisbonne.

 

PETROLE

Les cours pétroliers s'inscrivent en baisse jeudi dans un contexte d'inquiétudes sur la dette souveraine de la zone euro, observent des analystes.

A 6h00, le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en décembre perdait 7 cents, à 112,24 dollars. Vers 7h20, le contrat new-yorkais de référence sur le brut WTI pour livraison en décembre affichait un repli de 11 cents, à 95,63 dollars le baril.

Selon Ker Chung Yang, analyste pour les matières premières chez Phillip Futures à Singapour, le brut est pénalisé par les problèmes de dette de la zone euro, mais soutenu par le rapport du département de l'Energie sur les stocks pétroliers des Etats-Unis, qui a mis en évidence une baisse plus marquée que prévu des stocks de brut la semaine dernière.


09:51 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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