09/11/2011

DANS LE ROUGE -1.5% DOUTES..ITALIENS.

La Bourse de Paris bascule dans le rouge et doute de l'Italie (-1,40%) :

 

La Bourse de Paris basculait nettement dans le rouge et perdait plus de 1% mercredi matin, refroidie par l'envolée des taux d'emprunt italiens malgré la démission annoncée de Silvio Berlusconi.

A 10H38 (09H38 GMT), le CAC 40 lâchait 1,40% à 3.099,24 points, après avoir gagné plus de 1% dans les premiers échanges.

A l'ouverture, le marché parisien a brièvement emboîté le pas à Wall Street et aux places boursières asiatiques, qui avaient salué le départ prévu de M. Berlusconi, annoncé mardi soir par la présidence de la République italienne.

Mais très vite, les investisseurs ont été échaudés par la hausse des taux à 10 ans italiens, "qui sont vraiment en train de grimper", indique Dov Adjedj, vendeur d'actions chez Aurel BGC.

Les valeurs bancaires se repliaient dans la foulée, à l'image de BNP Paribas (-1,66% à 30,80 euros), Crédit Agricole (-1,54% à 5,07 euros) et Société Générale (-1,60% à 18,47 euros).

Le rendement à 10 ans évolue à des niveaux historiquement hauts et s'approche de 7%, signe de la défiance des investisseurs vis-à-vis du pays, d'autant qu'il doit emprunter sur le marché lundi prochain.

"Le départ de Berlusconi était attendu mais le problème c'est que des élections anticipées sont réclamées ce qui pourrait retarder les nouvelles mesures", explique M. Adjedj.

La démission de M. Berlusconi devrait avoir lieu une fois adoptées au parlement des mesures promises à l'Union européenne (UE) pour éviter la contagion de la crise de la dette.

"La question maintenant est de savoir combien de temps vont prendre les partis italiens pour saccorder et rassurer les créanciers et les partenaires du pays", expliquent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

C'est d'autant plus nécessaire que selon eux "les Européens temporisent et hésitent sur la mise en oeuvre des accords du 27 octobre", destinés à sauver la zone euro.

En l'absence de statistiques économiques majeurs, le marché parisien était animé en outre par les publications d'entreprises.

Parmi les résultats bien accueillis, figuraient ceux de CGGVeritas (+3,41% à 16,81 euros), Ubisoft (+8,16% à 4,96 euros), CNP Assurances (+0,72% à 10,49 euros). Rexel résistait (-0,08% à 13,20 euros), au contraire de Sodexo (-2,34%% à 52,07 euros) et Arkema (-3,47% à 48,52 euros).

Dexia (-6,94% à 0,39 euro) n'a pas publié de résultats pour le troisième trimestre mais a chiffré l'impact négatif des cessions et provisions sur la Grèce à 6,2 milliards d'euros.

ArcelorMittal (-3,69% à 14,22 euros) souffrait de l'abaissement par l'agence de notation Standard & Poor's à "négative" de la perspective de la note "BBB-" du groupe.

Legrand chutait de 5,88% à 23,69 euros. Les sociétés d'investissement Wendel et KKR vont céder 9,2% du capital du groupe et en conserveront 5,8% chacun environ.

Enfin, Bouygues (-2,85% à 26,38 euros) subissait un abaissement de recommandation à "vendre", contre "acheter" par Citig

10:59 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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