04/11/2011

PAS D'EUPHORIE,MAIS SOUTENU ...9H33

de DOW JONES...

ACTIONS

 

Les marchés d'actions européens pourraient ouvrir en légère hausse vendredi, dans un climat de prudence, mais la volatilité devrait prédominer, alors que les investisseurs surveillent l'évolution du dossier grec et les discussions au sein du G20 lors du sommet de Cannes.

 

Le Premier ministre grec George Papandréou a annoncé qu'il était prêt à abandonner son projet de référendum sur le plan de sauvetage du pays, un geste qui pourrait permettre d'éviter l'effondrement du dernier plan de la zone euro, forgé la semaine dernière.

 

IG Markets prévoit que le FTSE ouvrira en hausse de 4 points à 5.550 points, tandis que le DAX prendrait 14 points à 6.147 points et le CAC, 5 points à 3.201 points.

 

L'appétit de investisseurs pour les actions s'est renforcé après l'annonce d'un abaissement de 25 points de base du taux d'intérêt directeur de la Banque centrale européenne, à 1,25%. Cette décision était inattendue de la part du nouveau président de la BCE Mario Draghi, qui a tenu jeudi sa première conférence de presse à la tête de la banque centrale. Les marchés d'actions ont bondi sous l'effet de cette annonce, bien que cette hausse ait été limitée par l'avertissement de M.Draghi concernant une légère récession dans la zone euro.

 

Les contrats à terme américains affichent une performance en demi-teinte vendredi, après une clôture positive à Wall Street jeudi.

 

Les marchés d'actions asiatiques ont gagné du terrain, soutenus par les valeurs financières et minières après l'annonce d'un possible abandon du projet de référendum du Premier ministre grec sur le plan de sauvetage du pays et la baisse des taux de la BCE.

 

 
 

 

OBLIGATIONS

 

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance en demi-teinte vendredi, l'annonce inattendue d'un abaissement des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne et l'espoir que l'accord sur la dette grecque soit bien mis en oeuvre insufflant un certain optimisme sur le marché.

 

Le nouveau président de la BCE, Mario Draghi, a rejeté les appels de certains gouvernements qui souhaitaient que la banque centrale s'engage à servir de filet de sécurité à la zone euro en achetant des dettes publiques en grande quantité. Le nouveau patron de la BCE a déclaré que c'était aux pays de mettre de l'ordre dans leurs finances publiques et de maîtriser leurs coûts d'emprunt.

 

"Le fait que la BCE a abaissé son taux d'intérêt montre déjà à quel point elle est préoccupée par les risques qu'entraîne la crise de la dette souveraine pour l'économie", estime Joerg Kraemer, économiste en chef chez Commerzbank.

 

Compte tenu des incertitudes engendrées par la crise de la dette, de nombreux économistes doutent que l'abaissement des taux d'intérêt de la BCE permette de beaucoup aider l'économie.

 

Il y a maintenant plus d'une chance sur deux que la zone euro entre en récession, et les répercussions de la crise de la dette grecque ont déjà touché l'économie dans son ensemble, a déclaré jeudi Yves Mersch, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, lors d'un entretien à la radio luxembourgeoise cité par l'agence de presse Reuters.

 

Les prix des obligations du Trésor américain se replient vendredi. Le marché de la dette publique américaine a chuté jeudi, après un nouveau retournement de situation dans le dossier grec.

 

Le Premier ministre Georges Papandréou, qui posera vendredi la question de confiance au Parlement grec, s'est dit prêt à renoncer à son projet de référendum sur le nouveau plan d'aide à la Grèce, une concession destinée à faciliter la résolution de la grave crise politique que traverse le pays.

 

 
 

 

CHANGES

 

L'euro présente un tableau contrasté vendredi. Les opérateurs et les analystes s'attendent à ce que la monnaie unique reste sous pression, en particulier si l'avertissement du nouveau président de la Banque centrale européenne concernant une "légère récession" avant la fin de l'année se matérialise.

 

Le nouveau patron de la BCE, Mario Draghi, a fait cette prévision après l'annonce d'un abaissement de 25 points de base du taux d'intérêt directeur de la banque centrale, à 1,25%.

 

Cette annonce a fait tomber l'euro sous 1,37 dollar, avant que la devise n'opère un redressement par la suite. Même après la baisse des taux de la BCE, l'attention reste concentrée sur la Grèce, le Premier ministre Georges Papandréou résistant aux appels à sa démission. Parallèlement, le sommet du G20 à Cannes est également le théâtre de discussions concernant les moyens d'empêcher que la crise de la dette fasse vaciller les autres économies fragiles de la région.

 

"L'euro est étonnament résistant", observe John McCarthy, responsable des changes chez ING à New York. Il prédit une évolution de la monnaie unique entre 1,36 et 1,38 dollar.

 

Barclays Capital estime quant à lui que la devise devrait se déprécier vers 1,30 dollar d'ici à la fin de l'année.

 

 
 

 

PETROLE

 

Les cours du pétrole évoluent de façon contrastée vendredi. Ils ont rebondi jeudi, après la décision de la Banque centrale européenne d'abaisser ses taux d'intérêt et l'annonce d'un probable abandon du projet de référendum en Grèce sur le plan de sauvetage européen du pays, indiquent des analystes.

 

A 06h00, le contrat sur le Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre perdait 30 cents, à 110,53 dollars le baril. Vers 07h20, le contrat new-yorkais de référence sur le brut WTI pour livraison en décembre montait de 22 cents, à 94,29 dollars le baril.

 

Victor Shum, analyste chez Purvin and Gertz à Singapour, pense que les marchés pétroliers pourraient recommencer à reculer, car les niveaux de prix actuels ne correspondent pas aux perspectives économiques pour les Etats-Unis et l'Europe.

 

"La cote du Nymex à 94 dollars et celle du Brent au-delà des 110 dollars semblent un peu excessives compte tenu des prévisions économiques moroses en Europe et aux Etats-Unis", selon lui.

 

"Même si le gouvernement grec renonce à son référendum (...), la zone euro n'est en aucune manière hors de danger", prévient-il, citant en particulier la situation critique de l'Italie.

Le G20 finalise un plan d'action pour la croissance :

 

LE G20 FINALISE UN PLAN D'ACTION POUR LA CROISSANCE
LE G20 FINALISE UN PLAN D'ACTION POUR LA CROISSANCE

CANNES, Alpes-Maritimes (Reuters) - Les pays du G20 mettaient jeudi la touche finale à un plan d'action concerté pour tenter de remettre l'économie mondiale sur le chemin d'une croissance durable et équilibrée et discutaient de la possibilité d'augmenter les ressources du FMI pour venir en aide aux pays ébranlés par des chocs économiques.

Selon un projet de communiqué final en date du 2 novembre, ils devraient se mettre d'accord au terme de leur sommet de Cannes sur la nécessité pour les pays à fort déficit de remettre leurs finances d'aplomb et pour ceux qui ont des excédents de doper leur demande intérieure.

Dans le cadre de ce plan, l'Italie, qui est dans l'oeil du cyclone de la crise européenne, promettrait de réduire ses dettes et ses déficits (voir ) pour ramener rapidement sous 120% à partir dans de 2012 son ratio dette publique sur richesse nationale.

"Les pays qui ont un fardeau de la dette excessif doivent immédiatement entamer une consolidation budgétaire. Les pays de la zone euro considérés par les marchés comme des refuges devraient soutenir leur demande et faciliter ainsi la situation de leurs partenaires les plus faibles", a expliqué le président russe Dmitri Medvedev.

Au terme d'une première journée dominée par la crise grecque et son impact sur la zone euro, un consensus semblait en bonne voie en faveur d'une augmentation des ressources du Fonds monétaire international (FMI), qui serait un signal de confiance adressé aux marchés en lui donnant des moyens supplémentaires pour combattre de future crises.

Selon le ministre britannique des Finances George Osborne, un tel débat est en cours mais n'a pas encore abouti. "Je n'ai entendu personne s'opposer à l'idée que nous devrions augmenter les ressources du FMI", a-t-il dit toutefois, en ajoutant que la Chine était elle aussi favorable à une telle démarche.

Le Premier ministre australien, Julia Gillard, a déclaré espérer que le G20 agirait vite. "Il y a une large identité de vues sur la nécessité de financements additionnels (...) Nous travaillerons dessus ce soir et demain", a-t-elle déclaré.

PASSAGES EN BLANC

Si les passages consacrés aux ressources du FMI et aux devises restent en blanc, montrant ainsi que ces questions font toujours débat, le projet de communiqué final est par ailleurs sans vraie surprise.

Face au risque de nouvelles crises, les dirigeants du G20 réfléchissent à une proposition de création d'une nouvelle facilité de crédit à court terme du FMI pour venir en aide à des pays vertueux qui seraient confrontés à des chocs exogènes (). Cette ligne pourrait être actionnée dans des conditions plus souples que les autres instruments du fonds.

Le G20 envisage par ailleurs l'injection de milliards de dollars dans l'économie mondiale par une nouvelle allocation de droits de tirage spéciaux (DTS), l'unité de compte du FMI.

Le président chinois Hu Jintao s'est prononcé pour un élargissement du rôle des DTS, ce qui laisse entendre que la Chine serait favorable à leur émergence comme devise de réserve alternative au dollar.

Le G20 ayant fait de la correction des déséquilibres globaux une de ses priorités, le sommet de Cannes devait être à l'origine l'occasion pour sept de ses membres de présenter des actions pour y remédier : Etats-Unis, Chine, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne et Inde.

Les vingt pays du forum devraient maintenant être mis à contribution, la France réaffirmant par exemple le calendrier de son programme de réduction des déficits publics.

Le projet de communiqué final traduit peu de progrès vers la réforme du système monétaire international, dont la France avait fait une priorité de sa présidence.

Il engage les pays du G20 à oeuvrer pour que le système reflète mieux le poids croissant des économies émergentes sans indication de temps ().

Le G20 s'accorde également sur la nécessité d'ajuster le panier des DTS pour mieux refléter l'évolution des rôles des monnaies - un pas vers une meilleure intégration de monnaies comme le yuan chinois. Mais il ne dit en revanche rien d'une flexibilité accrue des taux de change demandée par les Etats-Unis mais combattue par la Chine.

Catherine Bremer Yann Le Guernigou, édité par Emmanuel Jarry

 

INDICES à 9H35...

BEL 20 * 2124.16 2.27 0.11 %  
AEX * 304.80 0.30 0.10 %  
CAC 40 * 3198.60 3.13 0.10 %  
Euronext 100 * 595.54 0.55 0.09 %  
Next 150 * 1338.36 6.62 0.50 %  
DAX 6151.21 18.03 0.29 %  
FTSE MIB 15977.63 211.47 1.34 %  
IBEX 35 8791.70 79.10 0.91 %  
SMI 5695.28 27.23 0.48 %  
SLI 867.53 5.09 0.59 %  
SPI 5185.29 23.57 0.46 %  
FTSE 100 5574.13 28.49 0.51 %  
Dow Jones * 12044.47 208.43 1.76 %  
Nasdaq 100 2367.71 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2697.97 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 890.83 2.34 0.26 %  
OMX Helsinki 25 2052.67 10.96 0.54 %  
OMX Stockholm 30 983.53 3.75 0.38 %  
OMX Copenhagen 20 364.76 3.40 0.94 %

 

 

09:36 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.