04/11/2011

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Sarkozy salue l'évolution du débat en Grèce sur le référendum

Source : Reuters
03/11/2011 à 19:56 / Mis à jour le 03/11/2011 à 19:56
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Faisant le bilan des premiers travaux du sommet du G20 de Cannes, Nicolas Sarkozy a salué jeudi l'évolution du débat en Grèce sur le référendum à propos de l'aide européenne, qui pourrait déboucher sur son annulation. /Photo prise le 3 novembre 2011/REUTERS/Philippe Wojazer

 

Maritimes (Reuters) - Nicolas Sarkozy a salué jeudi l'évolution du débat en Grèce sur le référendum à propos de l'aide européenne, qui pourrait déboucher sur son annulation.

Faisant le bilan des premiers travaux du sommet du G20 de Cannes, où le sujet occupe le devant de la scène, le président français a souligné à la fois les déclarations de l'opposition grecque et du Premier ministre George Papandréou, dont les gestes seraient selon lui unanimement salués si le débat évoluait favorablement.

"S'agissant de la Grèce, je dirai simplement que les choses progressent", a dit Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse. "Nous suivons bien sûr la situation avec beaucoup d'attention."

"Je crois pouvoir dire que le message qui a été adressé à l'ensemble de la classe politique grecque hier par l'Allemagne et la France a facilité une prise de conscience qui, si elle devait se confirmer, serait saluée unanimement par tout le monde", a-t-il ajouté dans une allusion à ultimatum lancé la veille à la Grèce par l'Allemagne et la France.

"Je n'ai pas à m'insérer dans le débat politique grec qui est bien assez compliqué comme cela, je dirai simplement que nous avons vu avec beaucoup d'intérêt la déclaration des leaders de l'opposition en Grèce indiquant son soutien au plan du 27 octobre", a indiqué Nicolas Sarkozy.

"Et par ailleurs, la déclaration du Premier ministre Papandréou indiquant que le référendum n'était pas une fin en soi, que c'était un moyen, mais que si l'opposition se ralliait au plan du 27 octobre, ce n'était pas forcément utile, c'est une déclaration d'Etat, c'est une déclaration intéressante", a-t-il poursuivi.

Menacé de ne pas obtenir la confiance au Parlement grec, George Papandréou a offert jeudi de dialoguer avec l'opposition et laissé entendre qu'il pourrait renoncer à son projet de référendum qui a suscité la colère de ses partenaires européens.

Le parti conservateur d'opposition Nouvelle Démocratie s'est prononcé pour la formation d'un gouvernement de transition dans l'attente d'élections anticipées et a dit juger inévitable la mise en place de l'accord de sauvetage financier conclu avec l'Union européenne dans la nuit du 26 au 27 octobre.

Si l'opposition accepte de soutenir cet accord au Parlement,

George Papandréou a indiqué lors d'une réunion d'urgence de son gouvernement qu'il pourrait renoncer à son projet de référendum.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yann Le Guernigou

© 2011 Reuter

L'euro continue à se raffermir après le recul de la Grèce sur le référendum :

 

L'euro continuait à se raffermir vendredi toujours porté par l'espoir d'un abandon définitif par la Grèce de son projet controversé d'appeler à un referendum sur le plan d'aide européen.

Vers 07H30 GMT (08H30 à Paris), l'euro valait 1,3828 dollar contre 1,3808 dollar jeudi soir.

Face à la devise nippone, l'euro montait aussi à 107,98 yens contre 107,82 yens jeudi vers 22H00 GMT.

Le dollar était stable face au yen, à 78,08 yens contre 78,07 yens la veille.

Selon les courtiers, les chances d'une nouvelle intervention des autorités japonaises sur le marché pour enrayer la flambée du yen se sont amoindries après celle intervenue lundi qui a permis de faire remonter le dollar.

Les échanges étaient par ailleurs calmes dans l'attente d'un rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis qui doit être publié vendredi en début d'après-midi.

La devise européenne s'est reprise jeudi après les déclarations du Premier ministre grec Georges Papandréou évoquant la possibilité de retirer son projet de référendum qui avait plongé les marchés dans le désarroi en début de semaine.

"L'appétence au risque a resurgi hier soir après que George Papandréou eut indiqué qu'il n'appellerait pas à un referendum sur le plan d'aide à la Grèce, évitant ainsi le risque imminent d'un défaut de paiement consécutif à un éventuel +non+ des votants", a commenté la National Australia Bank.

"Ce qui a également stimulé cette appétence au risque, c'est la baisse surprise des taux de la BCE", dont on espère qu'elle soutiendra la croissance dans la zone euro, toujours selon cette banque.

La BCE a réduit jeudi ses taux d'intérêt d'un quart de point, à 1,25%, contre toute attente, juste après que son nouveau président l'Italien Mario Draghi, eut remplacé Jean-Claude Trichet dans ses fonctions.

Vers 07H30 GMT, la livre britannique reculait face à l'euro à 86,31 pence pour un euro, comme face au billet vert, à 1,6021 dollar.

Le franc suisse reculait face à l'euro à 1,2150 franc suisse pour un euro, et restait stable face au billet vert à 0,8786 franc suisse pour un dollar.

   Cours de vendredi         Cours de jeudi
              07H30 GMT                22H00 GMT
   EUR/USD        1,3828                    1,3808
   EUR/JPY        107,98                    107,82
   EUR/CHF        1,2150                    1,2134
   EUR/GBP        0,8631                    0,8610
   USD/JPY         78,08                     78,07
   USD/CHF        0,8786                    0,8787

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