02/11/2011

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GRECE...ENCORE..

Grèce : consulter le peuple n'est jamais contestable en démocratie

 

Des personnes passent devant le Parlement grrec, le 1er novembre 2011 à Athènes. © AFP  Louisa Gouliamaki
Des personnes passent devant le Parlement grrec, le 1er novembre 2011 à Athènes.
© AFP  Louisa Gouliamaki

Les éditorialistes français se passionnent mercredi pour le dernier épisode de la tragédie grecque - le référendum surprise - , certains adoptant un ton catastrophiste et d'autres insistant sur la légitimité démocratique de la consultation annoncée.

"L?Europe en finira-t-elle un jour avec le poison grec ?", écrit ainsi Gaëtan de Capèle dans le Figaro. L'éditorialiste du quotidien conservateur n'a pas de mots assez durs pour la Grèce, qui selon lui est "entrée par effraction dans la monnaie unique avec des comptes publics falsifiés, réputée pour son laxisme fiscal et son inefficacité administrative". "Désormais, la coupe est pleine" et Athènes "se rapproche à grands pas de la sortie de l?euro.", assure-t-il.

Le Premier ministre grec George Papandreou "fait un pari fou", renchérit l'éditorial du Monde. "Le coup d'éclat d'Athènes...conduit à se demander si la Grèce a bien sa place dans la zone euro."

De nombreux éditorialistes prennent cependant le contre-pied de ces positions proches de celles du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

C'est le cas de Nicolas Demorand qui estime dans Libération: "Papandréou soulève la seule vraie question. Totalement taboue...terrifiante pour ceux qui nous gouvernent...: que pensent les peuples de la brutale cure d?austérité qui va s?abattre sur eux ?."

Michel Guilloux de l'Humanité va dans le même sens en parlant d'un "coup de tonnerre sur l'Olympe libéral" et en citant le communiste Pierre Laurent qui a affirmé que les dirigeants européens "n'aiment pas la démocratie".

Et Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi) de se demander si "le vrai déficit de l'Europe" n'est pas avant tout "un déficit de démocratie".

L'Union européenne "est défiée par l?arme la plus dangereuse qui soit : le vote!", ironise à son tour Olivier Picard (Les Dernières Nouvelles d'Alsace).

"Un référendum, forme la plus aboutie de l'expression du peuple, n'est jamais contestable ni condamnable", martèle Pascal Jalabert dans Le Progrès. "Les critiques d'autres Européens à l'égard du premier ministre du pays qui a inventé la démocratie sont donc aussi vaines que déplacées."

"A priori, consulter le peuple lorsqu'il s'agit de lui faire avaler un bocal de couleuvres relève des règles élémentaires de la démocratie", relève aussi Philippe Waucampt (Le Républicain lorrain).

Daniel Ruiz (La Montagne) voit même en M. Papandreou "enfin un vrai démocrate dans cet aréopage de gouvernants libéraux qui, pour ne pas fâcher les marchés et les agences de notation, font payer à leurs peuples la note de leurs indécisions".

Le G20 invité à agir contre la flambée des prix alimentaires

Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a appelé mardi le G20, dont les dirigeants se réunissent à partir de jeudi à Cannes, à s'attaquer au problème de la volatilité des prix alimentaires qui frappe de plein fouet les pays les plus pauvres.

"Il ne suffit pas de s'occuper des banques et de la dette pour conjurer la crise. Des millions d'êtres humains affamés et mal nourris vivent une crise au quotidien", indique Robert Zoellick dans un communiqué publié à l'avant-veille du sommet. "Le G20 de Cannes peut et doit prendre des mesures pour répondre à leurs besoins", poursuit-il.

L'indice des prix alimentaires de la Banque mondiale a enregistré un repli de 1 % le mois dernier, s'établissant à 5 % de son record de février mais il dépasse encore de 19 % son niveau de septembre 2010.

"La crise alimentaire est loin d'être finie", souligne Zoellick. "Les prix restent volatils et des millions d'êtres humains en subissent toujours les conséquences."

Si les difficultés économiques mondiales atténuent la demande et provoquent un recul des cours alimentaires, leur impact dans les pays en développement sera probablement mitigé, note la Banque mondiale.

Elle met en garde "contre les difficultés que les pays en développement pourraient éprouver pour protéger leurs populations vulnérables, leurs ressources ayant été mises à mal par la crise économique et les programmes de relance".

Selon le rapport trimestriel Food Price Watch de la Banque mondiale, les récentes inondations en Thaïlande, sans précédent depuis 50 ans, pourraient renforcer les incertitudes à court terme, avec des pertes de production estimées entre 16 et 24 %.

L'institution exhorte le G20 à se concentrer sur une stratégie globale de relance de la croissance qui bénéficierait également aux pays les plus pauvres non membres du club du G20.

"Des mesures pour gérer les menaces immédiates à la stabilité financière doivent être conjuguées à des efforts visant à renforcer les bases d'une croissance mondiale", note-t-elle.

Lesley Wroughton, Marine Pennetier pour le service français

© 2011 Reuters

 

INDICES A 10H25..

BEL 20 * 2064.56 5.26 0.26 %  
AEX * 295.55 -0.64 -0.22 %  
CAC 40 * 3082.56 14.23 0.46 %  
Euronext 100 * 576.92 1.34 0.23 %  
Next 150 * 1294.86 5.89 0.46 %  
DAX 5890.19 55.68 0.95 %  
FTSE MIB 15136.12 207.88 1.39 %  
IBEX 35 8615.60 36.00 0.42 %  
SMI 5601.38 12.81 0.23 %  
SLI 851.35 6.14 0.73 %  
SPI 5092.69 15.01 0.30 %  
FTSE 100 5436.29 14.72 0.27 %  
Dow Jones * 11657.96 -297.05 -2.48 %  
Nasdaq 100 2298.37 0.00 0.00 %  
Nasdaq 2606.96 0.00 0.00 %  
OMX Nordic 40 862.04 6.50 0.76 %  
OMX Helsinki 25 1967.56 18.07 0.93 %  
OMX Stockholm 30 956.57 10.71 1.13 %  
OMX Copenhagen 20 354.07 0.42 0.12 %  

10:28 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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