26/10/2011

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Négociations ardues entre banques et Etats pour alléger la dette grecque :

 

Les drapeaux grec et européen flottent à Athènes en octobre 2011. © AFP  Louisa Gouliamaki
Les drapeaux grec et européen flottent à Athènes en octobre 2011.
© AFP  Louisa Gouliamaki

A quelques heures d'un sommet à Bruxelles qui se veut décisif pour la zone euro, les banques se faisaient à l'idée d'une décote plus lourde que prévu sur la dette grecque, dont le niveau était mardi toujours objet d'âpres négociations avec les dirigeants européens.

Afin de soulager Athènes, asphyxiée par une dette colossale d'environ 350 milliards d'euros, les pays de la zone euro se sont mis d'accord la semaine dernière pour exiger des banques des pertes d'au moins 50% sur les obligations d'Etat grecques qu'elles détiennent.

Ils demandent un effort supplémentaire au secteur privé, après les 21% de décote consentis dans le cadre de l'accord du 21 juillet sur un deuxième plan d'aide à la Grèce.

"Les banques veulent voir maintenant quelles incitations on leur propose pour leur faire avaler la pilule", a commenté à l'AFP un diplomate européen. Nature des titres, maturité, garanties: les modalités de la décote ne sont pas encore fixées.

Selon plusieurs sources, l'Institut de la finance internationale (IIF), le lobby mondial des banques, propose une décote volontaire de 40% tandis que les dirigeants européens mettent la barre plus haut, entre 50% et 60%.

Le risque, "si on pousse trop loin la décote, est de pénaliser les comptes des banques", a prévenu Thomas Rocafull, du cabinet Sia Conseil, qui estime qu'une bonne solution "consiste à couper la poire en deux, à 50%".

"Toute la question est de savoir si on pourra encore dire qu'il s'agit d'une restructuration volontaire de la dette grecque", a relevé Pierre Flabbée, analyste de Kepler Capital Markets.

Dans le cas contraire, les CDS seraient déclenchés. Ces contrats d'assurance contre le défaut de remboursement d'une dette sont vendus par les assureurs ou les banques, qui subiraient de nouvelles pertes en cas de déclenchement. Surtout, cela démultiplierait les risques de contagion de la crise à des poids lourds comme l'Italie ou l'Espagne.

"Il y a des limites à ce qui peut être considéré comme volontaire", a ainsi mis en garde lundi le président de l'IIF, Charles Dallara.

Si le principe d'une décote de 50% était adopté, l'impact serait "gérable" pour les banques françaises, premières détentrices étrangères de dette souveraine hellène, assure Pierre Flabbée.

Afin de permettre aux banques d'amortir le choc et de se consolider en vue d'une éventuelle contagion de la crise à d'autres pays de la zone euro, l'UE préconise de relever d'ici mi-2012 le ratio de fonds propres "durs" des établissements bancaires à 9%.

Le montant global de la recapitalisation nécessaire a été fixé autour de 108 milliards d'euros par les Européens, selon des sources diplomatiques. Des fonds que les banques devront trouver elles-mêmes, avant de se tourner ensuite à défaut vers leurs Etats, puis seulement en dernier ressort vers le Fonds de secours européen (FESF).

Dans le cas de la France, la recapitalisation devrait être "de l'ordre d'une dizaine de milliards d'euros, c'est-à-dire inférieure aux résultats de ces mêmes banques, ce qui signifie qu'elles doivent pouvoir se recapitaliser sans avoir besoin de demander l'aide des finances publiques", a assuré mardi le Premier ministre français François Fillon.

Les banques pourraient ainsi puiser dans leurs bénéfices, réduire les bonus ou les dividendes.

Pour les banques allemandes, deuxième plus gros créancier privé étranger de l'Etat grec, les marchés financiers tablent sur un besoin de recapitalisation de 5,5 milliards d'euros environ.

Mais selon plusieurs analystes, la solution à la crise de la dette en zone euro ne passe pas par l'augmentation prévue des fonds propres des banques.

"Ce n'est pas une question de fonds propres mais de confiance des investisseurs et de capacité de refinancement", assure Thomas Rocafull.

 

Copyright © 2011 AFP.

de DOW JONES. . Les actions devraient reculer avant un sommet crucial pour l'Europe  

ACTIONS

Les valeurs européennes devraient ouvrir en baisse mercredi, les investisseurs hésitant à prendre des positions importantes avant l'issue du sommet européen.

Cantor Index prévoit que le FTSE 100 cédera 20 points à l'ouverture, à 5.505 points, tandis que le DAX 30 abandonnerait 24 points, à 6.022 points. Le CAC 40 est attendu en repli de 14 points, à 3.160 points.

"Quelle que soit l'issue des récents débats au sein de la zone euro, il semble très probable que l'élite politique n'aboutira pas à la solution globale d'envergure, qui a été promise à temps pour le sommet du G20 des 3 et 4 novembre à Cannes", estime Lloyds Bank Corporate Markets.

Les contrats à terme de Wall Street progressent mercredi. Les marchés américains ont cédé du terrain mardi en réaction à des résultats d'entreprises mitigés et à la dissipation de l'espoir qu'une solution de poids soit apportée à la crise de la dette européenne.

Au sein de l'indice Dow Jones, 3M a perdu 6,3% mardi après avoir publié des résultats du troisième trimestre inférieurs aux attentes et abaissé ses objectifs annuels.

Les actions ont été affectées mercredi par l'annonce de l'annulation du conseil Ecofin prévu initialement mercredi, même si le sommet européen sur la crise aura bien lieu. Cette annulation renforce la crainte que l'Europe puisse ne pas se mettre d'accord sur un vaste plan de recapitalisation des banques, de renforcement du fonds de sauvetage de la zone euro et de restructuration de la dette grecque.

Les Bourses asiatiques évoluent sur une note contrastée mercredi après l'annulation du conseil Ecofin, tandis que l'or progresse encore en raison de son statut d'actif refuge. A 7h25, l'indice Nikkei cédait à Tokyo 0,1%, à 8.756,21 points.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts devraient débuter la séance en demi-teinte mercredi, alors que les investisseurs attendent l'issue du sommet de l'Union européenne prévu ce jour.

L'annulation de la réunion Ecofin qui devait avoir lieu avant le sommet de l'UE suscite cependant des interrogations quant à la capacité des pays membres à parvenir à résoudre durablement la crise de la dette souveraine.

Les prix des obligations du Trésor américain sont en légère baisse mercredi. Ils ont gagné du terrain mardi, en raison de la crainte que les responsables de la zone euro ne parviennent pas à élaborer un plan d'action ambitieux pour juguler la crise.

Après cinq séances de baisse suscitées par l'espoir d'une solution pour la zone euro, les prix des titres du Trésor américain se sont redressés mardi, car l'optimisme a cédé la place aux doutes à l'approche du sommet de l'UE.

L'attrait croissant des valeurs refuges a provoqué une forte demande lors d'une adjudication de 35 milliards de dollars d'emprunts du Trésor à deux ans.

La forte baisse de l'indice de confiance des ménages du Conference Board, qui est descendu à son plus bas niveau depuis 2009, a alimenté les inquiétudes au sujet de l'économie américaine, ce qui a renforcé le mouvement de hausse des prix des obligations du Trésor.

James Newman, responsable du trading d'emprunts d'Etat américains chez Keefe, Bruyette & Woods Inc. à New York, prévoit que le taux des obligations à dix ans, qui avait atteint en septembre un point bas historique à 1,672%, devrait s'établir entre 2,15% et 2,25% jusqu'à ce que l'on "parvienne à une résolution claire" de la crise de la dette de la zone euro.

 

CHANGES

L'euro fait du surplace mercredi face au dollar et au yen avant un sommet européen très attendu.

Les investisseurs se sont rués sur le yen mardi, l'entraînant vers un nouveau point haut depuis la Seconde Guerre mondiale face au billet vert, en raison d'un regain d'incertitudes sur l'issue du sommet européen consacré à la crise de la dette européenne.

A la veille de cette réunion des chefs d'Etat ou de gouvernement de la zone euro, les marchés ont réagi négativement à l'annulation de la réunion de l'Ecofin, prévue également mercredi, même si le sommet européen lui-même aura bien lieu.

Cette nouvelle a été perçue assez négativement, note John McCarthy, responsable du trading de devises chez ING à New York. Le marché fluctuera en fonction des gros titres au cours des 24 heures qui viennent et les volumes d'échanges devraient être peu nourris. "Les achats seront nombreux autour du seuil de 1,38 dollar pour un euro", estime-t-il.

 

PETROLE

Les prix du pétrole brut ont évolué en demi-teinte pendant les échanges matinaux mercredi en Asie, les opérateurs optant pour la prudence avant le sommet européen, selon des analystes.

A 6h00, le contrat sur le Brent de mer du Nord pour livraison en décembre perdait 14 cents, à 110,78 dollars le baril.

Vers 7h20, le contrat de référence de New York, sur le brut WTI pour livraison en décembre, progressait de 27 cents, à 93,44 dollars le baril.

L'actualité est dominée par le sommet de l'Union européenne qui doit se tenir dans la journée, les dirigeants européens ayant promis de dévoiler des détails plus concrets sur leur plan de sortie de crise, notent des analystes.

"Nous nous tournons vers l'Europe pour avoir des pistes sur l'évolution de la demande [de brut]", explique Jonathan Barratt, directeur de la société de courtage de matières premières Commodity Broking Services à Sydney.

09:30 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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