25/10/2011

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de DOW JONES..

Les actions attendues en repli dans un climat de prudence avant le sommet européen

ACTIONS

Les Bourses européennes devraient commencer la séance en baisse, déprimées par les incertitudes qui continuent d'entourer la résolution de la crise de la dette de la zone euro, et par les résultats décevants publiés par STMicroelectronics et Texas Instruments.

Selon IG Markets, le FTSE devrait céder 23 points à l'ouverture, à 5.525 points, tandis que le DAX devrait abandonner 20 points, à 6.035 points, et le CAC, 14 points, à 3.206 points.

L'humeur des investisseurs a été encore assombrie lundi par la publication de l'indice PMI composite de la zone euro, qui a reculé à 47,2 en octobre, contre 49,1 en septembre.

Les responsables européens semblent néanmoins avoir avancé dans les négociations sur un plan de sortie de crise à l'approche du sommet de mercredi. Ils ont approuvé un plan qui porterait la capacité d'intervention du Fonds européen de stabilité financière à plus de 1.000 milliards d'euros, a déclaré lundi la chancelière allemande Angela Merkel à des parlementaires, selon des personnes ayant assisté à cette réunion.

"Compte tenu des attentes élevées qui sont intégrées dans les cours de Bourse, le marché risque d'être déçu, ce qui déclencherait un mouvement de vente", avertit Mitul Kotecha, stratégiste de Crédit Agricole.

Les contrats à terme sur les valeurs américaines sont en baisse mardi. Wall Street a clôturé en hausse lundi. Le Standard & Poor's 500 a pris 15,94 points, ou 1,29%, à 1.254,19 points. Le Nasdaq Composite s'est adjugé 61,98 points, ou 2,35%, à 2.699,44 points. L'indice ressort en hausse de 1,76% depuis le début de l'année.

L'indice Dow Jones Industrial Average a gagné 104,83 points, ou 0,89%, à 11.913,62 points, inscrivant ainsi sa quatrième hausse en cinq séances. Au sein de l'indice, Caterpillar a signé la plus forte progression, de 5%, à la faveur de chiffres trimestriels meilleurs que prévu et du relèvement de ses objectifs annuels.

Les marchés d'actions asiatiques présentent un tableau contrasté mardi matin. Les investisseurs hésitent à pousser le marché encore plus haut au lendemain d'une solide progression, alors que doit se tenir mercredi une réunion décisive des dirigeants de l'Union européenne qui doit permettre de mettre sur pied un plan d'action pour enrayer la crise de la zone euro.

"C'est la conséquence des solides gains et d'un peu de prudence avant le sommet européen de mercredi. Il y a évidemment de l'optimisme pour l'Europe, mais ça va être leur 14ème réunion de crise en 21 mois", souligne James Rosenberg, conseiller en investissement chez Macquarie Private Wealth en Australie.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir sur une note contrastée mardi, alors que les investisseurs attendent que les dirigeants politiques européens annoncent une solution aux problèmes de dette de la zone euro mercredi.

L'écart de rendement entre les gilts et les Bunds devrait diminuer, avec une forte volatilité du côté des emprunts d'Etat allemands en raison de l'actualité politique, selon RBC. La banque souligne que les gilts devraient également mieux se tenir en raison de la dynamique acheteuse générée par le deuxième programme d'assouplissement quantitatif, ou QE2, de la Banque d'Angleterre.

Si l'issue du sommet européen de mercredi soutient la tendance globale, les Bunds devraient être les principales victimes du mouvement de vente et les gilts auront d'autant plus de raisons de surperformer après le QE2 britannique. Toutefois, RBC prévient que si les dirigeants politiques européens ne parviennent pas à rassurer les marchés, les Bunds bénéficieront d'un mouvement de refuge vers la qualité.

Les obligations d'Etat américaines évoluent peu mardi, après avoir terminé en léger recul lundi dans un climat de prudence avant le sommet européen de mercredi. Les dirigeants européens ont promis que cette réunion déboucherait sur l'élaboration d'un plan d'action complet pour résoudre les problèmes de la zone euro.

La fixation du marché sur l'Europe a conduit presque tous les autres événements qui font généralement bouger le marché à passer inaperçus mardi, y compris les indicateurs économiques et les dernières déclarations des membres de la Réserve fédérale, qui ont laissé entendre qu'il pourrait y avoir un troisième programme d'assouplissement quantitatif.

 

CHANGES

L'euro se maintient dans une fourchette étroite face au dollar mardi, les investisseurs continuant d'espérer que le sommet européen de mercredi débouchera sur un plan concret pour juguler la crise de la dette dans la zone euro.

Selon Barclays Capital, les marchés semblent de plus en plus tabler sur une action décisive à l'issue du sommet de mercredi. Toutefois, "nous restons prudents à l'égard de l'euro et des actifs risqués jusqu'au sommet et au-delà", écrit la banque dans une note à ses clients.

"Les statistiques américaines ont été plutôt bonnes, et il y a eu pas mal de surprises", note Alan Ruskin, stratégiste devises de Deutsche Bank. Il est plus probable que le troisième programme d'assouplissement quantitatif, QE3, soit lancé uniquement dans un environnement où la croissance commence à ralentir, souligne-t-il, mais les déclarations des responsables de la Réserve fédérale sont positives pour les actifs à haut rendement comme les actions et l'euro.

 

PETROLE

Les cours pétroliers présentent un tableau en demi-teinte mardi en Asie, alors que les investisseurs attendent le sommet européen de mercredi sur la crise de la dette dans la région et que les statistiques économiques chinoises soutiennent les marchés, observent des analystes.

A 6h00, le contrat sur le Brent de mer du Nord pour livraison en décembre perdait 44 cents, à 111,01 dollars. Vers 7h20, le contrat de référence de New York sur le brut WTI pour livraison en décembre avançait de 68 cents, à 91,95 dollars le baril.

Les opérateurs restent à l'écart du marché avant le sommet européen de mercredi, explique Nick Trevethan, stratégiste senior pour les matières premières chez ANZ Research à Singapour.

"Il y a un certain attentisme avant le sommet européen de demain. S'ils font des progrès, ce sera très positif pour le marché, mais ils ont tendance à quelque peu décevoir", souligne-t-il.

de REUTERS..

Paris pousse Berlin dans les bras de l'Europe fédérale

Nicolas Sarkozy a certes perdu dimanche une bataille face à Angela Merkel en cédant sur la réforme du fonds de soutien à l'euro et l'évolution des missions de la BCE, mais le temps - et les marchés - pourraient bien lui donner raison à terme.

Car si l'Allemagne a refusé de revenir sur l'un des dogmes de la construction de l'euro - l'interdiction faite à la Banque centrale européenne de financer la dette des Etats -, elle n'en a pas moins accepté de faire un pas de plus dans l'intégration économique et budgétaire en acceptant des garanties accrues pour les dettes des pays en difficulté.

Les bases d'un accord franco-allemand posées pendant le week-end dernier à Bruxelles, qui devrait être entériné par le reste de la zone euro mercredi, prévoient que la puissance de feu du Fonds européen de stabilité financière (FESF) sera démultipliée via un double mécanisme.

D'une part, via une assurance partielle - sans doute à hauteur de 20% - des nouveaux titres de dette émis sur le marché obligataire primaire par les pays de la zone euro qui seraient chahutés sur les marchés.

D'autre part, via un nouveau "véhicule spécial" qui, alimenté par des fonds privés et garanti par le FESF, rachèterait de la dette de ces pays sur le marché secondaire.

Ces mécanismes, qui permettraient de multiplier par dix au maximum la capacité du FESF doté de 440 milliards, resteraient liés à des conditions strictes, selon le voeu allemand, mais ils renforcent encore l'arsenal européen.

D'autant que le FESF, qui peut désormais aussi émettre des lignes de crédit dites flexibles et être utilisé pour recapitaliser les banques, se fondra mi-2012 dans une structure permanente et aux reins plus solides encore : le mécanisme européen de stabilité (MES).

Celui-ci aura statut d'institution internationale et sera doté d'un capital "en dur" de 80 milliards d'euros et d'une réserve de capital "appelable" de 620 milliards d'euros, qui rendront sa transformation en banque et le recours à l'effet de levier à la fois plus facile et plus évident.

ENVIRONNEMENT PLUS PORTEUR

La question de donner accès au MES aux liquidités illimitées de la BCE se reposera donc d'elle-même, avec cette fois un environnement plus porteur.

Les Européens auront entamé une réforme des traités afin de muscler la gouvernance de l'euro et blinder les contrôles sur les Etats les moins orthodoxes sur un plan budgétaire.

La pression des Etats-Unis, des grands émergents, du Fonds monétaire international et des pays hors zone euro, largement favorables aux vues françaises de faire de la BCE le prêteur en dernier ressort de la zone euro, redoublera d'intensité.

Et les marchés auront quant à eux livré leur verdict sur la solution complexe et peu lisible sur laquelle s'est entendue le couple franco-allemand.

"Est-ce qu'une garantie de 20% ou 25% sera suffisante pour convaincre les investisseurs d'acheter les titres des pays concernés ? Est-ce que l'effet de levier sera suffisamment grand pour persuader les marchés que le FESF est à même d'offrir des liquidités à tous les pays de la zone en danger ?", demande Janis Emanouilidis, analyste au think tank European Policy Centre.

Un scepticisme largement partagé dans les cercles européens, où l'on a du mal à se convaincre que le modèle franco-allemand est celui qu'attendaient les marchés.

"Cette dernière soi-disant solution va se casser la figure très très rapidement et, quand ce sera le cas, la note de la France sera abaissée et alors nous serons dans de beaux draps", dit un responsable européen sous couvert d'anonymat.

LES MARCHÉS JUGERONT

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a d'ailleurs laissé la porte ouverte à la question d'une participation de la BCE au processus de réforme du FESF.

"Dire que la BCE n'est impliquée en rien serait aller trop loin", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet des dirigeants de la zone euro, dimanche soir.

A Paris comme à Bruxelles, des diplomates ayant suivi les discussions entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel au cours du week-end s'accordent à penser que la chancelière n'était pas si inflexible qu'elle veut bien le dire publiquement sur l'évolution des missions de la BCE.

Ces diplomates disent par ailleurs que l'idée française est loin d'avoir été remisée au placard et qu'elle fera sa réapparition au premier signe d'aggravation de la crise.

"Au bout du bout, ce sont les marchés qui jugeront. Avoir la BCE en soutien, c'est mieux que le contraire", explique l'un d'entre eux.

"Et le succès de la réponse européenne à la crise repose sur l'intervention de la BCE à un moment ou à un autre. Tout le monde en est convaincu", dit-il encore.

Julien Toyer, avec Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

© 2011 Reuters

 


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