21/10/2011

BONJOUR ET BON WEEK END..

ON TOURNE EN ROND...

Blessing (Commerzbank) appelle la Grèce à se déclarer insolvable :

 

FRANCFORT, 21 octobre (Reuters) - Le président du directoire de Commerzbank CBKG.DE Martin Blessing appelle la Grèce à se déclarer insolvable et à restructurer sa dette.

"Déprécier les bilans des banques n'est pas suffisant", dit-il dans une interview publiée vendredi par le quotidien allemand Bild, estimant qu'il est impossible de soutenir Athènes et d'apaiser les marchés sans réelle restructuration de la dette grecque.

Interrogé sur une contribution des banques sur la base du volontariat, il a répondu : "Cela ne sera sur la base du volontariat que si la Grèce se déclare insolvable."

"Si la 'troïka' (BCE-CE-FMI, ndlr) assure que la prochaine tranche d'aide ne sera pas versée, cela (l'insolvabilité de la Grèce) sera possible."

Sans déclaration d'insolvabilité, il juge que la décote sur les titres obligataires grecs détenus par les banques serait "un poison pour la crédibilité des obligations souveraines des autres pays".

En juillet, banques et assureurs se sont entendus sur une contribution de 50 milliards d'euros à la réduction de la dette grecque via un rachat de dette et un échange de titres, ce qui correspond à une dépréciation de 21%.

Cette décision est désormais perçue comme insuffisante pour restaurer la viabilité de la dette grecque.

Martin Blessing estime par ailleurs que les banques vont probablement avoir besoin de davantage de capitaux pour résister à une insolvabilité de la Grèce et a pressé les gouvernement à déterminer rapidement des règles claires pour les banques.

Il juge qu'un délai de 18 mois accordé aux banques pour atteindre un certain ratio de fonds propres inciterait les banques à réduire leurs activités, ce qui provoquerait une difficulté d'accès au crédit pour les entreprises.

"Tout le monde essaierait de vendre ses titres de dette souveraine plutôt que d'augmenter les fonds propres, ce qui aggraverait la crise."

(Maria Sheahan, Catherine Monin pour le service français, édité par Jean Décotte)

 

ACTIONS

Les valeurs européennes pourraient ouvrir en hausse vendredi et ainsi suivre la reprise opérée par Wall Street jeudi soir. Le chaos entourant les efforts de la zone euro pour juguler la crise de la dette souveraine pourrait toutefois recommencer assez rapidement à peser sur les marchés.

IG Markets prévoit que le FTSE ouvrira en hausse de 32 points, à 5.417 points, tandis que le DAX prendrait 29 points, à 5.796 points, et le CAC, 28 points, à 3.112 points.

"Les investisseurs ne souhaitent pas prendre de positions longues avant le week-end", observe Michael Friis-Jorgensen, analyste senior chez Alm. Brand Markets à Copenhague. Selon lui, si les autorités ne font pas de déclarations positives avant le sommet européen de dimanche, il faut s'attendre à un mouvement de vente vendredi.

Des sources gouvernementales allemandes ont démenti les articles de presse au sujet d'un report du Conseil européen de dimanche, mais ont affirmé que les grandes décisions concernant le Fonds européen de stabilité financière seraient remises à plus tard.

Par ailleurs, Gerry Rice, un porte-parole du Fonds monétaire international a déclaré à la presse jeudi que l'économie mondiale s'assombrissait. Il a également souligné que le FMI n'était pas en désaccord avec ses principaux interlocuteurs européens au sujet de la situation économique en Grèce. La Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI continuent de collaborer "très étroitement et efficacement" au sein de la troïka, a-t-il ajouté.

Les contrats à terme américains sont orientés à la hausse vendredi. La séance a été très volatile jeudi à Wall Street, où les marchés d'actions ont clôturé sur une note contrastée. Pénalisé en début de séance par les informations de presse, ensuite démenties, sur la possibilité d'un report du Conseil européen prévu le 23 octobre, le marché s'est repris à la mi-séance après la promesse de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel d'apporter des réponses à la crise au plus tard mercredi.

Les marchés asiatiques gagnent pour la plupart du terrain vendredi, mais la séance est volatile. Les investisseurs s'accrochent à l'espoir que les Européens apportent dimanche une solution à la crise de la dette souveraine.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les gilts pourraient commencer la séance sur une note contrastée vendredi alors que l'incertitude continue de dominer quant aux progrès à attendre des efforts de la zone euro pour juguler la crise de la dette souveraine.

Les craintes d'une contagion continuent de planer sur la région, et le taux des obligations d'Etat italiennes à dix ans a atteint jeudi son plus haut niveau en deux mois.

Le fonds de secours de la zone euro pourrait lancer la semaine prochaine une émission obligataire à 15 ans d'un montant de 3 milliards d'euros, rapporte vendredi le quotidien allemand Boersen-Zeitung, qui cite des opérateurs. Selon le journal, cette levée de capitaux serait destinée à l'Irlande.

L'indice allemand IFO sera surveillé vendredi, mais selon Michael Friis-Jorgensen, analyste senior chez Alm. Brand Markets, les marchés s'attendent à de mauvaises nouvelles en provenance d'Allemagne, après une nouvelle détérioration de l'indicateur avancé ZEW, qui a reculé en octobre à son plus bas niveau depuis fin 2008.

"Si l'indice IFO réserve une bonne surprise, cela pourrait avoir un impact, mais une mauvaise surprise ne serait pas vraiment surprenante", explique-t-il.

Les prix des obligations du Trésor américain affichent peu de variation vendredi. Les prix des emprunts américains ont globalement terminé en recul jeudi, poussant les rendements à la hausse, à l'issue d'une séance très volatile au cours de laquelle les investisseurs ont largement hésité sur les positions à prendre en raison des informations contradictoires en provenance d'Europe.

Les atermoiements sur la résolution des problèmes de dette souveraine en Europe renforcent à chaque nouveau contretemps la probabilité que la confiance s'érode, note Kevin Giddis, président des marchés de produits de taux chez Morgan Keegan & Co.

"Les taux américains vont rester prisonniers du débat en Europe jusqu'à ce qu'un semblant de plan viable soit approuvé par les acteurs importants - à commencer par l'Allemagne et la France", selon les stratégistes obligataires de CRT Capital Group.

Les responsables de la Réserve fédérale américaine commencent à préparer le terrain pour un nouveau programme d'achats de titres adossés à des prêts hypothécaires MBS, mais il est peu probable qu'ils agissent de façon imminente, rapporte le Wall Street Journal.

 

CHANGES

L'euro se déprécie légèrement face au dollar et aux autres devises vendredi, mais il évolue en fait peu dans l'attente de nouveaux développements dans le dossier de la crise de la dette souveraine de la zone euro.

"Les nouvelles en provenance d'Europe semblent plutôt négatives", observe Greg Gibbs, stratégiste devises chez RBS Global Banking and Markets. "Si le marché s'accroche à l'espoir que le [Fonds européen de stabilité financière] sera sensiblement renforcé par effet de levier, le potentiel de déception la semaine prochaine est énorme, de même que la pression sur les autorités [de l'Union européenne]", explique-t-il.

Le sort de la monnaie unique reste suspendu à l'actualité et la devise évolue au gré des nouvelles positives et négatives concernant le sommet européen du 23 octobre. La devise a ainsi connu quelque répit lorsque la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ont annoncé que les dirigeants de la zone euro concluraient un accord sur un plan complet d'ici mercredi.

L'euro a également reçu un coup de fouet face au dollar après l'approbation de nouvelles mesures d'austérité par le Parlement grec.

Les doutes persistants quant à la conclusion d'un accord en Europe incitent néanmoins la plupart des investisseurs à garder leurs distances avec la monnaie unique, observent des analystes.

 

PETROLE

L'annonce de la mort de Mouammar Kadhafi ne devrait guère faire bouger les prix du pétrole, car les opérateurs sont bien plus préoccupés par le sort du fonds de secours de la zone euro, alors que les investisseurs ajustent leurs positions à l'approche de la saison hivernale dans l'hémisphère Nord, note un opérateur de GS Caltex à Bombay.

Selon Barclays Capital, d'importants problèmes de sécurité demeurent en Libye. "Par conséquent, nous continuons de penser que la Libye peut parvenir à 0,5-0,6 [millions de barils par jour] de production d'ici la fin de l'année, et potentiellement un peu plus au premier trimestre, mais que la route pour retrouver les niveaux d'avant la guerre sera difficile".

Pendant les échanges matinaux, le contrat sur le Brent de mer du Nord gagnait 7 cents, à 109,83 dollars le baril, tandis que le contrat sur le brut WTI du Nymex gagnait 48 cents, à 86,55 dollars le baril.

 

09:47 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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