20/10/2011

ON REBAISSE...(fatigant ..)

ACTIONS

La confusion entourant l'élaboration d'un plan d'action pour résoudre la crise de la dette en Europe assombrit de nouveau l'humeur des investisseurs, ce qui laisse attendre une ouverture dans le rouge des marchés européens jeudi.

Selon Cantor Index, le FTSE devrait ouvrir en baisse de 60 points, à 5.390 points, tandis que le DAX devrait abandonner 64 points, à 5.849 points, et le CAC, 30 points, à 3.127 points.

Alors qu'approche le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens dimanche, la France et l'Allemagne tentent de parvenir à une position commune sur la participation du secteur privé au deuxième plan de sauvetage de la Grèce.

Le président Nicolas Sarkozy a rencontré mercredi la chancelière allemande Angela Merkel, mais la réunion s'est terminée sans aucune déclaration des deux dirigeants. Une source gouvernementale allemande proche du dossier a déclaré à Dow Jones Newswires que les discussions entre Berlin et Paris au sujet de la résolution de la crise de la dette étaient "très sérieuses" et que des progrès avaient été réalisés sur des points importants.

Le ministre des Finances François Baroin a redit mercredi que la France estimait que la meilleure solution pour optimiser la capacité d'intervention du Fonds européen de stabilité financière était de lui accorder une licence bancaire auprès de la Banque centrale européenne, solution à laquelle la BCE et Berlin s'opposent fermement.

Selon une enquête réalisée par Deutsche Bank AG (DB) auprès de 149 intervenants du marché, 60% des personnées interrogées s'attendent ce que les résultats du sommet européen de dimanche soient décevants.

Les contrats à terme sur les valeurs américaines sont en baisse jeudi. Wall Street a clôturé dans le rouge mercredi, le tableau peu encourageant de la situation économique des Etats-Unis dressé par la Réserve fédérale dans son Livre Beige ayant accentué le pessimisme suscité par les résultats trimestriels décevants d'Apple Inc. (AAPL). L'indice Dow Jones Industrial Average a passé une grande partie de la séance en territoire positif, mais s'est replié après la publication du Livre Beige de la Fed.

En arrière-plan, les problèmes de la zone euro ont également continué d'assombrir l'humeur des investisseurs. Selon Mark Masterson, de HighTower, le marché s'attend maintenant à un plan de 2.000 milliards d'euros pour la zone euro, car cela a été évoqué, et risque donc d'être déçu.

La plupart des marchés d'actions asiatiques ont fléchi jeudi, en raison des doutes entourant la capacité de l'Europe à mettre sur pied des solutions crédibles à la crise de la dette souveraine de la zone euro. Les valeurs des exportateurs ont perdu du terrain à la Bourse de Tokyo.

 

OBLIGATIONS

Les Bunds et les Gilts pourraient regagner les faveurs du marché et débuter la séance dans le vert jeudi, sur fond de confusion quant à la façon dont la zone euro compte s'y prendre pour régler ses crises de la dette souveraine et bancaire.

Les changements d'humeur des investisseurs se traduisent par une certaine volatilité, qui décourage bon nombre d'intervenants de prendre de nouvelles positions importantes. Dans ce contexte, les investisseurs devraient rester à l'écart du marché avant le sommet européen de dimanche.

Les obligations d'Etat américaines sont orientées à la baisse jeudi. Les incertitudes liées à la zone euro ont profité aux emprunts d'Etat américains mercredi en engendrant un mouvement de refuge vers la sécurité.

Selon Thomas Roth, responsable du trading d'obligations américaines chez Mitsubishi UFJ Securities (USA), la volatilité devrait se poursuivre sur les marchés financiers, tandis que de nombreux opérateurs et investisseurs évitent de prendre des positions trop importantes sur les emprunts d'Etat en raison des incertitudes actuelles. Cette situation engendre en retour encore plus de volatilité, selon lui.

 

CHANGES

L'euro continue de s'affaiblir face au dollar, tandis que les dirigeants européens tentent de se mettre d'accord sur le rôle du fonds de secours de la zone euro. Selon John McCarthy, responsable du trading de devises chez ING à New York, la cacophonie au sujet du Fonds européen de stabilité financière est préjudiciable.

Selon des observateurs, les incertitudes prolongées au sujet de la dette souveraine de la zone euro compromettent les perspectives de croissance à long terme de la région.

UBS table sur un recul de l'euro dans une fourchette de 1,20 à 1,30 dollar d'ici la fin de l'année. Barclays Capital prévoit que la monnaie unique descendra à 1,25 dollar d'ici trois mois.

"Compte tenu des évènements, l'euro est trop fort", estime Madelynn Matlock, directrice des investissements internationaux chez Huntington Financial Advisors. "Plus [la crise de la dette] traîne en longueur, plus il est probable qu'elle perturbe les économies du noyau dur" de la zone euro, explique-t-elle.

 

PETROLE

Les contrats à terme sur le brut du Nymex se sont légèrement repliés jeudi pendant les échanges matinaux en Asie, dans le sillage de la performance négative des marchés d'actions asiatiques. Bien que s'inscrivant en hausse, le Brent a perdu une partie de ses gains initiaux.

En l'absence d'événement majeur pendant la séance en Asie, l'incertitude à l'égard de la crise de la dette souveraine de la zone euro continue d'affecter le marché, et le contrat de décembre du Nymex pourrait tomber vers 85 dollars le baril aujourd'hui, puis 83,40 dollar au cours des prochaines séances, observe l'analyste Tom Pawlicki, chez MF Global.

T.Pawlicki cite également comme élément négatif le sombre tableau de l'économie américaine peint par la Réserve fédérale et le ralentissement de la croissance économique chinoise.

A 6h00, le contrat de décembre sur le Brent coté à l'ICE de Londres gagnait 25 cents, à 108,64 dollars le baril. Vers 7h20, le contrat de novembre sur le brut du New York Mercantile Exchange, qui doit expirer dans la journée, perdait 64 cents, à 85,47 dollars le baril. Le contrat de décembre cédait 68 cents, à 85,61 dollars le baril.

EVENEMENET..HEUREUX.

L'Elysée a confirmé jeudi via Twitter la naissance d'une petite fille chez Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, née mercredi soir dans une clinique du XVIe arrondissement de Paris.

Le prénom de l'enfant n'a pas été révélé.

"Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du chef de l'Etat, a donné naissance à une petite fille mercredi soir à la clinique de La Muette", peut-on lire sur le compte sarkozy_2012.

Selon des témoins, le président n'a pas assisté à l'accouchement mais il s'est rendu à la clinique avant et après, le temps d'un voyage éclair à Francfort, en Allemagne, pour une réunion sur la crise de la zone euro.

Nicolas Sarkozy a déjà trois fils (Pierre, né en 1985, Jean, né en 1986 et Louis, né en 1997).

Il a épousé en troisième noce l'ex-mannequin Carla Bruni, aujourd'hui auteur-compositeur-interprète, en février 2008.

L'épouse du chef de l'Etat avait confirmé en juillet sa grossesse, évoquée par les médias depuis plusieurs mois et objet de rumeurs sur internet, évoquant un bonheur "inattendu et inespéré". Elle a affirmé qu'elle n'exposerait pas son enfant dans les médias.

Carla Bruni-Sarkozy est déjà mère d'un garçon de dix ans, Aurélien, né de sa relation avec le philosophe Raphaël Enthoven.

Bruxelles présente son nouvel arsenal pour encadrer les marchés

Source : Reuters
20/10/2011 à 07:48 / Mis à jour le 20/10/2011 à 07:58
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© EP2007

La Commission européenne donne jeudi, avec la révision des directives sur les marchés d'instruments financiers (MIF) et sur les abus de marchés (MAD), le coup d'envoi à un automne extrêmement chargé en matière de régulation du secteur de la finance.

Parmi les autres textes qui seront publiés dans les semaines qui viennent figurent la troisième mouture de la réglementation des agences de notation, un cadre européen pour la gestion des faillites bancaires ou l'encadrement plus étroit de l'activité d'audit, sans oublier les négociations en cours sur les produits dérivés et la transposition en droit européen des accords dits de Bâle III sur les fonds propres des banques.

Les nouvelles règles sur les marchés d'instruments financiers couvrent à la fois les activités des banques en matière de courtage, conseil, négociation, gestion de portefeuille et services de souscription.

Elles réglementent également le fonctionnement des bourses traditionnelles et des autres plateformes de négociation - aussi appelés "systèmes multilatéraux de négociation".

Les règles en matière d'abus de marché s'attaquent quant à elles aux cas de délits d'initiés et de manipulation de marchés.

Désireuse de sévir envers ces pratiques, la Commission propose notamment un cadre non contraignant invitant les Etats membres à intégrer des sanctions criminelles dans leurs législations nationales pour les personnes se rendant coupables de tels abus.

Dans un communiqué, le commissaire en charge du Marché intérieur, Michel Barnier, a insisté sur le fait que ces législations répondaient aux évolutions des marchés ces dernières années.

"Les marchés financiers doivent travailler pour l'économie réelle et non l'inverse (...) La crise a montré que certaines activités et certains produits financiers ont atteint un degré de complexité et d'opacité tel que des changements sont devenus indispensables", a-t-il dit.

ÉVOLUTION DES MARCHÉS

Voici une liste des principales propositions contenues dans ces textes :

* En dehors des systèmes multilatéraux de négociation et des marchés réglementés, les "systèmes organisés de négociation", où s'échangent notamment des contrats dérivés standardisés, seront désormais couverts par la réglementation européenne.

* Le trading algorithmique et celui à haute fréquence seront mieux encadrés afin de prendre en compte le risque systémique qu'ils représentent.

* le texte sur les marchés d'instruments financiers cherchera également à accroître la transparence des activités de négociation sur les marchés d'actions, y compris sur les "dark pools". Les marchés obligataires et de dérivés devront eux-aussi répondre à des règles de transparence accrues.

* L'encadrement et la surveillance des marchés de dérivés sur matières premières seront accrus. En coordination avec le nouveau superviseur européen des marchés, les superviseurs nationaux pourront interdire certains produits lorsqu'ils portent atteinte à la protection des investisseurs, à la stabilité financière ou au bon fonctionnement des marchés. Les opérateurs auront une obligation de déclaration de leurs positions et des limites de positions pourront être introduites en cas de perturbation des marchés.

* Les règles en matière de gestion de portefeuille, de conseil en investissement et d'offres de produits financiers complexes sont aussi renforcées.

* En matière d'abus de marchés, la nouvelle réglementation cherche elle-aussi à s'adapter à l'évolution récente des marchés en couvrant désormais les instruments échangés sur des plateformes alternatives et de gré à gré.

* Les régulateurs auront un accès accru à l'information nécessaire pour détecter et punir les abus de marchés. Ces derniers auront pourront exiger la communication de données de la part des opérateurs télécoms et avoir accès à des édifices ou des documents privés lorsqu'ils suspectent un abus de marché.

* Enfin, l'arsenal de sanctions est lui-aussi revu à la hausse. Les amendes ne pourront plus être inférieures au bénéfice obtenu de l'abus de marché et pourront aller jusqu'à deux fois cette somme. La Commission propose aussi d'harmoniser les sanctions nationales en la matière en les criminalisant dans les pays où elles ne sont pas considérées comme tel.

Julien Toyer, édité par Benoît Van Overstraeten

© 2011 Reuters

09:10 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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