20/10/2011

BONSOIR...

de l'INVESTISSEUR...

Du rouge à nouveau

Net retour de manivelle à nouveau sur les marchés européens. Et de meilleures nouvelles économiques Outre-Atlantique (indice Philly Fed en hausse pour la 1ère fois en trois mois) n'y changent rien. La crise d'endettement en Europe fait toujours peur. Le sommet européen de la dernière chance pourrait être selon le marché une mesure pour rien. Les politiciens européens tergiversent sur les mesures qui s'imposent pour mettre un terme à l'eurocrise. Les banques et les assureurs sont en première ligne de tir et précipitent l'Eurostoxx 50 plus bas. La plus forte baisse est à mettre au compte de KBC (-7,9%) tandis que Nokia se distingue avec un gain de 4,5%. Akzo Nobel progresse de 1,7% en finale et Alcatel Lucent (+0,2%) peut profiter des chiffres favorables d'Ericsson. Et si le Bel 20 (-1,7%) s'en tire relativement mieux que ses pairs européens c'est grâce à Umicore (+3,4%). Sur le marché élargi, Deceuninck subit une sérieuse raclée et cède 7,6%. Exmar (+5,6%) profite de bonnes nouvelles pour le transport du gaz dans le secteur.

Après deux heures de transactions, le Dow Jones s'affaise légèrement de 0,7%. L'indice technologique Nasdaq doit par contre céder plus de terrain (-1,3%), surtout suite au malaise parmi les producteurs de pc. Dell dévisse ainsi de 7% et Polycom doit même lâcher un tiers de sa capitalisation boursière.

La Bourse de Paris finit en baisse, envahie par les doutes sur le sommet européen :

 

Le palais Brongniart, l'ancienne Bourse de Paris © AFP/Archives  Joël Saget
Le palais Brongniart, l'ancienne Bourse de Paris
© AFP/Archives  Joël Saget

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse jeudi, envahie par le doute à l'approche du sommet européen de dimanche, crucial aux yeux des investisseurs pour endiguer la crise de la dette en zone euro.

Le CAC 40 a cédé 2,32% à 3.084,07 points dans un volume d'échanges de 3,440 milliards d'euros.

La défiance a été de mise sur l'ensemble des places européennes. Francfort a abandonné 2,49%, Londres 1,21%, Milan 3,78% et l'Eurostoxx 50 2,50%.

"Les inquiétudes sur la capacité des Européens à dégager un accord fort" plombent le marché, notent les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC.

La rencontre mercredi entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel n'a donné lieu à aucune déclaration, laissant la porte ouverte à de nombreuses incertitudes quant aux mesures qui pourraient être annoncées dimanche.

Paris et Berlin restent pour l'instant divisés sur les modalités permettant de renforcer le Fonds européen de stabilité financière (FESF), un instrument-clé pour enrayer les risques de contagion de la crise à l'ensemble de l'Union monétaire.

Sur ce point, "il n'y a pas de proposition commune" européenne pour le moment, a reconnu le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.

Les indicateurs publiés outre-Atlantique pendant la séance sont ressortis mitigés et n'ont pas permis de redresser la tendance.

Le mouvement de baisse des nouvelles inscriptions au chômage entamé aux Etats-Unis à la mi-septembre semble certes se confirmer et l'activité manufacturière de la région de Philadelphie (Nord-Est des Etats Unis) est repartie à la hausse après deux mois de baisse.

Mais, les risques d'un retour de l'économie américaine à la récession dans les mois qui viennent restent d'environ 50%, selon l'institut Conference Board. L'immobilier demeure le talon d'Achille de la première économie mondiale avec un nouveau recul des ventes de logements anciens en septembre.

Jeudi soir, la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed) avait déjà dressé un bilan assez pessimiste de l?économie américaine dans son Livre beige, indiquant que les perspectives des entreprises semblaient s?assombrir à cause des craintes croissantes sur la consommation des ménages.

"Un choc de confiance est de plus en plus urgent en provenance des autorités politiques pour permettre aux acteurs économiques de sortir de ce marasme", ont estimé les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC.

Du côté des valeurs, le secteur bancaire a été la première victime des atermoiements européens. Société Générale a lâché 7,63% à 17,96 euros, Crédit Agricole 6,67% à 4,66 euros et BNP Paribas 5,84% à 29,92 euros.

Schneider Electric a abandonné 7,61% à 41,22 euros, lourdement sanctionné par les investisseurs pour avoir revu à la baisse sa prévision de rentabilité sur l'année, alors même que ses attentes en terme de croissance restent inchangées.

Publicis a perdu 5,29% à 33,05 euros. Le groupe redoute un ralentissement de son activité en fin d'année, après une progression de 7,5% de ses ventes au troisième trimestre.

Vallourec a reculé de 4,42% à 42,30 euros, affecté par la décision du courtier Crédit Suisse de ramener son objectif de cours sur le titre à 60 euros contre 100 auparavant, selon une source de marché.

Hors CAC 40, Gemalto (cartes à puce) a chuté de 4,89% à 31,90 euros après une publication décevante faisant état d'une stagnation de son chiffre d'affaires au troisième trimestre à 490 millions d'euros sur un an.

Rémy Cointreau a finit sur une baisse de 4,03% à 56,69 euros malgré une progression de 7,4% de son chiffre d'affaires trimestriel.

18:51 Écrit par swingteam-cc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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